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DU RHONE

Nous, Préfet du Rhône, commandeur de la Légion-d’Honneur,

Vu l’arrêté du Gouvernement du 18 décembre 1848, relatif à l’organisation des Conseils d’hygiène publique et de salubrité, ensemble les instructions ministérielles interprétatives dudit arrêté ;

Arrêtons :

Article premier.

Il est créé dans chaque canton du département du Rhône un membre correspondant du Conseil d’hygiène publique et de

salubrité de l’arrondissement, chargé de rendre compte de l’exécution des mesures d’hygiène et d’assainissement qui pourraient être ordonnées, et de transmettre au Conseil de l’arrondissement tous les renseignements qui pourraient intéresser la santé ou la salubrité publique.

Art. 2.

Sont nommés membres correspondants du Conseil d’hygiène publique et de salubrité de l’arrondissement de Lyon, savoir :

L’Arbresle. M. le Dr SAINCLAIR, à L’Arbresle.

I Condrieu M. le Dr CHARRIN, à Condrieu.

St-Genis-Laval M. le Dr MUNARET, à Brignais.

Givors M. le Dr TAPONY, à Givors.

St-Laurent-de-Chamousset. M. le D1' BILLIOTET, à St-Laurcnt-de-Chamoussct

s jLimonest M. le Dr CHARDON, à Cliasselay.

§ Isiornant M. le Dr MONIN, à Mornant..

aJNeuville SI. le Dr ROUX, à Neuville.

I St-Sympborien-s.-Coisc. . . SI. le Dr SAUTEMOUCHE, à Sl-Symjihoricn-s.-Coise 'Vaugneray SI. le Dr FINAZ, à Stc-Consorce.

Art. 3.

Sont nommés membres correspondants du Conseil d’hygiène publique et de salubrité de l’arrondissement de Villefranche, savoir :

Anse

. . . SI. le Dr PIERON,

à Chazay.

Beaujcu

. . SI. le Dr CLÉMENT,

à Beaujeu. »

iBclleville

. . M. le Dr JACQUET,

à Bcllevillc.

Bois-d’Oingt

. . SI. le Dr GONNET aîné,

à Bois-d’Oingt.

Lamure et Monsols. . .

. . . SI. le Dr DÉSARBRES,

à Lamure.

Tarare

. . SI. le Dr CHANEL,

à Tarare.

Thizy

. . SI. le Dr CALVATTE,

à Thizy.

Villefranche

. . SI. le D1' PERRET jeune,

à Villefranche.

Art. 4.

Expédition du présent arrêté sera dressé à M. le Vice-Prési- • dent du Conseil d’hygiène publique et de salubrité. 11 sera donné connaissance de ces dispositions à chacun de SIM. les membres

correspondants qui y sont désignés. Il sera en outre inséré dans le Reeueil des Actes administratifs du département du Rhône.

Fait à Lyon le 2 mars 1852.

Signé : Baron de Vincent.

Pour expédition conforme :

Le Secrétaire-Général de la Préfecture pour V administration,

A. Pelvey.

Depuis sa recomposition, le Conseil d’hygiène de l’arrondissement de Lyon a fonctionné régulièrement, et nous pouvons dire avec fruit, il tenait à continuer dignement l’œuvre de ses prédécesseurs. Chaque mois, dans des séances prolongées, il a eu à entendre de quinze à vingt rapports sur des affaires, la plupart importantes, à statuer sur leurs conclusions et à proposer ses décisions à leur sujet. C’est dire qu’il y a eu du travail pour tous ses membres et que tous se sont dignement acquittés de leur mandat. Aussi, depuis cette époque, les matériaux relatifs à l’hygiène publique et à celle des différentes industries qui affluent dans notre ville se sont accumulés. Il était temps de les publier. Diverses circonstances ont retardé cette publication. En premier lieu, les immenses changements qui se sont faits dans la cité pour en opérer la régénération, laissaient peu de place à des préoccupations secondaires et limitaient les dépenses nécessaires 5 d’un autre côté, le Conseil d’hygiène voyait dans ce délai l’occasion pour lui, de faire une publication plus complète et qui ferait ressortir les avantages hygiéniques que la ville est appelée à retirer de son heureuse transformation. Mais le moment est venu où, sur la demande du Ministre, qui nous a été transmise par l’autorité, nous avons dû nous occuper de ce travail. Nous nous sommes mis à l’œuvre après nous être assurés que son exé- „ cution ne serait entravée par aucun obstacle financier, et nous en avons obtenu l’assurance dans une réponse satisfaisante à la

