‹ Hygiène du cabinet de travailChapitre 20 sur 106 · LE CABINET D£ TRAVAIL IMPROVISÉ · texte numérisé non relu

LE CABINET D£ TRAVAIL IMPROVISÉ

renfermer entre quatre murs, de s'installer devant une table, dans une pièce close et exiguë, pour se livrer au travail intellectuel, idée suggérée, imposée par nos climats plus rudes, n'eût jamais pu se présenter à l'esprit d'un Grec ou d'un Romain habitué à vivre, penser, méditer, agir, voire même lire et écrire en plein air, le plus souvent, sinon toujours.

Cicéron nous apprend comment il disposait ses heures de travail, et indique le choix du lieu qu'il préférait pour se livrer à Tétude.

« Quidquid conficio aut cogito, in ambulationis fere tempus confero. t

Pline, qui n'aimait pas moins à travailler en marchant, qui, les jours de chasse, emportait surtout ses tablettes, afin de revenir avec des pages pleines, s'il lui fallait rentrer les mains vides, c ut si manus vacuaSy plenas tamem ceras reportarem^ » Pline remarquait combien l'exercice est favorable à la composition; « mirum est ut animus agitatione motuque corporis excileturl »

Tout pour les Romains était cabinet de travail : un lieu de promenade, le bain, la voiture, la chasse, la salle de repas ^.

Aussi, quelles étroites demeures que celles de Salluste à Pompéï, et de tant d'autres Romains célè-

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