‹ Hygiène des professions et des industriesChapitre 26 sur 49 · DE PIERRES · texte numérisé non relu

DE PIERRES

Une mesure tout aussi importante de préservation consiste dans l'emploi de tamis fermés, dont l'usage ne saurait être trop recommandé.

Enfin, Tardieu a préconisé la substitution industrielle de la fécule au poussier de charbon. A Paris, cette substitution a presque partout été acceptée, mais les fondeurs en bronze de la province n'ont pas suivi cet exemple. Les patrons donnent pour raison que les inconvénients du poussier, de charbon sont beaucoup moindres chez eux qu'à Paris, parce que les locaux sont plus hauts de plafond et plus aérés, les ouvriers moins serrés les uns contre les autres, le travail aux pièces fines moins continu et habituellement alterné avec celui des grosses pièces, qui n'a pas la même insalubrité (Ch. de Freycinet). — Nous trouvons dans ces quelques objections rénumération d'excellentes mesures d'hygiène à observer. Quelques fabricants emploient la cendre tamisée et lessivée, ce qui fait que

les objets de bronze et de laiton que l'on sort des moules sont recouverts d'une épaisse couche de carbonate de cuivre particulièrement redoutable aux ouvriers ébarbeurs chargés de la faire disparaître.

Blândet, Effets des vapeurs de zinc sur les fondeurs en cuivre (Comptes rend, de l'Acad. des scienc, 1846). — Reboulleau, Sur l'intoxication produite par les vapeurs d'oxyde de zinc dans les fonderies de laiton (Comptes rend, de l'Acad. des scienc, 1847). — E. Bou- CHUT, Mémoire sur l'industrie et l'hygiène de la peinture au blanc de zinc, mém. lu à l'Acad. de médecine (Ann. d'hyg. publ., Paris, 1852, t. XLVli, p. 5). — Ambr. Tardieu, Étude hygiénique sur la profession de mouleur en cuivre (Ann. d'hyg. publ., 1851, t. II). — Max. Vernois, Instruction pour les ouvriers fondeurs en cuivre (Rapports au conseil d'hygiène et de salubrité de la Seine, Paris, avril 1855). — Greenhow, De la courbature ou fièvre des fondeurs (Medic. Times, and Gazette, London 1862). — Marten, Statistique médicale d'une usine métallurgique. Pappenheim's Beilrage zur Forschung auf dem Gebiet der Sanilats Polizei. Extrait donné par Beaugrand (Ann. d'hyg., 1862, t. XYII1). — Maisonneuve (de Bochefort), Hygiène et pathologie professionnelles des ouvriers des arsenaux maritimes (Arch. deméd. hav., t. II et III, 1864-)'. — A. Lavet, Pathologie professionnelle des ouvriers employés à l'arsenal maritime de Toulon, article : Atelier de la fonderie (Arch. de méd. nav.j t. XX, 1873).

forgerons, cloutiers. — Les ouvriers employés dans les divers ateliers des forges comprennent les forgerons proprement dits, les ferronniers, les cloutiers, les serruriers, les forgeurs de rivets, etc. Leur pathologie professionnelle offre à considérer l'étude des maladies dépendantes de l'attitude et du mouvement professionnels, et celles qui résultent de l'action combinée du calorique rayonnant et de l'atmosphère viciée de l'atelier.

« La plupart de ces ouvriers, dit Maisonneuve (de Rochefort), présentent une robuste constitution, non-seulement

parce que leur rude travail développe activement de bonne heure, durant leur rude apprentissage, leur système musculaire, et les trempe aussi fortement au moral qu'au physique ; mais encore parce que la fatigue opère, dès le début dans la carrière, un sévère triage au milieu d'eux, et en écarte bien vite tous ceux qui ne sont pas aptes à la supporter. — Mais comme, dans aucune des conditions de L'existence humaine, l'organisme ne tolère impunément des dépenses de force en désaccord avec la réparation, un temps arrive où il fléchit et s'épuise sous Faction d'un si pénible labeur, et l'on voit communément les ouvriers forgerons présenter prématurément les signes de la vieillesse et ne pouvoir continuer l'exercice de leur profession jusque dans un âge très-avancé. »

Ces lignes résument admirablement ce qui avait déjà été observé par la plupart des auteurs, entre autres par Turner-Thackrah et par Shann, qui accusent surtout l'intempérance des' forgerons anglais. Marten, en Allemagne, a trouvé que l'âge moyen des décès est de six à sept ans au-dessous de la moyenne normale actuelle. — Les efforts incessants auxquels ils se livrent, l'élévation extrême de la température et du milieu professionnel provoquent en effet d'abondantes transpirations et une soif immodérée. De là des affections fréquentes du tube intestinal, des embarras gastriques (Shann), des diarrhées et des dysenteries (Marten, Maisonneuve).

