COMMENT MAINTENIR UNE TEMPÉRATURE ÉGALE
Le bois est incontestablement le combustible le plus sain ; c'est celui qu'il faut recommander pour la pièce dont nous nous occupons.
Le cabinet de travail peut être chauffé non plus par des appareils fonctionnant dans l'intérieur de la pièce, mais par des calorifères situés à l'extérieur, et transmettant, au moyen de l'air, de l'eau ou de la vapeur, la chaleur nécessaire.
Ces appareils semblent ne plus devoir altérer l'air de la pièce, car ils ne lui empruntent plus son oxygène, et ne lui abandonnent ni acide carbonique, ni gaz toxiques, ni charbon, ni fumée.
En se bornant exclusivement au point de vue hygiénique dans l'appréciation de ces appareils, on peut dire qu'aucun d'eux ne produit jamais l'excellente ventilation que détermine une cheminée.
L'air versé dans la pièce par le calorifère à air chaud ne nous inspire qu'une très médiocre confiance. En contact avec des parois presque toujours surchauffées, il a perdu de son oxygène et subi d'autres altérations, sous l'influence d*une température trop élevée.
Le maintien d'une température égale exige l'observation fréquente du thermomètre, et la manœuvre des registres.
Enfin, on n'a plus de foyer, on n'a plus l'influence physiquement et moralement bienfaisante de la flamme. Les appareils de ventilation ks plus com-
eo LE CABINET DE TRAVAIL SCIESTIFIQUEMENT ÉTDDIÉ.
pliqués n'assurent que dans des cas très exceptioi nels une r<^parlilion égale de la chaleur; les parties élevées de la pièce sont les plus chaudes. On sup^ porte péniblement la chaleur des calorifères dans les bureaux des grandes administrations où il faut les subir comme une nécessité. Il n'y a aucune raisoB de les introduire dans le cabinet de travail de l'ha' bitalion privée, où l'hygiène ne peut les accepter comme appareils de chauffage d'un usage régulier et constant.
VI. — Éclairage de joiir. Éclairage unilatéral A bilatéral. Avantages et inconvénients. Moyens de défendre de la lumière excessive ougênanle. LalUrmière insuffisante, cause de myopie. Dangers de te lumière réfléchie^ de la lumière venant d'en has. Nous avons indiqué l'exposition la plus favorable da cabinet de travail, pour l'bygiène générale. L'hygièos spéciale de la vue doit fournir les indications relatives à ['éclairage de jour de cette pièce.
Comment le cabinet de travail doit-il recevoir la. lumière ? De quel côté le jour doit-il y pénétrer de préférence? Peut-on, sans inconvénient, éclairer cette pièce de plusieurs côtés à la fois? Comment s'y défendre d'une lumière excessive ou défavorable? En un mot, quelles sont la dose, la direction, qualité de la lumière à recommander et à rechercher dans le cabinet do travail?
La question de l'éclairage unilatéral ou bilatéral
ÉCLAIRAGE DE JOUR DU CABINET. 6i
a soulevé récemment de 1res longues et très importantes discussions, en ce qui touche les bâtiments scolaires ^
Mais la classe d'une école ou d'un lycée diffère totalement d'un cabinet de travail. D'une part, dans une classe, même limitée à 50 élèves, le problème de fournir une quantité de lumière sufQsante à tous les élèves et dans tous les points de la pièce, est fort diflQcile et le plus souvent insoluble, en raison de la proximité et de l'élévation des constructions voisines, du peu de hauteur des linteaux des fenêtres, du petit nombre des baies de la classe, etc. En vérité, dans un pareil milieu, la crainte est moins d'avoir trop de lumière que de n'en point avoir assez, la difûculté est surtout de ne pouvoir la répartir également partout et à toutes les heures du jour. Sièges et tables sont fixes, et d'ailleurs toute la place étant occupée, il n'y a pas à songer à changer une position mauvaise pour une meilleure. L'éclairage unilatéral trouvera toujours dans ces conditions de très grands obstacles, fût-il prouvé qu'il réalisât sur l'éclairage bilatéral d'incontestables avantages.
Dans le cabinet de travail individuel, il n'en est plus de même. Le bureau de travail etle siège peuvent dans une certaine mesure, être disposés, orientés, suivant les exigences de l'éclairage ; on se rapprochera, on