‹ Hygiène des mains et des pieds de la poitrine et de la tailleChapitre 5 sur 55 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Dm Torse ou Buste.

Poitrine. — La poitrine se présente comme la région dn corps la plus vaste : elle est carrée, large, hérissée de poils, chez l’homme robuste et bien constitué.

I lus étioite, chez la femme, offrant moins d’étendue, mais plus attrayante, plus riche de formes, elle exige un certain degré d’embonpoint propre à effacer les saillies et les creux de la charpente osseuse.

Les principaux caractères de la beauté

d’une poitrine de femme, sont une peau blanche, lisse et veloutée ; un médiocre embonpoint et le développement normal des glandes mammaires, c’est-à-dire ni trop, ni trop peu.

Dans une poitrine large et bien conformée, les organes respiratoires et le cœur sont logés à l’aise et fonctionnent en pleine liberté. Au contraire, dans une poitrine étroite, surtout lorsqu’elle est comprimée par des vêtements, ces organes sont gênés, et leurs fonctions ne s’exécutent plus aussi facilement; c’est pourquoi il est essentiel de ne jamais comprimer sa poitrine et de lui laisser son entière liberté.

Physiognomonie. — La poitrine large, carrée, velue, annonce, chez l’homme, la force et la rusticité. — La poitrine étroite dénote un esprit subtil et un penchant à l’amour. Chez la femme, une poitrine large et bien fournie est le signe d’une santé florissante, coïncidant avec un caractère gai

et ouvert. Une poitrine étroite, sèche, rentrée, cache des instincts amoureux et jaloux ; les poitrines ailées font craindre la faiblesse des organes respiratoires et une prédisposition à la phthisie.

Hygiène. — L’hygiène de la poitrine embrasse deux sortes de soins, ceux à donner à la peau et ceux exigés par les seins. La peau de cette région doit toujours être tenue dans un état de stricte propreté, surtout pendant les temps chauds, où l’interstice des seins devient le siège d’une moiteur souvent très-abondante. La poitrine doit être défendue contre les brusques alternatives du froid et du chaud ; il faut également la tenir en garde contre toutes les influences qui pourraient nuire au développement, à la beauté et à l’intégrité des organes pectoraux.

Les influences nuisibles se distinguent en générales et en locales. Les premières agissent sur l’organisme entier, telles que les

veilles prolongées, les nuits données aux plaisirs ; l’abus du thé, du café, des liqueurs excitantes ; le défaut d’exercice, une vie molle, nonchalante, étiolée ; une alimentation débilitante; les passions tristes, les maladies de tous genres, etc., etc.

Parmi les causes locales qui tendent, sans cesse, à déformer la poitrine, à s’opposer au développement des seins, à les ramollir, à les faner et à les rendre flasques avant l’âge, on doit citer en première ligne, l’usage du corset, pendant la jeunesse, et les corsages de robes trop étroits ou trop serrés. Les anciennes femmes grecques et romaines, dont l’ample vêtement ne gênait en rien la croissance du corps, possédaient toutes une large poitrine sur laquelle deux charmants organes arrondissaient leurs fermes contours. Aujourd’hui, que le costume a changé avec les mœurs, nos jolies femmes, esclaves des modes absurdes, s’emprisonnent la poitrine dans un étui baleiné, étran-

glent leur taille, se compriment l’estomac, se rendent vaporeuses, chétives, enfin, se préparent des couches laborieuses et souvent mortelles. C’est ce que nous allons démontrer dans le chapitre suivant.

Page 1