Les brusques alternatives de température auxquelles ces ouvriers sont particulièrement soumis occasionnent. le plus souvent des catarrhes bronchiques et des angines (Lange, cité par Maisonneuve). Dans la statistique dressée par Marten, la bronchite est plus fréquente à elle seule que toutes les autres maladies intenses réunies. — Mais il faut tenir compte ici d'un élément d'irritation continue des

voies pulmonaires, qui consiste dans le mélange incessant à l'atmosphère de l'atelier des forges, de poussières /mes, composées en grande partie de charbon et d'oxyde de fer (Sigerson). Les inflammations de la plèvre et du poumon sont plus rares qu'il ne serait permis de le supposer.

Mais ce qui doit frapper l'attention, c'est le petit nombre de phthisies que l'on observe. Sur 17 057 malades, Marten a relevé seulement 129 cas de phthisie pulmonaire, soit 0,61 sur 100. Déjà Benoiston de Châteauneuf avait fait cette remarque ; il donne en effet la proportion de 0,93 phthisiques sur 100 malades. — Mais ce qui prouve bien que c'est à ce triage sévère dont parle Maisonneuve qu'il faut attribuer la rareté de la phthisie chez les forgerons, c'est que, considérée à un autre point de vue, la même statistique de Marten donne comme cause la plus fréquente des décès cette même affection, la phthisie, 33 pour 100 des décès. Malheur donc à l'ouvrier forgeron qui, prédisposé à la tuberculose pulmonaire, ne se hâterait pas de changer de profession !

S'il est une catégorie d'ouvriers sur lesquels l'influence de l'attitude et du mouvement professionnels se fait sentir de la manière la plus fâcheuse, c'est celle des cloufiers. Masson nous a tracé des jeunes cloutiers de l'Ardenne française un tableau pittoresque et sombre à la fois, qu'il nous paraît intéressant de reproduire en partie.

« Les cloutiers ardennais, réunis d'ordinaire au nombre de six ou sept, s'associent entre eux pour travailler ensemble dans une même boutique, au feu de la même forge dont le soufflet est mis en mouvement par un chien. Dans ces ateliers, les clous se forgent à la main avec le marteau; et la tête du clou au moyen de moules ou matrices en acier fondu nommées clouières... Les enfants sont mis à la forge longtemps avant que leur dévelop-

FORGERONS, CLOUTIERS. 3f9

pement physique soit opéré, quelquefois à sept ou huit ans ; et dans certaines communes, les jeunes filles elles-mêmes font des clous bien avant l'âge de la puberté ; et l'on voit hommes, femmes, enfants, confondus pêle-mêle, travailler du matin au soir. Placés en demi -cercle autour de ces forges dont le feu les échauffe pendant l'hiver, les éclaire dans les soirées prolongées, et qui souvent aussi alimente leur cuisine, les cloutiers frappent sans interruption et à coups répétés sur le fer dont ils retirent des milliers de clous de cent espèces différentes. Dans une immobilité complète des jambes, dans un mouvement continuel des bras, avec un balancement continuel du tronc, ils passent ainsi leur vie dans une atmosphère échauffée par la forge et viciée par la vapeur sulfureuse de la houille. Sous de telles influences, la constitution physique des cloutiers se dégrade, et il en résulte certaines difformités toutes spéciales qu'il importe de signaler. Le cloutier a de hautes épaules, et la gauche est plus élevée que la droite; le tronc est penché de ce côté, et le poids du corps, s'inclinant dans ce sens, courbe la jambe correspondante, ce qui fait que le cloutier est mal assuré dans sa démarche et boite souvent d'une manière notable. Les mains sont déformées, mais la droite surtout ; elle présente ce caractère constant,, que les doigts sont déviés en dedans de manière à former un angle avec le métacarpe et à ne pas permettre d'opposer l'un à l'autre l'indicateur et le pouce; de là l'impossibilité de prendre une pièce de monnaie sur une table, à la manière ordinaire, et la nécessité de l'amener avec le revers d'une main dans l'autre, comme on fait d'habitude pour de fines graines et des substances pulvérulentes... Une infirmité fort commune aussi chez ceux qui se livrent à la fabrication des clous, c'est une contracture des doigts et même de la main qui ne leur permet pas de les étendre et de

