LE TRAVAIL EN PLEIN AIR
mellement la médecine, dans laquelle l'hygiène tient une place notable.
Encore que tous les architectes romains ne s'élevassent pas à cette hauteur, et ne répondissent pas aux exigences de ce programme» — une épigramme de Martial en fait foi ^ — la préoccupation de Thygiène était constante chez eux, et Ton aurait droit de s'étonner au moins que le même auteur qui nous donne des règles si minutieuses pour toutes les pièces de l'habitation, qui n'oublie, ni les cabinets de tableaux, pinctcothecœ y ni les cabinets de conversation, exedrœ; qui exige pour l'orientation des bibliothèques, c qu'elles soient à l'abri de l'humidité apportée par les vents du midi et du couchant, humidité si favorable à l'éclosion des vers et autres insectes destructeurs des volumes > )», se montrât moins touché des conditions d'habitation capables d'influer sur la santé de l'homme, que des conditions destinées à assurer la conservation de ses livres.
S'il n'est point question du cabinet de travail, dans les traités des anciens, c'est que l'idée de se
1. « Si duri puer ingeni videtur, Prœconem facias, vel architectum! »
Martial avait eu évidemment à se plaindre de son architecte.
2. Bibliothecœ ad orientem spectare debent... Nam quœcumque ad orientem et occidentem spectant, a tineis et humore libri vitiantur, quod venti humidi advenientes procréant eas et alunt, infundantesqae humidos spiritus pallore volumina corrumpunt. De ar^ chitect, VI, 7.