ECLAIRAGE
Le mode d'éclairage des salles d'exercice et des classes a iooguement occupé la Sous-Commission.
Sans vouloir empiéter sur les attributions de la SousdommissioD qui est spécialement chargée d'étudier l'hygiène de la vue dans le milieu
scolaire, elle a pensé qu'il y avait lieu cependant, au point de vue de la construction, de trancher la question de principe; c'est ainsi qu^elle a admis quil faudrait éviter F éclairage par les plafonds. Ce nVst ()as, comme on voit, une interdiction formelle; mais comme on a pu se convaincre que les plafonds vitrés sont rapidement souillés et obscurcis par les poussières ou peuvent être voilés par la neige, il a semblé préférable de n'accepter ce mode d'éclairage que tout à fait éventuellement. C'est en tout cas à l'éclairage latéral que tous les membres accordent la préférence ; la discussion ainsi circonscrite s^est fu^oduite deux fois pendant nos travaux, à propos des écoles maternelles et à propos des écoles primaires. A propos des écoles maternelles, en tenant compte de la situation des salles d'exercice à rez-de-chaussée, on s'est déjà trouvé d'accord pour décider que les fenêtres doivent être disposées de telle façon que la lumière arrive abondamment dans toutes les parties de la salle^ et, autant que possible, directement da ciel. A propos des écoles primaires, la Sous-Ck)mmis8ion, reprenant la question, a indiqué que l'abondance de la lumière reçue par la classe pouvait être augmentée par la diminution de la largeur des trumeaux ou même par leur suppression et leur remplacement par des meneaux de i5 ou ao centimètres* Quant à l'origine de la lumière, la Sous-Commission se trouvait en présence de deux avis différents : certains membres voulaient qu'on pût se contenter de la lumière réfléchie, pourvu qu'elle vint de haut; d'autres, au contraire, insistaient pour que la lumière fût directe, qu'elle vint directement du ciel. Ce n'est pas toutefois qu'unanimement on ne préférât la lumière directe, mais on pouvait se demander si, dans les villes, ii était possible toujours d'avoir dans les classes la lumière du ciel. Au rez-de-chaussée, c'est évidemment un problème difficile, mais il importe de noter qu'à Paris, par exemple, les classes des écoles primaires ne sont pas habituellement au rez-de-chaussée; or on peut se convaincre qu'il suffit de s'élever de 5 mètres au-dessus du sol pour que la difficulté disparaisse, dût-on recourir à l'éclairage bilatéral. D'ailleurs l'ancienne Commission delà vue, après avoir entendu les explications contradictoires de MM. Emile Trélat et Javal et les conclusions du rapporteur M. Gariel, qui font à présent partie tous les trois de la i'* Sous-Commission, avait admis que, dans les écoles, un œil placé à la hauteur de la table devait voir le ciel dans une étendue verticale d'au moins 3o centimètres. C'est là un principe accepté presque
partout à Fétranger, c'est la formule actuellement préconisée par Herman Rohn (de Breslau}, et elle se retrouve dans le nouveau règlement de l*Alsace-Lorraîne. La Sous-Commission de la construction doit évidemment tenir compte des décisions de la Commission d'hygiène de la vue ; il s'est trouvé, d'ailleurs, dans la Sous-Commission, une majorité pour adopter cetle opinion dans la forme suivante : Les classes seront disposées de telle façon que de toutes les places on voie le ciel, *et que, de la place la moins favorisée, on le voie sur une hauteur de 30 centimètres au moins, comptés à partir de la partie supérieure de la fenêtre,