les ouvrir; ce qui les oblige, dans certains cas, à prendre le marteau de la main gauche pour l'emmancher dans la main droite au moment de s'en servir. Si l'on considère en outre que le travail des clous nuit à l'accroissement de l'individu qui s'y livre trop jeune, on comprendra qu'il y ait dans le canton de Charleville tant de cloutiers petits, grêles, chétifs, hors d'état, par leur taille, par leurs infirmités, par la faiblesse de leur constitution, de donner des soldats à la patrie. »

Le mouvement professionnel des frappeurs, qui consiste à soulever des masses pesantes et à les laisser retomber avec force pour les relever encore durant plusieurs minutes, est un labeur pénible qui provoque des douleurs contusives musculaires dans les bras et les épaules. J'ai eu à constater chez ces ouvriers la rupture de fibres deltoïdiennes dans le bras droit, avec impossibilité immédiate du mouvement d'élévation.

Dans d'autres circonstances, l'obstacle à la fonction du bras est la conséquence de la distension exagérée des ligaments de l'articulation scapulo-humérale à la suite du mouvement de torsion d'avant en arrière qu'est appelé à faire le bras dans le soulèvement du marteau. — Suivant Maisonneuve, quand l'ouvrier se tient debout, la jambe gauche en avant, le poids du corps se rejetant sur le membre inférieur droit, il en résulte un mouvement de torsion qui se passe dans la colonne lombaire, et qui, chez un grand nombre, finit par produire, à la longue, un lumbago assez intense pour contraindre les frappeurs à suspendre fréquemment leur travail. Nous reviendrons plus loin sur cette affection professionnelle. — Enfin, chez tous ces ouvriers, la station verticale prolongée amène le développement de varices aux membres inférieurs, et les hernies doivent être regardées comme fréquentes.

La secousse produite par le choc du marteau et transmise par l'extrémité de la barre à forger aux bras du forgeron est excessivement fatigante et douloureuse. Quand elle est produite par la chute d'un des marteaux à vapeur qui fonctionnent dans les grandes forges, elle entraîne à sa suite des crachements de sang et très-souvent des douleurs dans l'iiypochondre droit. Nul doute que la trépidation qui résulte de chocs successifs d'un de ces marteaux pilons ne devienne la cause de congestions pulmonaire et hépatique (Masson).

L'action presque continuelle du calorique rayonnant, la projection, sous les coups des marteaux, de paillettes métalliques incandescentes, sont une cause fréquente de maladies oculaires. En face d'un feu intense, dit Desayne, la pupille se contracte et, par l'action continue de la cause, la contraction devient permanente. Pour ma part, je n'ai rencontré ce rétrécissement permanent de la pupille que chez les forgerons des premières années, tandis que les anciens m'ont présenté, en même temps qu'un affaiblissement fonctionnel de la vue, une tendance marquée à la mydriase avec diminution de la contractilité pupillaire. Chez quelques-uns, les milieux de l'œil sont altérés, soit dans leur forme, soit dans leur texture ; c'est ainsi que nous avons noté assez fréquemment la presbytie, et dans plusieurs cas l'opalescence du cristallin. (Voy. Pathologie générale.) — La blépharite chronique est une affection commune chez les forgerons; l'examen des paupières y fait reconnaître souvent la présence de cicatricules et de petits kystes cilio- glandulaires, probablement dus à l'action de paillettes incandescentes. Il arrive quelquefois qu'elles atteignent le globe oculaire, et occasionnent ainsi des conjonctivites traumatiques graves et des brûlures de la cornée.

