SÉNATEUR , CHARGÉ DE L’ADMINISTRATION DU DÉPARTEMENT DU RHONE
Monsieur le Sénateur,
Nous avons l’honneur de vous adresser le compte-rendu des travaux du Conseil d’hygiène publique et de salubrité du département du Rhône, pendant la période renfermée entre le 1er janvier 1851 et le 31 décembre 1859.
Nous avons cru devoir le faire précéder d’une étude sur la ville de Lyon et les heureuses transformations qu’elle a subies depuis le commencement du siècle, et qui sous
votre habile administration ont pris des proportions si grandioses qu’elles en ont opéré la complète régénération et fait ainsi de la ville de France la plus mal dotée, peutêtre, sous le rapport hygiénique, l’une des plus belles et des plus salubres de l’Empire.
Cette première partie de notre travail traite également au même point de vue des établissements publics et aborde quelques questions d’hygiène générale.
La seconde partie est la plus importante en ce qu’elle s’occupe des nombreuses et diverses industries qui ont pris une si rapide extension dans notre cité et de leur règlementation relativement à la salubrité publique, aux incommodités et aux dangers inhérents à quelques unes, toutes choses sur lesquelles votre Conseil d’hygiène a été consulté. Nous y passons en revue près de 1400 rapports dont l’ensemble peut être considéré comme formant le tableau complet de l’industrie du département. Les plus importants de ces rapports ont été reproduits intégralement dans ce compte-rendu, d’autres ont été groupés et analysés, beaucoup ont dû être passés sous silence en raison du peu d’intérêt qui s’attachait à leur objet.
Dans le choix des travaux que nous vous présentons, dans leur arrangement méthodique nous n’avons eu qu’un but, qu’une pensée, concourir à l’établissement, et aux progrès de la science en lui apportant les matériaux qui résultent de nos consciencieuses observations.
Nous serons heureux, Monsieur le Sénateur, si vous jugez que nous avons répondu comme vous aviez droit de l’espérer a l’appel que vous avez fait à notre zèle et à notre dévoûment.
Veuillez agréer, Monsieur le Sénateur, l’expression de nos sentiments les plus respectueux.
Rougi er,
Vice-Président.
A. Glénard,
Secrétaire.
Lyon, le 25 août 1860.