Papier nitré, brûlé dans la chambre
3. Cônes composés de poudres médicamenteuses, et brûlant à la manière des pastilles du sérail.
Injections. — On peut porter le liquide dans la cavité buccale ou nasale à l'aide d'une seringue en verre à laquelle on adapte une canule, droite ou recourbée, et terminée en olive.
Le malade se place sur une chaise, ayant la tête penchée en arrière, une cuvette sous le menton , puis il introduit dans l'une ou l'autre narine la canule de la seringue placée horizontalement; le piston est ensuite pressé doucement. On évitera les mouvements brusques dans lesquels la canule pourrait écorcher la muqueuse.
On peut aussi faire pénétrer les liquides dans les fosses nasales par le reniflement ; mais les solutions ne sont pas portées aussi loin que lorsqu'on emploie un instrument. Des résultats plus complets sont obtenus à l'aide de Virrigaleur naso-pliaryngien. — V. ce mot.
1. Émollients, sédatifs. Décoction émolliente, avec tête de pavot.
2. Astringents, toniques. Sel commun ou acide phénique, au 100» jusqu'au 500^
Insufflation. — Des substances pulvéï^ulentes impalpables peuvent être lancée sur la muqueuse des organes de la voix par l'aspiration, par l'insufflation ou par la respii^ation dans une atmosphère chargée de poussières. Delà les tubes à aspiration, les iusufflateurs et lespoudroyeui^s.
Les tubes à aspiration sont de& tuyaux déplume, une carte roulée, un tube de veiTC, etc. On charge l'extrémité antérieure avec une petite quantité de la poudre et on la bouche ensuite avec le doigt; l'autre extrémité du tube est placée dans la bouche ; puis on ferme les lèvres et l'on retire le doigt au moment de l'aspiration. Suivant que l'inspiration est plus ou moins profonde, la poudre pénètre plus au moins pi^ofondémcnt. L'aspiration faite avec un tube droit fait arriver la'poudre surlaparoi pharyngienne ; un tube recourbé, qui s'applique sur lalan-
giic et dépasse l'épiglotte, fait pénétrer la poudre dans le larynx.
Vinsufflateur est un tube diversement recourbé, qui porte îi l'extrémité antérieure une poire de caoutchouc dont la compression, au moment de l'inspiration, projette la poudre.
Si la poudre se répand à l'intérieur du larynx, il s'ensuit toujours un chatouillement et une irritation qui déterminent de la toux suivie d'expectoration; portées dans l'arrière-gorge, elles engagent le malade à faire des mouvements répétés de déglutition. Ces mouvements involontaires, à savoir la toux et la déglutition, et surtout l'insufflation mal faite peuvent faire pénétrer les substances pulvérulentes par l'œsophage dans l'estomac, d'où peut résulter une altération de la santé générale. Aussi, lorsque l'insufflation n'est pas faite à l'aide du laryngoscope, doit-on être prudent dans le choix despoudres et s'abstenir par exemple du sulfate de zinc, de l'acétate de plomb, etc.
L'aspiration de poudres répandues dans l'air peut se faire partout ; il suffit de secouer ou de battre avec des baguettes un sac dont les mailles donnent passage à la poudre ; on peut aussi employer des instruments particuliers appelés 'poudroyeurs. La prise, c'est-à-dire l'aspiration de poudres par le nez, est basée sur le même principe.
Les médicaments employés sont des poudres as-
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Lringonics, narcotiques, caustiques, etc., pures ou mélangées à du sucre, cnproportions variables.
1 . Caustiques : nitrate d'argent ci'istalli.sé, au 50" jusqu'au 5°.
2. Astringents : alun, tannin, borax, acide pliéniqiic ; avec une à cinq parties de sucre.