Il en résulte, chez quelques-uns, un léger degré de cutisation de la conjonctive. D'autres brûlures se rencontrent sur les diverses parties du corps, surtout sur le dos de la main. Max. Vernois a fait des nombreuses cicatrices blanchâtres que ces petites brûlures laissent ainsi après elles un des caractères distinctifs de la main professionnelle du forgeron.

Il faut encore rapporter à l'action rayonnante du feu des céphalées violentes qui trouvent peut-être leur cause dans l'inflammation des sinus frontaux. Masson, en effet, a signalé le coryza comme présentant chez les forgerons, sous l'influence de la chaleur et des mouvements professionnels, un caractère d'acuité intense. Mon opinion pourtant est que cette céphalée doit être plus souvent la conséquence de la fatigue et de la congestion oculaire.

Parmi les affections cutanées, les éruptions furonculeuses et eczémateuses reconnaissent pour cause l'action irritante de la fumée et des poussières qui remplissent les ateliers, en même temps que l'absence d'ablutions et de soins de propreté. Cette même poussière jointe à l'accumulation de cérumen amène fréquemment l'oblitération du conduit auditif externe. L'otite furonculeuse est fréquente (Jordan). Les érythèmes, les anthrax, les phlegmons, sont le plus souvent encore le résultat de l'action vive et continue du calorique rayonnant; leur siège le plus fréquent est en effet sur les avant-bras, parties du corps qui sont le plus exposées cà l'ardeur du foyer ou du métal incandescent.

Tous les observateurs s'accordent sur l'extrême fréquence des rhumatismes chez les forgerons. D'après Shann, les maladies organiques du cœur se montreraient plus souvent ici que dans aucune autre catégorie d'ouvriers (19,44 pour 100 des maladies observées). La cause la plus

fréquente de ces affections serait, après les rhumatismes aigus, l'influence des efforts énergiques et répétés des membres supérieurs.

Nous arrivons maintenant k un des points les plus intéressants de la pathologie professionnelle des forgerons. Maisonneuve (de Rochefort) a étudié plus particulièrement une affection des plus communes chez ces artisans, le lumbago, ce Ce lumbago, dit-il, qui pourrait presque être dénommé le lumbago des forgerons, est dû en général à la fatigue des articulations des lombes et du bassin et à des sciaiiques plus ou moins étendues.

« En général, le repos calme les accidents; mais là où existe la sensibilité à la pression sur les apophyses épineuses, les fourmillements dans les orteils, et les crampes dans les mollets, je suis porté à admettre la participation de la moelle elle-même, dans une mesure modérée pourtant. »

Les recherches auxquelles je me suis livré dans le but de confirmer les idées de Maisonneuve sur la nature de ce lumbago professionnel m'ont amené à faire l'analyse des urines et à reconnaître que dans certaines circonstances les douleurs lombaires tiennent aune véritable altération du tissu du rein, dévoilée par la présence de l'albumine dans les produits de sécrétion de l'organe. Chose remarquable, les cas de néphrite albumineuse relevés par moi chez les ouvriers des arsenaux maritimes à Toulon et à Lorient, ont presque tous été présentés par des ouvriers forgerons, dans la proportion de G pour 100 des maladies internes observées chez eux. Selon moi, la pathogénie de cette affection trouverait son point de départ dans un état de congestion entretenu chez l'organe par les fatigues du mouvement professionnel. Nul doute pour moi que, dans bon nombre de lumbagos, on ne doive donc rap-

324 FORGERONS, CLOUTÏËRS.

porter une partie de l'élément douleur à cette altération du rein. Ainsi disposé, cet organe est éminemment apte à subir l'influence des variations brusques de température auxquelles les forgerons sont plus particulièrement exposés. Le passage d'une chaleur ardente au froid et à l'humidité du dehors, l'exposition à un courant d'air pendant la transpiration du corps, deviennent les causes efficientes de l'inflammation des reins.

Je crois être le premier à avoir signalé cette albuminurie professionnelle, mais je ne doute pas qu'un grand nombre de cas d'hydropisie que l'on trouve notés dans le relevé des maladies propres à la profession ne fussent le résultat d'une altération brightique des reins.

