M) LE CABINET DE TRAVAIL IMPROVISÉ
Dans ces appartements préparés pour convenir au plus grand nombre de visiteurs et de futurs locataires, les architectes ont dû spécialiser le moins possible, Tusage des pièces, afin que chacun fût en mesure d'en faire ce qu'il désire, suivant ses convenances, ses goûts, ses besoins. Si la cuisine, si la salle à manger sont en général disposées pour leur destination propre, que de pièces qui, au choix du visiteur, seront des chambres, de petits salons, un cabinet de toilette, un cabinet de travail I
La même pièce peut servir indifféremment à l'un ou à l'autre de ces usages. Admirable invention des propriétaires, qui à une demande d'une chambre de plus, d'un second ou d'un troisième salon (la mode les multiplie d'accord avec l'intérêt du propriétaire, prêt à les décorer du nom que l'on voudra), voire d'un cabinet de travail ou de toilette, répondent, enmontrant toujours la même pièce, et en l'accommodant aussitôt à vos désirs : « la wici ! »
Ce qui eli propre à tout n'est bon à rien. Comme tout le monde veut une cuisine, une salle à manger, un salon, une chambre à coucher, on a pu, sans inconvénients pour le propriétaire, spécialiser tout cela.
Mais, tout locataire n'ayant pas besoin d'un cabinet de travail, il n'y a pas, dans la majorité des appartements, de pièce spéaialement adaptée, disposée pour côt usage.
ou TRAVAILLAIENT LES ANCIENS? 31
Force est donc de se coDtenler d'une pièce, la première venue, qui n'a pas de destination spéciale arrêtée, pour en faire un cabinet de travail.
III. — Le cabinet de travail spécialement construit et disposé n'existe qu'à l'état de curiosité. — Yoilà ce qui explique que, dans un si grand nombre de cabinets de travail, on ne trouve aucune des conditions exigées pour l'usage auquel cette pièce a été ainsi aiïectée par hasard, par occasion.
La faute en est moins à l'architecte, qu'à cet te nécessité qui lui est imposée d'accommoder le local au caprice du preneur, quel qu'il soit, et aux nécessités de ses arrangements intérieurs.
Il n'en est pas moins vrai que le cabinet de travail hygiéniquement disposé est un idéal presque introuvable : (on ne l'observe, pour ainsi dire, qu'à l'état de curiosité) ; que les conditions à y rechercher sont peu connues ou absolument ignorées; quelesarchilecles n'ont que de trop rares occasions d'étudier les desiderata de cet atelier intellectuel, n'étant presque jamais appelés à le réaliser, car on ne peut appeler réalisations ces dispositions à plusieurs fins dont je viens de parler.
A cette première raison qui explique pourquoi le cabinet de travail hygiéniquement disposé est presque introuvable, il faut en ajouter une autre :
Les précédents manquaient.
Où nos architectes auraient-ils pris leur modèles*^