LE CHOIX DES COMBUSTIBLES
d*eaa ou la température de 3 mètres cubes d^air); chaleur difficile à régler, tirage insuffisant, impuretés da gaz, dangers résultant de ce que du gaz non brûlé ou des produits de combustion, comme Toxyde de carbone, se répandent dans la pièce, fuites, odeur nitreuse intolérable des pièces chauffées au gaz : tout commande rigoureusement Texclusionde ce combustible dans un véritable cabinet de travail.
Ou pourrait le tolérer pour ces cabinels, dits de travail, où Tbomme du monde n'entre que pour quelques instants, où Ton passe plutôt que Ton ne demeure, et où il paraît plus commode d'obtenir rapidement, par lé moyen d'un foyer à gaz, mis instaulanément en pleine maixhe, une température convenable pour un séjour de courte durée : conditions bien différentes de celles du cabinet de ti^vail réel, sérieux, tel que nous Tentendons, et qui seul réclame l'attention de Thygiénisie; une pareille exception confirmerait la règle que nous avons posée. Encore préférerions-nous obtenir le même résultat par l'ouverture d'une ou de plusieurs bouches de chaleur, toutes les fois que la maison aura un calorifère général. Cette dernière solution conviendrait pour tout séjour momentané, accidentel, dans le cabinet de travail, en dehors des heures régulières d'étude.
La houille, par la très forte chaleur qu'elle déve-
SS LE CiBmET DE TRAVAIL SCIENTIFIQUEHËHT ÉTUDIE.
loppe (la puissance calorifique de la houille est 7,500 calories: àce poinl de vue, 1 kilogramme de houille vaut 2 kilogrammes de bois), par les gaz, paf ■ la fumée acre, l'huile empyreumalique nausf qu'elle laisse échapper dans la pièce, toutes les Fois que les appareils de chauffage fonctionnent impar-> failemenl, tirent mal, — est un combustible qui convient pas pour le chauffage du cabinet de travail.
Le coke, dont le pouvoir caloriGque est beaucoup moindre que celui de la houille, exige des appareils d'un tirage énergique, constant. Comme il s'éteint faeilemeol, ce combustible demande à être surveillé condition qui le rend impropre pour le cabinet de travail.
Le hois chauffe moins que la houille (la puissance calorifique du bois très sec est de 3,600, celle du bois ordinairede 2,880 calories). Mais cette chaleur, sufûsante pour maintenir le cabinet de travail à une température convenable, est moins acre, moins fatigante que celle de la houille. L'odeur et la fumée de ce combustible, si le tirage est défectueux, ne sont. ni aussi désagréables, ni aussi dangereuses. Quant l'objeclion que le bois exige plus souvent que Is houille une intervention nécessaire pour l'entretieD' régulier du feu, nous y avons répondu en approuvant, au point de vue de i'tiygiène, un mouvement, un changement d'altitude, qu'on ne prendrait pas si. ort n'y était contraint.