Hygiène préservatrice. — Les ateliers des forges doivent être vastes et élevés. Les prises d'air et les fenêtres seront situées vers les parties supérieures, de manière à laisser les ouvriers au-dessous des courants d'air. Des bouches d'aspiration attirant vers le sol les poussières en suspension les conduiront par des tuyaux d'échappement dans une galerie commune où viendront se rendre obliquement les flammes et la fumée des divers foyers, et débouchant elle-même dans la cheminée centrale de l'usine.

Ces foyers seront surmontés d'une hotte assez large pour recouvrir complètement la maçonnerie sur laquelle est établi le feu de foyer.

Les ouvriers forgerons feront usage de vêtements appropriés et de chaussures préservatrices. Us se serviront de visières ou de lunettes en toile métallique très-fine ; et, s'il y a faiblesse et fatigue de la vue, ils emploieront des verres colorés (Yoy. Astliénopie professionnelle, p. 24.) Us se livreront à des ablutions fréquentes du visage, des yeux et des oreilles, et ne négligeront aucun soin de propreté personnelle. — S'il y a la moindre plaie, elle sera tenue à

l'abri de la malpropreté extérieure. Ils éviteront tout excès de boissons, et s'habitueront de bonne heure à ne pas boire de l'eau pendant le travail. — On n'attendra pas que la fatigue du métier rejette loin de la profession les ouvriers doués d'une constitution peu robuste ; et l'on réglera le labeur des apprentis de manière à ne pas arrêter leur développement. Le repos et l'exercice qui leur est nécessaire seront exigés par les patrons ; leur alimentation sera suffisamment réparatrice.

« L'apprenti se déforme, se courbe en avant ou se jette de côté, dit Masson; parce que les instruments de travail dont il se sert ne sont pas proportionnés à sa force et à sa taille, et que, le plus souvent, ils ne diffèrent pas, sous ces deux rapports, de ce qu'ils sont pour l'adulte. Il faut que le billot sur lequel les instruments sont placés ne soit ni trop haut ni trop bas, que l'enclume enfoncée dans le billot arrive à la hauteur de la hanche de l'ouvrier. — Les marteaux dont se servent les cloutiers sont en général trop gros et trop pesants; ils sont mal confectionnés, ce qui exige une force de contraction trop grande de la part de la main, et explique les infirmités de cette partie et la contraction des doigts dont il a été parlé.

» Pour un enfant de dix ans, le marteau ne devrait pas peser plus de 6:25 gram. ; à douze ans, 700 gram., et à dix-huit ans, 750 gram. — Le cloutier a besoin de se reposer sur un sol égal, afin que le corps ait une base solide et un point d'appui régulier; les pointes des pieds doivent être un peu écartées l'une de l'autre, et un peu baissées en avant. C'est le contraire qui existe en général dans les ateliers, où les talons finissent, à la longue, par se creuser dans le sol un enfoncemeut qui les met au-dessous du niveau de la partie antérieure des pieds. » (Vitasse, cité par F. X. Masson.)

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326 FOSSOYEURS (Ouvriers employés aux exhumations).

F. X. Masson, Enquête sur la question du travail agricole et industriel dans le canton de Çharleville. Moyens de prévenir ou d'atténuer les suites fâcheuses de crises commerciales, et spécialement d'améliorer le sort des cloutiers et ferronniers de l'Ardenne française, Mézières, 184-9 (Compt. rendus in Ann. d'hyg. publ., 1850, t. XLIII.

— Desayvre, Étude sur les maladies des ouvriers employés dans la manufacture d'armes de Châtellerault (Ann. d'hyg'. publ., 1856, t. Y).

— Marten, Statistique médicale d'une usine métallurgique. Pappenheim's Beitriige zur Forschung auf dem Gebiete der Sanitàts Polizei, Berlin. Extrait par Beaugrand (Ann. d'hyg. publ., 186°2, t. XVIII).

— Maisonneuve (de Rochefort), Hygiène et Pathologie professionnelle des ouvriers des arsenaux maritimes (ouvr. cité). — A. Layet, Pathologie professionnelle des ouvriers de l'arsenal maritime de Toulon, article Atelier des forges (Arch. de méd. nav., 1873,

, t. XX).

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