CHAPITRE VI
Sans titre.
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SADllESSANT aux femmes.
La femme est astreinte, par son sexe, à plus de propreté que l’homme; aussi scs soins de toilette sont-ils plus recherchés, plus nombreux. Cela devait être ainsi, puisque le désir dominant des femmes est de plaire, d’être belles, et que la propreté rehausse et peut même remplacer la beauté. Sans nous immiscer aux détails d’une toilette que Mesdames les femmes connaissent
beaucoup mieux que nous, sans nul doute, il nous a cependant semblé utile de rappeler, dans ce court chapitre, quelques généralités hygiéniques relatives à la région innommée dont il va être question.
Ne jamais oublier les ablutions quotidiennes qui, chez les peuples orientaux, sont un précepte de religion rigoureusement observé.
Se servir toujours d’eau froide pour ces ablutions, excepté aux jours néfastes où l’eau tiède doit être substituée à l’eau froide.
Aux époques du tribut mensuel, multiplier les soins de propreté ; renouveler souvent les linges, afin de s’exempter de toute odeur, et prendre un bain général le lendemain du dernier jour.
Proscrire de celte toilette les eaux astringentes, les laits virginaux, les vinaigres même les plus renommés ; car il est désormais bien reconnu que les excellentes verus des plus fameux vinaigres, n’existent
que dans les prospectus et affiches; la médecine et l’expérience démontrent, chaque jour, les funestes effets des acides sur la peau, qu’ils durcissent et rendent luisante; l’action des vinaigres est encore plus funeste aux membranes muqueuses qui sont desséchées, raçcornies par leur usage et privées d’élasticité, de fraîcheur. L’eau naturelle, aromatisée de quelques gouttes d’eau de Cologne et mieux de lait d'IIébé , est le seul cosmétique dont doive se servir une femme jalouse de la conservation de ses charmes.
N’oublions pas de dire qu’une coupable négligence dans les soins de toilette de cette partie, amène bien souvent de tristes résultats, soit pour la santé, soit dans les rapports entre les époux. Nous recommandons ce point important à la méditation des femmes qui se plaignent de la froide indifférence de leurs maris.
Les affections légères dont celte région peut devenir le siège, sont les rougeurs,
démangeaisons, ardeurs, excoriations, occasionnées soit par la marche, les sueurs acres, les frottements, etc. ; elles cèdent facilement aux lotions émollientes, aux bains de siège et aux onctions de crème-neige , qui possède la précieuse vertu de calmer les irritations et de rendre à la peau sa première fraîcheur.
On trouvera dans notre Hygiène du mariage, un choix de conseils, de formules et de moyens elïicaces contre le relâchement et l’atonie des muqueuses, que nous ne pouvons donner dans cette brochure.
Des maladies plus graves, les unes organiques, les autres dues à une débilité générale, fanent horriblement les organes en question; nous voulons parler des dérangements et suppressions du tribut lunaire, tels que l’aménorrhée, la dysménorrhée et le relâchement des muqueuses qui donnent lieu à ces tristes leucorrhées ou Heurs blanches, si communes dans les grandes villes, maladie qui vieillit la femme en dé-
bilitant sa constitution. On ne saurait trop recommander aux jeunes femmes affligées de cette maladie, de se soumettre, sans retard, à un traitement ; car, s’il est facile de la guérir quand on s’y prend à temps, il est très-difficile de s’en débarrasser lorsque la chronicité en a fait une habitude.
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