CHAPITRE VIL
SECTION PREMIÈRE
S Ier.
Des Jambes.
Il existe deux types de belle conformation de jambe, celui de l’Hercule de Farnèse pour le développement musculaire indice de la force physique, et celui d’Apollon pour la grâce. — Deux types également s’offrent chez la femme, celui de Vénus pour la délicatesse, et celui de Diane pour les formes un peu plus prononcées.
Il est peu d’individus qui puissent égaler ces modèles; beaucoup, au contraire, ont des jambes mal conformées; les uns les ont trop grosses ou trop minces, les autres trop courtes ou trop longues; chez celui-ci le mollet n’existe qu’à l’état rudimentaire, chez celui-là il remonte trop haut ou descend trop bas ; enfin, il n’est point rare de rencontrer des sujets qui offrent une déviation du genou en dedans ou en dehors ; de là les dénominations de cagneux, bancals, tortus , etc.
Les jambes doivent être proportionnées au reste du corps et présenter un appui solide à l’édifice humain. Les cuisses seront lai ’ges et grosses à leur naissance et iront en s’amincissant jusqu’au genou. Le jarret doit être nerveux chez l’homme, et l’articulation du genou ferme et tendineuse ; chez la femme le genou doit être arrondi et la proéminence rotulienne presque imperceptible. La jambe, proprement dite, doit se renfler à quelques pouces du jarret
et offrir un mollet saillant, bien arrondi; puis se terminer, sans inflexion brusque, en une extrémité mince, arrondie et donnant au pied une attache aussi forte que solide.
Physiognomonie. — De longues jambes, minces et grêles annoncent un caractère bonnasse. — De grosses et courtes jambes trahissent un esprit lourd. — Les jambes chargées de graisse indiquent un naturel apathique. — De fortes jambes à saillies musculaires et tendineuses annoncent la vigueur physique. — Des jambes délicates mais bien proportionnées sont un indice de finesse d’esprit.
§ il.
HYGIÈNE
Rien de plus commun, parmi les mères et les nourrices, que celte impatience qui
les porte à faire marcher trop tôt leurs nourrissons. 11 arrive alors que les os, trop tendres pour supporter le poids du corps, cèdent à ce poids, et les jambes se dévient eu dedans ou en dehors, selon la position que l’enfant adopte instinctivement. Les parents qui négligent d’apporter remède à ces déviations, ont la douleur de voir leurs enfants grandir avec des membres contrefaits. Un moyen très-simple de prévenir et même de combattre les déviations des jambes chez l’enfant, est de ne plus le faire marcher; on lui procure de l’exercice enlelaissant étendu sur un tapis où, dégagé de toute entrave, il se tourne, s’agite et se roule en tous sens ; bientôt ses membres se développent ; ses os ne tardent pas à se redresser et à prendre assez de solidité pour supporter désormais le poids du corps.
Les vices scrofuleux, rachitiques; les constitutions héréditairement faibles et débiles, sont aussi une cause puissante de dé-
viations des jambes, c’est alors à la médecine d’y porter remède.