‹ Hygiène des gens du mondeChapitre 17 sur 51 · ÉTÉ. Î · texte numérisé non relu

ÉTÉ. Î

le corps^ donnent du ton à la peau, de la souplesse aux membres, et sont, les bains de mer surtout, un des plus puissants moyens de rétablir les forces.

Les enfants et les personnes âgées peuvent y avoir recours, mais avec discrétion. La règle pour eux, comme pour toutes les personnes chez lesquelles la réaction est faible, est de ne les prendre que pendant un temps fort court et par les journées les plus chaudes. Quand on n'est plus dans la force de Tâge et de la santé, que Ton ne possède plus toute la chaleur du sang, il faut craindre un refroidissement trop intense et trop prolongé. Un bain de quelques minutes à la mer, surtout au début de la saison, suffit, et il faut se hâter de rétablir la circulation et la chaleur par de bons vêtements et de l'exercice au soleil. Voilà ce qui rend si précieuses aux organisations chétives, débilitées, sans chaleur, les chaudes plages de la Méditerranée et les eaux de cette mer exposée pendant quatre mois aux ardeurs d'un soleil immuable ^. Le corps se refroidit à peine au sein de cette eau si bien chauffée, et la réaction est prompte en passant du bain dans une atmosphère toujours tiède sous les rayons d'un soleil ardent.

(I) La mer commence à être bonne h la fin de mai, et je m'y baigne avec mes enfants jusqu'au commencement d'octobre.

Quelle ressourcé a\issi que ce sable brûlant sur lequel on marche et qui rappelle si bien la chaleur aux extrémités ! On s'en enveloppe, on y plonge ses membres endoloris et même tout le corps, qui transpire bientôt sous cette couverture de sable comme dans une étuve sèche.

Quel excellent remède pour les douleurs et pour les rhumatismes, et en même temps quelle jouis*sance et quel bien-être I La mer du Nord est pour les forts qui peuvent supporter ses froides atteintes, les intempéries de Tair, et qui ont en eux-mêmes un foyer assez ardent pour se réchauffer sous un pâle soleil ; ils y acquièrent un redoublement de forces ; la Méditerranée est la mer des faibles, des corps frissonnants, à sang pauvre, lymphatique, des enfants et des vieillards, de ceux qui n'ont ni force ni chaleur à perdre. *

Mais où aller prendre ces bienfaisants bains de mer chaude, d'air enflammé, de sable brûlant et de soleil méridional? Vers quel point se diriger, et oîi trouvera- 1- on bon accueil et gîte confortable ?

Malheureusement, sur cette plage qui se déve*- Loppe pendant plus de cent lieues de Marseille à Port-Vendre, sur ce sable si chaud et si doux au pied, il ne s'élève encore nulle part un établissement agréable et commode, comparable aux établisse-

Page 1