COUPURES
Les coupures sont ordinairement faites par des instruments tranchants, des fragments de verre, des cailloux, etc. ; elles sont profondes ou superficielles, de grande ou de petite dimension. Les coupures trèsétendues exigent un pansement chirurgical; les petites coupures se guérissent facilement et en peu de temps.
La première indication, lorsque la peau vient d’être entamée, est de s’assurer si la blessure ne recèle point une parcelle de l’instrument vulnérant, ou tout autre corps étranger, et de l’extraire avec soin s’il en existe. Ensuite, on étanche le sang et l’on af fronte très-intimement les deux lèvres de la coupure, que l’on maintient par des bandelettes de sparadrap ou de taffetas gommé. 11 ne faut pas craindre de multiplier ces bandelettes ; car, plus la réunion des deux lèvres de la plaie est solide, plus la cicatrisation est prompte.
Nous ferons observer aussi, que moins une blessure res^e exposée à l’air, plus il y a de chances de cicatrisation, sans suppuration. Sept ou huit jours suffisent ordinairement pour obtenir une cicatrisation complète, lorsque le pansement a été bien fait.
Dans les coupures avec hémorrhagie ou écoulement de sang artériel, qu’il est difficile d’arrêter, on a conseillé une solution
d ’ergotine et Veau B roc hier i. Il suffit d’appliquer sur la coupure sanglante, un linge imbibé de cette eau , pour arrêter F hémorrhagie.