CABINETS D'AISANCES
La question des cabinets d'aisances a une importance considérable non seulement sur la salubrité des bâtiments et de l'atmosphère scolaires, mais sur les habitudes matérielles et morales de l'écolier. La salubrité de l'école exige que l'on tienne le plus grand compte de la disposition des fosses quand il en existe, du mode d'exécution dans tous les cas; la propreté des cabinets, la disposition des sièges, les habitudes de propreté, sont des détails intéressants pour l'hygiéniste, au point de vue de l'éducation physique. La i" Sous-Commission n'a pas manqué d'apporter à cette étude une attention sérieuse. En discutant l'article 24 de l'instruction pour la construction des écoles maternelles, elle est arrivée à une rédaction peut-être un peu compliquée, mais qui a l'avantage d'être précise, de distinguer les écoles des villes des écoles de la campagne, et qui peut s'appliquer également aux écoles maternelles et aux écoles primaires.
1* Dans les villes. — Toutes les fois qu'il existera un système de canalisation permettant F évacuation immédiate des vidanges, la projection dans cette canalisation se fera directement. On prendra toutes précautions pour assurer Visolement [siphon, obturateur, etc.).
Quand ces conditions ne seront pas remplies, les fosses mohiles seront préférées aux fosses fixes.
Les fosses fixes seront de petite dimension, sans avoir toutefois moins de 2 mètres de long, de large et de haut. Elles seront voûtées, construites en matériaux imperméables et enduites en ciment. Elles seront étanches et le
'hnd sera disposé en forme de cuvette; les angles seront arrondis sur un rayon le 25 centimètres.
Elles seront établies loin des puits.
2® A îa campagne. — Les fosses fixes devraient être installées dans les mêmes conditions que ci-dessus.
Dans le cas où Von emploierait les fosses mobiles ou le système des eârth CLOSETS, r accès des appareils devrait être assez facile pour permettre un enlèvement fréquent et rapide des matières.
Cette rédaction a été arrêtée parla Sous-Commission en vue de ne manifester aucun parti pris, sinon aucune préférence, pour tel ou tel mode d'évacuation des vidanges. EUe a Tavantage de prévoir le système des earth closets qui, dans certaines communes rurales mal pourvues d'eau, rendrait des services véritables.
Relativement aux cabinets, il convenait den fixer le nombre, et la i''*' Sous-Commission, discutant l'article 36 de l'ancien règlement des écoles primaires, a adopté pour le paragraphe i" de cet article la rédaction suivante :
Toute école sera munie de privés ; dans les villes, ik seront comptés à raison de deux cabinets par classe dans les écoles de garçons, et de trois cabinets par classe dans les écoles de filles.
La raison de cette distinction entre les écoles des garçons et celles des filles tient à la présence d'urinoirs dans les premières et à la possibilité de diminuer ainsi le nombre des cabinets. Ces urinoirs sont prévus par l'article 38 du règlement actuel. La forme du siège, les dispositions des cabinets, prévues autrefois par les paragraphes 4, 5, 6 de l'article 37, a' été bien formulée parla 1" Sous-Commission dans la rédaction suivante :
Les sièges en pierre, ciment ou fonte , devront être interdits. Ces sièges doivent être en bois verni ou ciré et uniquement constitués par un anneau de 5 à 6 centimètres de largeur, appliqué immédiatement au bord supérieur de la cuvette. La forme générale de ce siège sera ovale; ses dimensions seront, y compris la largeur de Vanneau, de 60 centimètres de long sur 33 de large, La hauteur du siège sera de 30 centimètres au-dessus du sol, Entre le siège
ai le mar du fond; il sera ménagé un espace libre de 20 eêntimètre*. Lu cuvette aura une paroi postérieure verticale; elle sera munie d'mï appareil obturateur ou d'un siphon toutes les fois qu'on aura Veau à sa disposition»
Un certain nombre de questions intéressantes pour les écoles primaires et pour les écoles maternelles devaient se trouver de nouveau discutées à propos de ITiygîène des internats, dont la i** Sous-Commission se trouvait chargée puisque , dès la première séance générale , M. le Ministre lui avait assigné cette tâche , en faisant remarquer que si la Sous- Commission s'occupait brièvement de Thygiène des écoles normales priïpaires , elle établirait ainsi une transition toute naturelle à Fétude des questions d'hygiène des écoles secondaires, qu'une commission spéciale pourrait, un jour prochain, avoir à étudier.
La i" Sous-Commission a compris qu'elle avait à faire office de précurseur, qu'elle devait déblayer le terrain et éclairer la route; elle n'a pas pensé que le temps lui permettait d^étudier à fond cette grave question des internats , mais elle a cru qu elle devait fixer quelques points principaux, et ses discussions n'ont pas eu d'autre but ni d'autre prétention que d'être des travaux préparatoires à une étude ultérieure plus complètement approfondie.
D'abord la Sous-Commission s'est tracé un programme d'étodes que nous reproduisons ici.