‹ Hygiène de LyonChapitre 10 sur 62 · MÉDECINS CORRESPONDANTS · texte numérisé non relu

MÉDECINS CORRESPONDANTS

Lyon, le 28 février 1852.

3Ionsieur le Préfet,

Pour atteindre le but que s’est proposé le Gouvernement dans l’institution des Conseils d hygiène publique et de salubrité , il est indispensable que ces Conseils aient loulc leur liberté et surtout leur possibilité d’action pour obtenir tous les renseignements dont ils ont besoin, afin de s'éclairer sur les diverses questions qui leur sont soumises et qui doivent faire la base de leurs comptes-rendus.

Les instructions ministérielles demandent aux Conseils d’hygiène, de réunir cl de coordonner les documents relatifs à la mortalité et à ses causes, à la topographie, à la statistique des naissances et des décès , aux épidémies et aux épizooties, à la propagation de la vaccine, à toutes les causes d’insalubrité existant dans chaque localité, etc., etc. Il est évident que lotis ces renseignements ne peuvent nous cire donnés que par les médecins de ces localités, cl que jusqu’à présent nous n avons pu les recevoir que d’une manière officieuse , c’est-à-dire, souvent inexacte et irrégulière.

Je pense que ces communications avec le Conseil, doivent ctre officielles et elles le deviendront, 31. le Préfet, si vous vou'cz faire usage de la faculté que vous laisse la circulaire ministérielle

(n° 13, Paris, 3 mai 1851) dans laquelle il est dit : « Il pourrait « y avoir plus d’avantage à désigner au lieu de comité, dans « chaque commune, un correspondant unique qui serait chargé « de rendre compte de l’exécution des mesures d’assainissement « et de transmettre aux Commissions cantonales et aux Conseils « d’arrondissement, tous les renseignements qui pourraient in- « téresser la santé publique. »

Suivre à la lettre ces instructions serait, je le crois, multiplier inutilement les rouages et occasionner des lenteurs inévitables ; il me paraîtrait suffisant de nommer, dans chaque canton, un médecin qui correspondrait avec le Conseil d’hygiène de Lyon. On enverrait à chacun d’eux, un exemplaire des instructions du Comité consultatif d’hygiène publique, afin qu’ils pussent voir la part qu’ils doivent prendre à ce travail pour ce qui concerne la localité qu’ils habitent.

. Je pense aussi et je vous soumets cette idée, M. le Préfet, qu’il conviendrait que les choix de l’Administration portassent sur les médecins déjà attachés au service des vaccinations gratuites. Cette nomination doublerait leur zèle en multipliant leurs points de contact avec l’autorité qui apprécierait leur dévoûment.

En conséquence de ce qui précède, j’ai l’honneur, M. le Préfet, de vous proposer de prendre un arrêté qui nomme membres correspondants du Conseil d’hygiène publique et de salubrité de l’arrondissement de Lyon, les médecins dont les noms sont portés dans le tableau ci-annexé.

Veuillez agréer, M. le Préfet, l’expression de mon profond respect.

Rougier,

Vice-Président du Conseil d’hygiène et de salubrité de l’arrondissement de Lyon.

Cette démarche eut un plein succès et peu de jours après, le Conseil reçut, en même temps, la réponse de M. le Préfet avec l’arrêté conforme à ses indications.

A Monsieur le Vice-Président du Conseil d’hygiène publique et

de salubrité, à Lyon.

Lyon, le 16 mars 1852.

Monsieur le Vice-Président,

J’ai l’honneur de vous adresser expédition d’un arrêté, en date du 2 de ce mois, par lequel j’ai nommé, dans chaque canton du département du Rhône, conformément’aux propositions contenues dans votre rapport du 28 février dernier, un membre correspondant du Conseil d’hygiène et de salubrité publique.

J’informe de cette disposition chacun des membres qui sont l’objet de cette désignation.

Recevez, M. le Vice-Président, l’assurance de ma considération très-distinguée,

Le Préfet du Rhône, Commandeur de la Légion-d’Honneur (en congé).

Le Secrétaire-général, délégué,

A. Pelvey.

EXTRAIT DES REGISTRES DES ARRÊTÉS DU DÉPARTEMENT

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