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DES BAINS CHAUDS

Ces sortes de bains, réservés à l’usage médical, se distinguent en

Ham chaud. : 177.7. de 50 à 35 degrés.

Bain très-chaud, . .... de 36 à 45 degrés.

Nous répéterons encore ici que la température des bains est relative à l’âge, au tempérament, aux idiosynerasies et à l’état de santé du sujet, ainsi qu'à la saison et même aux diverses variations atmosphériques. Une personne grasse, Iyÿmphatique, trouverà un bain de 30 degrés presque froid,

ape tandis qu’une personne maigre et nerveuse le trouvera beaucoup trop chaud. |

Le bain chaud excite le réseau nerveux de la peau, ouvre les vaisseaux exhalants et absorbants, détache de l’épiderme les matières onctueuses produites par les diverses excrétions; 1l accélère la respiration ‘et la circulation. Mais, au bout de quelque temps, l’eau perdant une portion de son calorique, le bain chaud devient tiède et jouit de toutes les propriétés de ce dernier.

Bain trés-chaud.

Un milieu qui excède le degré de la chaleur animale doit nécessairement donner lieu à des phénomènes Insolites.

Le corps, étant plongé dans un bain très-chaud, offre une série de phénomènes dont voici les principaux : accélération des mouvements du cœur; le pouls s'élève, bat avec force ; la respiration est gênée, il y a oppression plus ou moins considérable: la peau rougit, le visage se gonfle et se couvre de sueur ; les artères précipitent leurs battements ; les oreilles bourdonnent ; la capacité des vaisseaux n’est plus en rapport avec la violence de

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l'impulsion humorale; la pression du sang contre les vaisseaux qu’il parcourt occasionne des frottements qui augmentent de plus en plus la chaleur ; la transpiration est prodigieuse, tandis que l’absorption externe est nulle. Bientôt le baigneur éprouve des maux de tête, des éblouissements, des vertiges; s’il persistait à y rester plus longtemps, il pour rait en résulter des lipothymies, des défaillances avec perte complète de connaissance, et, s’il est pléthorique, une apoplexie foudroyante serait à craindre.

Cette exposition des phénomènes qu’occasionne Je bain très-chaud démontre évidemment qu'il ne doit être administré qu'avec beaucoup de prudence, pour combattre certaines affections graves, et ne durer que quelques minutes.

Il résulte des observations médicales que le bain chaud est un puissant apéritif, un échauffant instantané, un sudorifique infaillible; qu’il est propre à détruire les obstructions lymphatiques, à évacuer une sérosité surabondante et à ranimer une chaleur prête à s’éteindre; qu’il convient dans certaines cachexies, dans les engorgements écrouelleux, dans certaines maladies cutanées indolentes,

HER dans les rhumatismes et apoplexies des vieillards, dans les engourdissements des membres, etc.

Nous citerons à ce sujet l’observation suivante :

Un vieillard septuagénaire, mais riche et marié depuis quelquesannées avec une jeune femme, tomba d’une apoplexie si forte que l’on perdit bientôt l’espérance de l'en tirer. Il avait toujours promis à sa | femme de l’instituer héritière ; le testament n’était pas fait; cette mort imprévue était un coup de foudre; aussi rien n’égalait la douleur dont la future veuve donnait des preuves. Un médecin, touché de son désespoir, et se ressouvenant que Musgrave recommandait le bain des pieds dans l’apoplexie arthritique, conseilla le même remède : on saisitavec empressement ce secours; on plongea le malade jusqu’au ventre dans l’eau bien chaude; la connaissance et la parole revinrent ; le testament fut fait, l'apoplexie eut une rechute à laquelle le vieillard succomba, et la veuve jouit encore à présent de l’efficacité du bain chaud. L

Les bains partiels très-chauds n’offrent pas les mêmes dangers que les bains entiers. Ainsi les manuluves, et particulièrement les pédiluves avec addition d’une substance irritante, sont d'un usage

PAST: ape

presque général contre les maux de tête, les étourdisséments, la suppression des règles, les embarras de poitrine, les toux sèches, la syncope hystérique, etc., etc., etc.

Quelques préceptes hygiéniques concernant les bains frais, tièdes et chauds.

On doit s'abstenir des bains frais pendant les maladies épidémiques.

Dans la majorité des cas la durée du bain tiède doit être de 25 à 40 minutes. — Celle du bain chaud de 5 à 8 minutes ; on doitse hâter d'en sortir quand la sueur ruisselle du visage.

Le bain tiède peut être d’un usage journalier, pourvu qu’on n’y reste pas longtemps. — Le bam frais demande un jour d'intervalle.

On sera très-circonspect dans l’usage du bain frais, mais on ne doit se permettre le bain chaud que sous la direction d’un médecin. | Lorsque après un bain de 35 à 40 degrés on veut exciter une abondante transpiration, 1l faut se mettre au lit et bien se couvrir.

. Le bain chaud est plutôt nuisible que salutaire aux personnes bien portantes ; il doit être réservé contre certaines maladies.

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