lettre suivante adressée par le secrétaire du Conseil à M. le Sénateur, chargé de l’Administration du département, dont le haut patronage et l’appui ne nous ont jamais manqué, toutes les fois que nous avons été dans le cas d’y avoir recours.

CONSEIL D’HYGIÈNE PUBLIQUE ET DE SALUBRITÉ

Monsieur le Sénateur, administrateur du département.

Par votre lettre du 14 mai, vous nous avez fait l’honneur de nous demander un rapport général sur les travaux du Conseil d’hygiène publique et de salubrité du département.

Le Conseil, M. le Sénateur, n’a point oublié cette partie de sa tâche; il sait qu’elle lui est prescrite par un article spécial des règlements qui le constituent. Et ne le fût-elle point, que ses propres traditions la lui commanderaient. Si donc, depuis plusieurs années, votre Conseil d’hygiène ne vous a pas adressé de compterendu, ce n’est point par oubli de ses devoirs, ni par négligence, mais par des motifs dont, nous l’espérons, vous apprécierez la valeur. C’est qu'il nous a paru qu’un pareil travail remplirait mieux son but et d’une manière plus utile, s’il embrassait une période d’années un peu importante, s’il résultait d’un ensemble de matériaux suffisamment nombreux et variés, si, en un mot, il était le fruit de l’expérience.

Aujourd’hui, ces diverses conditions nous paraissent réalisées et nous nous mettons à l’œuvre pour satisfaire à votre demande. Nous vous demandons cependant un peu de temps, en raison de l’importance du travail que nous avons à effectuer.

A ce sujet, M. le Sénateur, le Conseil croit devoir vous renouveler une demande qu’il vous a exprimée à diverses reprises et dont vous lui avez laissé espérer la réalisation.

Il s’agit d’un supplément d’allocation pour l’impression du rapport général du Conseil d’hygiène du département.

Ce n’est point auprès de vous, M. le Sénateur, qui comprenez si bien tout ce qui peut être utile, que nous insisterons pour démontrer en quoi une pareille publication peut être profitable à la science de l’hygiène. N’cst-il pas évident que c’est dans

les grands centres de populations que s’observent les faits sur lesquels se basent les lois de l’hygiène? que c’est là aussi où, par leur application, se jugent les lois de la science ?

Lyon, ù ce compte, est un champ d’étude qui ne laisse rien à désirer, et auquel peu d’autres peuvent être comparés. Il importe donc de ne pas le laisser stérile , mais de le fertiliser au profit de la science. Voilà pourquoi le Conseil d’hygiène vous prie, M. le Sénateur, de vouloir bien lui donner les moyens de faire imprimer son rapport général.

Une indication sommaire du travail que nous entreprenons justifiera, nous l’espérons, le chiffre d’allocation que nous croyons nécessaire.

1° Histoire de l’hygiène à Lyon et dans le département, depuis 1851 jusqu’à présent. Cette historique comprend tout ce qui s’est fait à Lyon en vue de l’hygiène, du bien-être de la population. C’est une époque [mémorable et de laquelle datera certainement une ère nouvelle de l’hygiène lyonnaise.

2° Histoire de la santé publique. — Maladies qui ont régné à diverses époques; épidémies (rapports de M. le médecin des épidémies, etc ).

