‹ Hygiène des professions et des industries, précédée d'une étude générale des moyens de prévenir et de combattre les effets nuisibles de tout travail professionnelChapitre 30 sur 98 · BRIQUETIERS, TUILIERS · texte numérisé non relu

BRIQUETIERS, TUILIERS

On préviendra ces causes de danger trop fréquentes dans les brasseries en entourant les chaudières d'ébullilion d'une margelle; elles seront surmontées d'un dôme en maçonnerie au centre duquel une cheminée d'appel déterminera une aspiration qui préserve complètement le couloir dans lequel circulent les ouvriers.

En somme, la mortalité chez les brasseurs serait, d'après Fuchs, au-dessus de la moyenne des autres professions ï Tâge moyen; celui de 50 ans, qu'a trouvé Neufville I Francfort, est encore relativement assez élevé.

THACKBAn; The EfTccls of principal Arts and Trades and ProfessioM on Uealtii and Longcvity, Lt)ndon, 1832, in-S®. — Fuchs, Uber de» Einfluss der vcrschiedenen Gcwerbe auf den Gesundhcits zustand (Hcckcr's neuc Annalen dcr gcsammten Heilkunde, Berlin, 1835. — Halfort, Entstehung, Verlauf und Behandlung der Kranklieitea der KiinsUcr u. Gcwerbe treibenden, Berlin, 1845. — RoBAIT, Traité théorique et pratique de la fabrication de la bière, Paris, 1819. 2 vol. in-8o. — Trebuchet, Comptes rendus des travaux du conseil d'hygiène et de salubrité do la Seine, de 1849 à 1858, Paris, 1861. p. 401. — Freycinet, Rapport sur l'assainissement industriel en Belgique, 1865, et Traité d'assainissement industriel, p. 151.

BRif^UETiERis, TUILIERS. — Les Opérations que nécessite la fabrication des briques, des tuiles et des carreaux sont au nombre de trois : le marchage, le moulage et U cuisson.

Le marchage, qui a pour but la préparation de la pâte, , se fait par le piétinement de Targile préalablement détrempée et délayée, et mélangée le plus souvent à do sable ou à de la marne calcaire.

Ces opérations, qui exposent à tous les dangers du refroidissement des extrémités inférieures, sont une cause fréquente de rhumatismes aigus et chroniques et de douleurs articulaires, surtout au cou-de-pied.

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'Dans quelques fabriques où l'on ajoute assez do chaux ians les pâtes pour augmenter leur fusiliilité, Touvrier aarcheur présente à la face plantaire du métatarse et dos irteils de petites ulcérations assez dirticiles à guérir, et lont on doit rapporter la cause à Faction caustique de la baux.

Une fois l'argile pétrie, elle est prise et foulée à la main Ians un moule en bois de la grandeur que doit avoir la )rique ou la tuile, et tout ce qui dépasse est raclé avec une ôgle ou couteau; puis on porte les pièces moulées au sé- :hoir. Ce travail du moulage exige une prodigi(Mise acliilc musculaire de la part des membres supérieurs, lue loropagnic de briquetiers aux environs de Paris, composée io général de quatre ouvriers, un marcheur, deux moueurs et un garçon pour démouler les bri(]ues et les placer sur Taire, fait en moyenne sept mille briipies ordinaires lar douze heures de travail effectif.

Une telle somme de mouvement professionnel peut enjainer, à la longue, un déveloi^pement pnuioncé des mcml)res supérieurs, mais expose, par-dessus tout, à des douleurs et des inflammations daus les articulations de la main et du poignet. La distension dos ligaments du carpo avec craquements, la synovite tendineuse avec crépitation des extenseurs au poignet, rérythèmc et Tirrilalion psonasiforme des papilles du derme à la paume de la maiu, sont des afl'ections fréquentes chez les briquetiers et los tuiliers. — L'attitude professionnelle provo(|ue le développement de varices volumineuses aux jambes, atrophiant quelquefois, suivant Vernois, la substance même du tibia. Chez les marcheurs de pâte, on a signalé la crépitation douloureuse dans les tendons du fléchisseur commun des orteils et du fléchisseur propro du gros orloil. La cuisson des briques à la houille se (ail le plussouven

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