CHOCOLATS FERRUGINEUX
D’après les nombreuses observations, faites depuis plusieurs années, sur les divers traitements dirigés contre la leucorrhée, le traitement anti-leucorrhéïque du docteur Petrequin aurait obtenu les plus beaux résultats; nous nous empressons d’en donner le résumé.
Chocolat Ferrugineux.
Hydriodate de fer 8 grammes.
Chocolat à la vanille. . . . 500 —
lis
On déjeune d’abord avec une demi-lasse et, quelques jours après, avec la tasse entière.
Ean.
Hydriodate de fer 32 grammes.
Eau 300 —
Les parties doivent être lavées et injecdonnées avec celte eau, plusieurs fois par jour.
Pastilles.
Hyd riodate-de fer 4 grammes.
Sa*ra'n en poudre 16 —
Sucre 250 —
Gomme adragante à la canelle. q. s.
Faites selon l’art une masse que vous diviserez en 24 0 pastilles.
On en prend dix par jour et l’on augmente d’une tous les trois jours. Ces pastilles remplacent le chocolat.
Pommade.
Hydriodate de fer 10 grammes.
Axonge fraîche 32 —
Préparez une pommade selon l’art. — Faites, matin et soir, à la partie interne des cuisses, des frictions avec gros comme une noisette de cette pommade.
Visa.
Hydriodate de fer 10 grammes.
Vin de Bordeaux 500 —
La dose est d’une cuillerée à soupe soir et matin. Ce vin est également très-bon contre les scrofules et l’aménorrliéê.
Nous conseillerons aussi les pilules de carbonate ferreux et les pilules de 1er réduit par i hydrogène , ces deux préparations rendent l’absorption du fer plus facile, en
versent une plus grande quantité dans le torrent de la circulation.
Sans révoquer en doute l'efficacité du traitement Pctrequin, nous sommes forcé, d’après une longue expérience, d’avouer que la cure radicale des flueurs blanches passées à l’état chronique, appartient plutôt au domaine de l’hygiène qu’à celui de la médecine. Nous ne rejetons point les moyens thérapeutiques, bien au contraire, nous les croyons indispensables ; mais leur .efficacité est entièrement subordonnée à la ponctuelle exactitude du traitement hygiénique ; ce traitement se divise en généra^ et local.
S ni.
Le traitement général des flueurs blanches comprend le régime alimentaire, l’exercice physique, l’air pur de la campagne, une habitation bien aérée, exemple d’humidité ; les bains entiers, toujours tièdes,
jamais chauds ; les frictions, lemassage sur tout le corps, au sortir du bain; les promenades, les distractions, la tranquillité du cœur et de l’âme, etc, etc. Les plaisirs du mariage doivent être interdits pour quelque temps, et le complet abandon du corset est de toute nécessité.
S IV
ïs’aitemcnt local).
Les bains de siège aromatiques, astringents, froids ou presque froids, répétés deux et trois fois par jour. — Des frictions, avec une brosse de flanelle, sur la partie interne des cuisses; — de temps en temps, quelques ventouses sèches sur les mûmes régions, — des injections, des fumigations aromatiques vaginales, etc. L’injection suivante a souvent produit d’excellents effets.
Eau de roses 500 grammes.
Acide tannique 5 —*
Teinture d’iode 1 -~
La femme affligée de ilueurs blanches doit être d’une grande propreté ; elle se servira, pour ses ablutions, d’une décoction de plantes astringentes et toniques, telles que feuilles de roses, thym, sauge, origan, etc. ; elle pourra même ajouter à cette décoction un ou deux grammes d’acide tannique, préalablement dissous dans une petite quantité d’eau chaude.
Les bains froids pendant la saison d’été ; les bains d’eaux minérales ferrugineuses ; les bains de mer surtout, sont des moyens toujours bons à employer. Mais, nous le répétons, pour donner de complets résultats, ces moyens exigent pour auxiliaires, l’air pur, l’exercice physique, une règle pour le coucher et le lever; c’est-à-dire, proscrire les veilles et se lever au point du jour pour aller, pendant l’été, se promener dans la campagne, aspirer l’air frais et embaumé du malin. L’air du matin étant plus oxygéné, l’oxygénation du sang dans le poumon se fait plus largement, et le sang
appauvri des leucorrliéiques eu retire un immense profit.
Telles sont les indications les plus rationnelles pour combattre les llueurs blanches.
Si, à ce traitement, la femme leucorrhéique joint les exercices gymnastiques, les bains froids, les voyages, une bonne alimentation et une vie active, elle a toutes les chances de se débarrasser radicalement d’une maladie dont la triste influence la rend, parfois, stérile, et qui retentit toujours plus ou moins défavorablement sur sa progéniture.