POUSSIÈRES
caniquement et chimiquement, ]);u' les substances minérales employées pour les couleurs.
Les peintures faites à la colle ou les papiers veloutés sont faits avec des couleurs qui renferment quelquefois des substances minérales (orpiment, vermillon, minium, céruse, vert arsenicale de Sclieele) ; ces couleurs se détachent par la dessiccation ou le frottement et remplissent l'air de poussières.
On découvre toutes ces poussières, de même que des spores de végétaux, des germes d'infusoires, etc., à l'aide du microscope, dans les corps poreux (coton, asbeste), à travers lesquels on a fait passer l'air à l'aide d'un appareil aspirateur.
B. Les poussières sablonneuses qui pénètrent dans l'arrière-gorge et dans les narines restent adhérentes aux muqueuses et y déterminent un sentiment d'âcreté et d'irritation qui provoque la sécrétion d'un mucus épais, collant, dont on cherche à se débarrasser en toussaillant, en raclant. Les personnes qui ont passé la soirée près d'une lampe qui chai^bonne ou dans un salon où la grande quantité de monde réuni remplit l'air d'acide carbonique et empêche la combustion parfaite des bougies, rendent souvent le lendemain matin de petits crachats, grisâtres ou noirâtres, à cause des particules charbonneuses qui ont pénétré dans les voies respiratoires. Si cette aspiration se répète souvent, il se déclare des lai7ngites et des bronchites, parfois très-persistantes»
m MANUEL DE L'HYGIÈNE DE LA VOIX.
Les accidents sont plus graves, lorsque les poussières proviennent des substances minérales. Les amas accumulés sur les muqueuses pliaryngo-laryngécs et les noyaux formés à l'intérieur des poumons sont la cause d'inflammations plus ou moins étendues qui finissent souvent par déterminer des ulcérations et des cavernes. La voix est altérée, couverte et peut se perdre tout à fait. Les poussières végétales sont moins nuisibles; l'aspiration du tan est réputée favorable aux organes respiratoires, de même que celle du nouanimal (Yoy Comp.chim. de terrain, profession).
C. Une règle générale, et dont tout le monde comprend l'impérieuse application, c'est de se soustraire à. l'action des poussières. Il faut avant tout éviter d'aspirer les poussières. On garantit la bouche et les narines, on tourne le dos au nuage de sable, on cherche un abri, on quitte l'atelier, etc.
Si toutefois on a aspiré une quantité plus ou moins considérable de poussière, on se gargarise immédiatement avec de l'eau pure et l'on eu renifle également. Mais on évitera de toussailler et de racler; on ne ferait qu'augmenter l'irritation, sans obtenir le résultat désiré. La sécrétion muqueuse qui s'établit à la suite de l'irritation déterminée ramène et expulse d'elle-même peu à peu les poussières.