A MON EDITEUR
Depuis longtemps, mon cher Monsieur Henri, vous me demandiez un Traité d'hygiène pour les gens du monde; cette demande était flatteuse et tentante.
D'une part, je sais combien le sentiment qu'avait votre père de ce qui pouvait être utile, a passé en vous, et combien vous avez hérité de son discernement ; vous le consultez au reste toujours, car la retraite où il se repose de son honorable et laborieuse carrière n'a pas énioussé la sûreté de son jugement.
D'un autre côté, en vous adressant à moi, vous me donniez un témoignage de confiance auquel j'étais fort sensible, votre appréciation étant de celles que je mets au premier rang, en