3° Hygiène relative aux établissements insalubres Sur ce

sujet, le Conseil a produit plus de douze cents rapports, parmi lesquels il s’en trouve un grand nombre d’importants. Il se propose de publier ceux qui lui paraîtront le plus dignes , par la nature des sujets qui y sont traités, de servir la science. Le nombre de ceux-ci sera certainement de 100 à 150. — Il analysera les rapports d’une importance moindre, et se contentera de dresser la liste de ceux qui ne présenteront pas d’intérêt particulier.

4° Cette publication des rapports sera accompagnée de considérations générales sur les industries des diverses catégories ; sur les progrès que certaines d’entre elles ont accomplis au point, de vue de l’hygiène, sur le choix des localités où doivent être dirigés les établissements industriels, etc...

b° Ce travail se terminera par une statistique des établissements existant dans le département.

Cet exposé, tout sommaire qu’il soit, suffira pour vous mon-

trer, M. le Sénateur, qu’il y a là matière pour un assez gros volume. Et nous croyons, d’après les renseignements que nous avons pris, que l’édition à cinq cents exemplaires coûterait environ deux mille francs. Ce nombre de cinq cents nous paraît nécessaire. On est obligé d’envoyer un exemplaire à chaque Conseil d’hygiène et vous savez que bon nombre de départements en comptent deux 3 on doit, en outre, en remettre à beaucoup de Sociétés savantes, etc...

C’est donc une somme de deux mille francs, au moins, qui serait nécessaire pour cette publication.

M. le Sénateur, plusieurs fois déjà le Conseil a eu l’honneur d’appeler votre attention sur l’insuffisance de ses ressources 3 il croit vous avoir démontré que son allocation pouvait être augmentée dans une certaine limite, sans que pour cela ses fonctions cessassent de conserver leur caractère de gratuité. N’y aurait-il pas dans les circonstances actuelles une occasion toute naturelle d’élever le budget du Conseil et de le porter à un chiffre qui lui permettrait , à l’avenir , de faire ses publications sur ses propres fonds ? L’allocation annuelle accordée au Conseil est de 2,400 fr. , pour la mettre en état de faire face aux divers besoins du service, il serait nécessaire de porter cette allocation à 4,000 fr.

En résumé, M. le Sénateur, le Conseil d’hygiène vous demande de vouloir bien augmenter le chiffre de son allocation annuelle, ou tout au moins de lui accorder un crédit supplémentaire destiné à faire les frais de l’impression de son rapport général.

Le Conseil espère que vous accueillerez favorablement sa demande : mais, quoi qu’il en soit de votre décision, il n’en continuera pas moins son œuvre avec tout le zèle et le dévoûment que réclament les intérêts que vous lui avez confiés, et dont il espère vous avoir donné quelques preuves.

Veuillez agréer , M. le Sénateur , l'assurance de la parfaite considération avec laquelle j’ai l’honneur d’être

Votre très-humble et très-dévoué serviteur,

Le secrétaire du Conseil,

A. Glûnaud.

M. le Président du Conseil d’Iiygiène.

Lyon, le 29 septembre 1838.

Monsieur le Président,

J’ai l’honneur de vous informer que , sur ma demande , le Conseil général du Rhône a voté, dans sa dernière session, une allocation exceptionnelle de 2,000 fr. pour l’impression d’un rapport général sur les travaux du Conseil d’hygiène publique et de salubrité.

Vous savez, M. le Vice-Président , que ce rapport m’a été plusieurs fois réclamé par M. le Ministre. Permetlez-moi donc de vous prier d’en activer, autant que possible, la rédaction. Je connais et ai souvent apprécié le zèle du Conseil d’hygiène et je suis persuadé qu’il s’empressera de répondre au nouvel appel que je fais à son dévoûment et à ses lumières.

Agréez, M. le Vice-Président, l’assurance de ma considération la plus distinguée.

Le Sénateur chargé de V Administration du département

du Rhône,

Vaïsse.

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