Hygiène MCoUire, p. 263 à
s'éloignera des fenêtres suivant le besoin. Seule dans ce cabinet, avec une pièce entière pour se mouvoir, la personne qui travaille se placera au mieux pour obtenir le jour le plus favorable. Y a-t-il trop de lumière, des rideaux intercepteront les rayons gênants. 11 ne faudra pas beaucoup de tâtonnements pour être expérimentalement fixé sur ce point, que la lumière venant de gauche est préférable pour le travail de bureau, surtout pour l'écriture.
S'il n'y a de fenêtres que d'un côté, il sera toujours facile de placer le bureau près de ces fenêtres, de façon à recevoir la lumière à gauche.
Si d'autres baies sont ouvertes sur le mur opposé, ou bien la distance du bureau à ces fenêtres réduira au minimum l'inconvénient, s'il en existe un, de ce double éclairage, ou bien des rideaux, des stores, des persiennes ou des jalousies permettront de ne laisser entrer que la quantité de lumière nécessaire, de doser la lumière en un mot, d'arrêter au passage les rayons directs qui ftitiguent la vue, ou les rayons réfléchis qui la blesseraient.
Ici encore l'excès de la lumière est peu à craindre. La hauteur des constructions voisines, l'étroitesse des rues dans les villes, les petits rideaux, les grands rideaux, les stores ne laissent pénétrer dans nos habitations qu'un jour trop souvent insuffisant.
Les baies sont-elles disposées dans deux parois Bon opposées, et ouvertes sur des côtés différents dç
} SCLAlHiCE DHILATËRÂL OU UILATËHAL. tl3
^èce, les mêmes moyens suffiront encore à préserver nos yeux d'une lumière gênante pénétrant du face ou par derrière, d'une lumière éblouissanle ou projetant sur le papier ou le livre une ombre importune. On est donc [Jresque toujours maitre, dans le cabinet de travail à fenêtres multiples, de neutraliser les inconvénients qui résultent de cette disposition, ou de se faire un éclairage convenable.
Le cabinet à baies unilatérales peut présenter de bien plus graves inconvénients,
La lumière peut être insuffisante, d'une manièp^ absolue, ou seulement insuffisante à certaines heures du jour, et en certaines saisons, sans qu'on puisse remédier A cette insuffisance autrement que par la lumière artificielle.
H faut se bien défier de l'insuffisance de la lumière dans une pièce où f on travaille. Aucune cause de myopie n'est plus certaine et plus efficace. La tension de l'appareil d'accommodation est constante dans un milieu mal éclairé, qui force à se rapprocher de plus en plus du livre ou du cahier, et la myopie tend fatalement, dans ces conditions, sinon à se produire, du moins à s'exagérer : myopie à marche progressive, qui entraîne à sa suite, et comme inévitables conséquences, de très profondes, et souvent d'irrémédiables altérations de l'œil..
Enfin, les conditions ne sont pas meilleures, quand, avec des ouvertures d'un seul c6té, avec ce jour de
lET DE TRAVAIL SCIENTIFIQL'EMENT ETilHIÉ.
gauche que tout ouvrier recherche instincLivemeot dms son atelier, que tout écrivain se ménage à sa tabrfe^e. travail, la lumière qui tombe sur le bureau, dans le cabinet de travail, au lieu d'être de la lumière diffuse, est de la lumière réfléchie... par des maisons voisines, par des surfaces rapprochées, blanches ou brillantes, Ne recevant de lumière que d'un seul côté, il n'est pas possible de se défendre de ces rayons réfléchis, si funestes à la vue, sans supprimer totalement les seules baies d'éclairage dont on dispose.
Les mêmes inconvénients se reproduiraient, si l'on voulait intercepter des ravons directs, blessants pour la vue.
Ici, l'alternative n'est plus : avoir trop de lumière ou être obligé d'en supprimer une partie; mais avoir une lumière insuffisante, gênante, dangereuse pour la vue, ou n'en plus avoir du tout.
Dans toute pièce, les baies, les fenêtres ont deux buts : elles servent à l'éclairage, elles servent à l'aération. L'hygiène est favorable à une solution qui, multipliant les ouvertures, et les acceptant, de quelque côté qu'elles se présentent, — sauf à en régler l'effet, — assure k la fois un éclairage convenable et l'action si nécessaire de l'air et du soleil pour ]a salubrité du cabinet de travail.
la plupart des constructions modernes, les fenêtres descendent très bas, à fiO, 50, 40 centi-