‹ Hygiene de la voix parlée ou chantéeChapitre 76 sur 107 · POUR LE TRAITEMENT DES AFFECTIONS DE LA VOIX · texte numérisé non relu

POUR LE TRAITEMENT DES AFFECTIONS DE LA VOIX

Les médicaments diffèrent par leur nature, c'est-à-dire par l'effet qu'ils produisent sur l'organisation. On distingue, de cette manière, les médicaments calmants, toniques, stimulants, évacuants, etc. Leur emploi constitue le traitement, qui peut être général ou local.

Le TRAITEMENT GÉNÉRAL a pour but d'agir sur l'organisation entière pour amener la guérison de l'affection pharyngo- laryngée . Il est mieme, lorsque- Ics médicaments pénètrent dans l'estomac ; externe dans l'application sur la peau de révulsifs, de l'eau froide sous forme de bains, de douches, du drap mouillé, etc.

Le TRAITEMENT LOCAL consistc daus l'application directe, toute topique, des médicaments sur les organes pharyngo-laryngés. Il se fait à l'intérieur, lorsqu'on agit sur les muqueuses mêmes; à l'extérieur, lorsque les médicaments sont appliqués sur le cou, le plus souvent à sa partie antérieure.

Les médicaments employés dans le traitement

local interne sont des substances solides ou fluides. Le procédé de l'application varie suivant la consistance du médicament. Les substances solides sont concrètes pour la cautérisation, pulvérulentes dans l'insufflation; les fluides liquides sont employés enbadigeounage, injection, irrigation nasopharyngée, bains locaux, gargarismes. Les fluides pulvéï isés sont produits à l'aide d'appareils pulvérisateurs ; les fluides élastiques (ou vapeurs) constituent la méthode des fumigations.

On peut appliquer dans le trailemenl local externe des substances solides (vésicatoires, sinapismes, etc.), ou liquides; on peut aussi placer devant la bouche des instruments propres à modifier les caractères physiques de l'air (respirateur).

Nous donnerons, dans les pages suivantes, les détails nécessaires sur ces divers moyens thérapeutiques, en suivant l'ordre alphabétique que nous avons pensé être le plus pratique.

Acide ciiromique. — V. Bacligeonnage, Caulérisalion.

Acide piiénique cristallisé. — V. Badigeonnage, Fumigation.

Acides. — V. Astringents, Boissons acidulées.

Affusions. — V. Douches d'eau froide.

Albumineuses (substances). — V. Émollients.

Alun. — V. Astringents, Cautérisation, Collutoires.

Amers (médicaments). — Y. Toniques.

Amidons. — V. Émollients.

Ammoniac. — V. Inhalations, Stimulants, Sudorifiques.

Antiphlogistiques (médicaments). — Moyens propres à combattre l'inflammalion ou mieux toute disposition inflammatoire; ils sont de deux sortes : chirurgicaux, tels que saignées, sangsues, vésicatoircs, etc., ou pharmaceutiques : médicaments émollients, mucilagineux, acidulés, narcotiques, purgatifs, sudorifiques, rafraîchissants.

Antispasmodiques (médicaments). — Substances employées à combattre les troubles nerveux, depuis le simple élat d'inquiétude, d'agacement, de sulTocation, etc., jusqu'aux contractions involontaires et convulsives des muscles.

l'OIlMULAIlii':

A. Plantes aromatiques (V. Tisanes).

En infusion, et leurs eaux distillées et spiritueuses ; — tilleul, oranger, valériane, menthe, mélisse.

Fleurs de tilleul, (leurs Eau 1000 gr.

d'oranger, de chaque, i gr. Ajoutez ;

Faites infuser dans : Sirop de sucre. . GO gr.

Fleurs de tilleul, camomille, feuilles d'oranger, de

chaque ^ g''-

Faites infuser dans :

Eau -. 1000 gr.

Passez el ajoulez :

. Sirop de sucre. . 100 gr.

Une petite lasse toutes les demi-heures, à laquelle on peut ajouter quelques gouttes d'élher.

Valériane. . . . i-^O gr.

Faites infuser pendant u:ui

heure dans un litre d'eau houillante.

Eau de mélisse des Carmes i- gr.

Tisane. . . . 100-150 gr.

Eau de laurier - cerise 10 gr.

Tisane 150 gr.

T!. Camphre.

Page 1