VERRIERS, TAILLEURS DE CRISTAL, POLISSEURS DE GLACES
rement des plaques muqueuses et des chancres pustuleux que Ton rencontre dans ces cas.
Le soufflage expose en outre à la congestion et surtout à l'emphysème pulmonaire. Ce dernier trouve sa cause dans les efforts répétés d'expiration qui chassent Tair des poumons vers ses parties superficielles et libres, et vient distendre ainsi les vésicules des bords antérieurs et du sommet.
Les affections organiques du cœur sont loin d'être rares chez les verriers. Elles reconnaissent pour cause ces troubles respiratoires, et les rhumatismes, conséquence des refroidissements auxquels ils sont particulièrement exposés. La néphrite albumineuse serait tout aussi fréquente chez les verriers que chez les forgerons.
Nous retrouvons ici, principalement chez les polisseurs de glaces et les tailleurs de cristal, le catarrhe bronchique et la phthisie professionnelle. — On procède au polissage avec une autre glace plus petite servant de molette, et du sable quartzeux grenu, puis avec du sable très-fin; la glace est alors dégrossie. On donne ensuite le douci avec de l'émeri de plus en plus fin ; c'est ce qu'on appelle le savonnage. — Celte opération a surtout pour objet d'enlever les piqûres, les aspérités qu'a laissées le sable. C'est un travail long et pénible, et qui ne peut être fait qu'à la main : une ouvrière ne fait par journée de onze heures que 4 mètre à 4°',50 de glace de chaque côté. Le polissage parfait vient ensuite et s'opère au moyen de colcothar aussi ténu que possible et de brosses garnies de feutre. Ce "dernier travail se fait à l'aide de machines dans les grands établissements. — Les polisseurs de glaces peuvent être assimilés à bon droit aux aiguiseurs pour leur prédisposition aux maladies de poitrine.
Mais s'il est un travail dangereux par suite de l'absorption des poussières nuisibles à laquelle il expose, c'est