CONDITIONS GÉNÉRALES «POUR LA CONSTRUCTION DES ECOLES PRIMAIRES
Les instructions spéciales actuelles pour la construction des > écoles maternelles et des écoles primaires élémentaires spécifient justement que le terrain destiné à recevoir un ou plusieurs établissements scolaires doit être central, bien aéré, d'un accès facile el sur, éloigné de tout établis^ sèment bruyant, insalubre ou dangereux, à loo mètres au moins des cimetières actuels.
Ce sont là des prescriptions indispensables que la i'* Sous-Commission ne pouvait qu'accepter sans discussion, et qui doivent être maintenues dans l'avenir. Pourtant, en ce qui concerne Téloigneinent des cimetières, les hygiénistes ne pouvaient négliger de faire observer que, dans rétat actuel de la science, la nocuité des cimetières ne doit plus être exagérée ; les travaux récents paraissent démontrer que «des cimetières bien installés, dans un terrain convenablement choisi , ne sont pas un danger pour le voisinage. Il importe de remarquer aussi que TobligatioD, formulée parles instructions ministérielles, d'une position centrale et, en même temps, de l'éloignement des cimetières constitue une contradiction flagrante, une difficulté topographique évidente dans beaucoup de communes rurales. Toutefois la i" Sous-Commission a cru devoir maintenir cette prescription à cause du mauvais état d'un certain nombre de cimelières actuels, estimant d'ailleurs qu'il serait possible à l'Administration de faire, suivant les espèces, telle transaction qui sei^it jugée utile et sans danger.
Cette situation du terrain scolaire ainsi fixée, la première condition à remplir est l'assainissement de ce terrain par le drainage, et c'est ce que les instructions actuelles n'avaient pas manqué d'indiquer ; cependant la i"' Sous-Commission, pensant qu'il fallait aussi tenir compte des eaux de la surface, qui pourraient déterminer dans certains cas une cause d'insalubrité que le drainage proprement dit serait impuissant à com- . battre, propose d'adopter, pour les instructions prochaines, des conditions plus larges et une rédaction plus développée et plus préci.se, en disant
que le sol sera convenablement disposé pour récoulement des eaux de la surface, et, s*il est humide, assaini par un drainage.
Celte préservation de Thumidité sera certainement complétée d'une manière utile par Texhaussement du plancher du rez-de-chaussée. Les instructions actuelles demandaient déjà cet exhaussement et la Sous- Commission n'a fait ici que proposer une simple modifiation en demandant que le rez-de-chaussée soit exhaussé de deux ou trois marches de 1 5 centimètres au-dessus du niveau extérieur, dans les écoles maternelles , et de trois ou quatre marches semblables dans les écoles primaires.
Ces conditions de salubrité remplies et le terrain se trouvant préparé convenablement, il importe de formuler la disposition générale des bâtiments. La Sous-Commission a pensé qu'il convenait de maintenir à cet égard les instructions actuelles, qui stipulent que cette disposition doit être déterminée suivant le climat de la région, en tenant compte des conditions hygiéniques, de l'exposition, de la configuration et des dimensions de l'emplacement, des ouvertures libres sur le ciel et de la distance des constructions voisines.
Dans le cas d'un groupe scolaire, la disposition des bâtiments doit être telle que l'école primaire ne soit pas troublée par le bruit de l'école xnaterneUe ; c'est pourquoi les instructions spéciales sur la construction des écoles maternelles demandent qu'on évite de les placer entre l'école des garçons et l'école des filles. La Sous-Commission propose le maintien de cet article; et même, malgré les raisons économiques mises en avant par plusieurs membres, on a pensé que l'isolement complet serait plutôt souhaitable, et on a décidé de proposer pour les instructions prochaines la rédaction suivante : // serait désirable que Técole maternelle fût isolée. Quand elle fera partie d'un groupe scolaire, on évitera de la placer entre l* école des garçons et V école des filles.
D'ailleurs, dans ce dernier cas, il conviendrait de prendre des mesures spéciales, soit en évitant de mettre en face les unes des autres les ouvertures de l'école maternelle et celles de l'école primaire, soit par tout autre moyen, pour briser les ondes sonores et atténuer le bruit en empêchant la transomission directe. Ne voulant pas cependant imposer une disposition définitive, la Sous-Commission s'est bornée à demander que, dans le cas d*wi groupe scolaire, ï école primaire soit garantie du bruit de V école maternelle,
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La superficie du terrain était évaluée par les instructions anciennes a 8 mètres environ par élève pour les écoles maternelles, avec cette condition que cette superficie ne soit jamais inférieure à 4oo mètres.
La Sous-Commission n'a pas cru devoir modifier cette prescription, considérant que les écoles maternelles sont nécessairement à rez-de chaussée. Pour les écoles primaires au contraire, les exigences actuelles de 10 mètres par élève avec une superficie minima de 5oo mètres impliquent une contradiction. En effet, il est demandé d'autre part une surface minima de 200 mètres pour la cour, ce qui donnerait une surface de 3oo mètres pour les bâtiments; d'ailleurs la surface de la cour devrait être doublée ou triplée quand l'école primaire aura deux ou trois étages. Si ce n'était pas là une exigence véritablement exagérée du règlement, c'était sans doute une erreur de calcul ; les transactions nécessitées par le prix des terrains et par les espaces dont on dispose à Paris et dans les grandes villes seraient plus faciles avec de moindres exigences réglementaires. C'est pourquoi la Commission a pensé qu'il conviendrait de dire à l'avenir dans le règlement des écoles primaires : La superficie du terrain sera évaluée h raison de iO mètres au moins par élève dans les écoles à rez-de-chaussée ; elle ne pourra toutefois avoir moins de 500 mètres.
On verra, par le règlement annoté, qui est joint au présent rapport et par les procès- verbaux, que la Sous-Commission n'a introduit aucune modification aux articles relatifs à l'épaisseur des murs et au choix des matériaux ; mais elle a pensé qu'il convenait d'exiger à ce point de vue, dans les écoles maternelles, les mêmes conditions que dans les écoles primaires. Elle a également pensé que l'enduit lisse des parements intérieurs pourrait être l'objet soit de fréquents lavages, comme le prescrivent les instructions actuelles, soit, dans certains cas, de fréquents chaalages qui pourraient être substitués aux lavages souvent mal faits on même complètement oubliés.