‹ Hygiène des écoles primaires et des écoles maternellesChapitre 39 sur 58 · SECONDE NOTE FOURNIE PAR M. HERSCHER · texte numérisé non relu

SECONDE NOTE FOURNIE PAR M. HERSCHER

Le chauffage par des poêles convenablement disposés suffit pour des salles isolées ou peu nombreuses.

Mais pour des* groupes d'une certaine importance, et à plus forte raison pour des écoles normales ou des lycées, par exemple, il est préférable de recourir aux systèrnes de chauffage généraux.

Entre ces derniers systèmes qui comprennent le chauffage par la vapeur, par l'eau chaude et par Tair chaud, il y a même des distinctions importantes à faire.

Ainsi le chauffage à vapeur à basse pression peut être considéré, en principe, comme le plus parfait, et doit être préféré; cela tient à ce qu'il se prête le mieux à la réalisation du problème à résoudre. Et cependant, dans l'état actuel des choses, surtout au point de vue de certaines difficultés de main-d'œuvre d'exécution , et malgré la sécurité la plus absolue qu'on peut maintenant obtenir du chauffage à vapeur et la simplicité remarquable qui en résulte pour le service, il est sage de limiter jusqu'à nouvel ordre l'installation d'un pareil système aux établissements pourvus d'une administration suffisante pour que le personnel nécessaire au fonctionnement des appareils soit surveillé et contrôlé.

Pour les établissements moins considérables, on peut utilement recourir au chauffage a eau à très petit volume et à moyenne pression, que des perfectionnements récents ont rendu d'un emploi intéressant.

Reste le chauffage par calorifères à air chaud.

Ce dernier système est incontestablement le plus imparfait de tous. En effet, le chauffage nécessaire pour compenser le refroidissement des parois, d'autre part le chauffage de l'air de distillation, c'est-à-dire deux actions qui devraient rester distinctes, ne peuvent êtï-e réalisés avec ce système qu'en surchauffant l'air émis.

Si l'on ajoute à cela que les gaines que l'air doit traverser sont ordinairement longues, obscures et inaccessibles, et que les calorifères pro-

prement dits sont généralement construits de telle sorte que ie fea ou les gaz brûlants du foyer sont mis en contact direct avec les surfaces de chauffe, on conçoit que les calorifères à air chaud soient redoutés par les hygiénistes.

Doit-on cependant proscrire partout ce mode de chauffage? Ce serait peut-être aller un peu loin.

Ainsi, dans une région dépourvue d^ouvriers, dans les localités à Tabri des rigueurs de Thiver, c*est-à-dire où les déperditions par les parois sont très faibles, ou encore lorsque les constructions sont faites de manière à réaliser ce dernier résultat, une partie des inconvénients da calorifère à air chaad est sensiblement atténuée.

Encore faut-il dans ce cas que les émissions d^air chaud soient faites près des parois vitrées, et aussi que ces émissions soient abondantes et n'exigent pas que Tair soit introduit à une température dépassant 3o ï 35 degrés. Enfin il faut que les conduits d'air chaud soient faciles à entretenir en bon état de propreté, et aussi que dans les appareils calorifères le feu on les gaz du foyer ne soient jamais directement en contact avec la surface de chauffe.

Des vases 'd'humidification propres à pourvoir Tair émis de la quantité de vapeur d'eau nécessaire doivent aussi être installés dans les chambres de chauffe et calculés automatiquement par une caisse à flotteur. . Pour ce qui est de la ventilation proprement dite, on remarquera que, plus encore qu'avec la banquette chaude du poêle décrit dans la dernière séance, l'air chaud, étant émis nécessairement à une température supérieure à celle moyenne, tend à s'élever et ne permet pas d*établir les oriGces d'évacuation près du plafond. Les gaines de sortie d'air doivent en effet, avec ce système, avoir leurs orifices de service ordinaire près du sol.

Cependant vers le soir, au moment où les appareik d^éclairage fonctionnent, et alors que les parois et le mobilier d^une classe ont enunagasiné une chaleur relativement considérable après l'occupation diurne, le chauffage est nécessairement ralenti; l'air introduit est en conséquence moins chauffe, et on peut, sans inconvénient notable, avoir près du plafond les orifices d'évacuation supplémentaire qu'il est toujours bon de réserver en construisant.

Dans une raison d'économie et de simplification de service, toutes les

gaines d'évacuation peuvent se réunir utilement dans les combles, dans un conduit collecteur aboutissant à une cheminée dans laquelle il convient aussi d'établir un mode d'appel quelconque, tel qu'une forte rampe à gaz.

Ce n'est d'ailleurs que par les temps humides et froids qu'on a plus particulièrement besoin de se servir de ce moyen d'appel. Avec un froid sec, l'évacuation se fait seule ordinairement; et avec un temps moins froid, mieux vaut ouvrir des vasistas ou autres orifices d'aération naturels.

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