ÉTÉ
les convalescents et pour les poitrines délicates. L'air doux et chaud les ranime, et le ciel affermi n'expose plus les organes susceptibles au danger des brusques variations de température.
En été, l'état morbide dominant est l'état bilieux, gastrique^ avec ou sans fièvre.
Les enfants et les personnes qui sont faibles en hiver, dont la constitution est molle, prennent de la couleur et de l'embonpoint en été. Mais celles qui sont irritables, nerveuses, souffrent et sont abattues. (Ribes.)
L'équilibre et l'harmonie intérieure ^l^endent bien souvent de la manière dont la peau, cette vaste surface d'évaporation, remplit ses fonctions. Beaucoup de maladies et d'affections chroniques n'ont pas d'autre caHse que le dessèchement et l'inertie de la peau. Quaiidelle est crispée par le froid, quand ses pores ne s'ouvrent plus et n'exhalent plus au dehors les principes de la sueur et de la transpiration insensible, les membranes intérieures deviennent le siège de sécrétions catarrhales, les glandes s'engorgent, les humeurs s'altèrent. Il semble que la surface extérieure et la surface intérieure du corps, la peau et la muqueuse interne, soient les deux pôles d'une pile dont Tactivité est nécessaire au jeu des organes contenus entre ces deux surfaces; si
DowTfé, Hyg. G. M* 2
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Tune d'elles est inerte, les acides ne se portent plus à la peau, les muqueuses à sécrétion alcaline languissent et le courant n'entretient plus la régularité des fonctions. C'est ce qui arrive à la suite des longues affections chroniques, des organes de la digestion surtout ; la peau desséchée ne transpire plus, ne respire plus, si on peut dire ainsi. Le traitement consiste à rétablir sa souplesse, à lui rendre sa perméabilité, et l'été est éminemment favorable à ce but, par la température et la sécheresse de l'air et par l'exercice auquel il permet de se livrer. C'est donc la^wiibn des promenades, du séjour à la campagne, des bains d'eau douce et des bains de mer.
La cam^iagne est pour les convalescents et pour les vieillards ce qu'une bonne nounilure est pour les enfants déltoats et chétifs. Combien de maladies qui traînent en longueur au sein des vilh» et auxquelles on met fin par un changement délira, par la vie en plein air, au milieu des émanations embaumées de la végétation I Combien devieillardsetde femmes se retrempent à la campagne et reprennent des forces pour fournir une nouvelle carrière, pour supporter les fatigues de la vie mondaine, des affaires bu des travaux de cabinet I
Les bains d'eau douce et les bains de mer offrent de grandes ressources hygiéniques. Ils rafraîchissent