‹ Hygiène de LyonChapitre 49 sur 62 · SI · texte numérisé non relu

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seraient à coup sûr détruits par des pressions hors de proportion avec les circonstances ordinaires de leur emploi. 11 est malheureusement certain que, dans l’ahsencc de toute prescription de sûrclc, les constructeurs d’appareils les ont livrés en ne leur donnant qu'une résistance nécessaire pour supporter de faibles excès de pression. Mais, d’un autre côté, on aurait tort d’y trouver des motifs à de trop grandes inquiétudes. L’accident de la Guilloticrc est le seul auquel les appareils métalliques aient encore donné lieu ; et, si les renseignements qui nous sont parvenus sont exacts, il doit être attribué à la seule imprudence, si ce n’est à des habitudes de désordre de la part du chef de l’établissement.

Plus généralement, ces établissements sont confiés, dans l’intérêt de leurs propriétaires, à des ouvriers intelligents et adroits. Toutes les doses des agents chimiques y sont pesées. 11 faudrait même supposer une grande inattention de la part des manipulateurs pour qu’un écart dans la marche de l’opération ne fût pas immédiatement reconnu. La cessation du bruit qui accompagne le dégagement bulleux du gaz dans les appareils laveurs suffit pour avertir l’ouvrier que le gaz ne parvient plus dans ces appareils, et la seule ouverture du robinet d'écoulement du gazomètre final peut lui apprendre approximativement par la rapidité du jet d’eau gazeuse à quel degré la pression s’y est élevée.

Ces motifs de sécurité , qui tiennent à la nature meme du procédé de fabrication des eaux gazeuses réunis aux dispositions de sûreté dont nous avons conseillé l’adoption provisoire , nous ont fait admettre que presque toutes les chances de danger seront écartées jusqu’à l’époque où un règlement définitif procurera une entière sécurité par la prescription de précautions encore plus efficaces, mais qui n’entraîneront pour les propriétaires d'établissements qu’un faible surcroît de dépense, en limitant ces nouvelles conditions aux appareils dont la mise en activité serait ultérieurement demandée.

Telles sont , Messieurs , les considérations et les conclusions dont vos commissaires vous proposent l’adoption.

Lyon, le 2G mai 1854.

T ad are ac.

Telles ont été les propositions émises par le Conseil sur les diverses cpieslions de classement qui lui ont été adressées. Il ne sera pas inutile, en terminant ce chapitre, de placer ici les décisions ministérielles intervenues de-

puis 1851 dans le classement des établissements industriels. On remarquera que ces décisions sont le plus souvent conformes aux propositions du Conseil.

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