‹ Hygiène des ouvriers mineurs dans les exploitations houillèresChapitre 39 sur 59 · CAISSES DE SECOURS, — SOINS MEDICAUX · texte numérisé non relu

CAISSES DE SECOURS, — SOINS MEDICAUX

§ 8. Cuisses* de secours.

De tout temps le sort des mineurs exposés aux accidents les plus divers et les plus terribles a été l'objet de préoccupations sérieuses. Le décret du 3 janvier 1813, contenant les dispositions de police relatives à l'exploitation des mines; impose aux directeurs l'obligation d'entretenir les moyens de secours nécessaires sur leurs établissements et d'y avoir un chirurgien spécialement attaché».

Ceux-ci ne se sont pas bornés à la stricte observation de la loi; ils ont voulu mettre les ouvriers à l'abri de la gêne ou de la misère qu'entraîne après soi un accident ou une longue maladie. Ils ont établi des caisses de secours qui, aujourd'hui, fonctionnent très bien et rendent les plus grands services.

On prélève sur les salaires une somme minime qui varie de 2 à 3 pour 100. Les directeurs fournissent le plus souvent une somme presque équivalente à celle qui résulte de la retenue. C'est avec ces fonds ainsi constitués, qu'on pourvoit aux besoins des ouvriers victimes d'accidents.

Ces caisses ne sont pas toutes organisées sur les mômes principes. Elles varient suivant les mœurs et les besoins des pays, et aussi suivant les ressources disponibles.

Page 1