PL.X
autre cause appréciable que l’influence de la température élevée sur toutes les fonctions de nutrition. La diarrhée, la dyssenterie et l’hépatite sont relativement très rares.
Tous ceux de nos collègues qui se sont succédé au Gabon professent que les manifestations palustres et l’anémie essentielle sont un obstacle, dans l’état des choses, à l’acclimatement individuel, dans cette région. Il suit de là qu’on ne peut, a fortiori , y rêver un acclimatement futur de la race blanche. Il semble d’ailleurs que ce but ne serait pas utile à poursuivre, les peuplades du pays intérieur pouvant être appelées, d’un jour à l’autre, à fonder, sous notre direction, une colonie prospère et durable. Les Gabonais, race dégénérée, inintelligente, paresseuse, ne pourront, paraît-il, être utilisés dans ce but, mais certaines tribus des Pahouins sont susceptibles de fournir les éléments d’une bonne colonisation, si on sait les attirer et les retenir sur les rivages du riche estuaire qui nous appartient (G. du Bellay. — Bestion, etc.).
Congo ou Guinée méridionale (du cap Lopez au cap Negro).
Dans cette région, la côte qui s’allonge dans une direction générale N. et S., forme cependant une sorte de rentrant. Limité à l’est par les monts du Congo, le pays se compose de plusieurs terrasses successives dont l’inférieure est souvent insalubre, la moyenne fertile et peuplée, la supérieure déserte et sans végétation. Des cours d’eau, de largeur et d’étendue variables, l’Ogo-Wé au sud du Gabon, le Congo, ou Zualaba qui vient des lacs centraux de l’Afrique, le Coanza qui arrose les royaumes d’Angola et de Benguela, traversent ces terrasses et les franchissent par de nombreuses cataractes.
Nielly.
Cette vaste région appartient aux Portugais. Elle n’a pas un caractère uniforme au point de vue de la salubrité. Dans sa partie septentrionale, du cap Lopez à l’embouchure du Congo, les collines boisées, les prairies, remplacent les rivages marécageux de la Guinée septentrionale et du golfe de Biafra. Au sud du Congo, Saint-Paul de Loanda passe pour salubre; on l’a comparée à notre île de Gorée sous ce rapport, et les Portugais qui y forment le tiers de la population, paraissent s’y acclimater, ce qui tient à la fois à la race portugaise et à la salubrité du pays. Mais Saint- Philippe de Benguela, située plus au sud, est éminemment palustre et comparable, d’après Raoul, au territoire anglais de Sierra Leone, sous le rapport de la salubrité. L’habitation des altitudes moyennes de la région appartient à l’avenir et modifiera complètement, sans aucun doute, les conditions de l’acclimatement de la race blanche dans ce pays.
§ 2. — Iles et côtes orientales.