CHAPITRE III
FRACTURES ET LUXATIONS, fi. Frntiires.
On donne le nom de fractures aux solutions de continuité des os.
Les fractures simples n'offrent pas de considérations particulières chez les houilleurs. J'en parlerai cependant, parce qu'il est bon qu'ils puissent reconnaître d'une manière générale l'existence des fractures, en vue des premiers secours qu'ils sont appelés à donner à leurs camarades blessés.
L'os d'un membre est fracturé, quand ce membre est déformé sensiblement, qu'il soit considérablement raccourci ou tordu sur lui-môme ; lorsqu'il existe une mobilité anormale ; pour plus de clarté, supposons la partie supérieure de la cuisse restant immobile, tandis qu'on peut communiquer des mouvements en tous sens à la partie inférieure : c'est là ce qu'on désigne par mobilité anormale. Dans tous ces cas, on peut être certain que l'os est brisé.
Il y a encore d'autres symptômes qui ont une grande valeur, mais qui sont plus difficiles à percevoir pour les personnes étrangères à la médecine. Ainsi, lorsqu'on saisit les deux fragments de l'os fracturé, et qu'on leur imprime des mouvements tels, que les deux nouvelles surfaces de