‹ Hygiène du cabinet de travailChapitre 53 sur 106 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

1. Les professions intellectaelles réservées aux faibles. — U. Morbidité et mortalité dans ces professions, qaand il y a exeès de travail. — III. Catégories à établir entre les différentes professions intellectuelles, au point de vue de rbygiêne. Professions à sédentarité absolue, à sédentarité tempérée. — IV. Les écrivains d*autrefois. Les auteurs modernes. On écrit avec son sang. Un auteur trop vigoureux : un drame charpenté et écrit en buit jours.

Si incontestable qae soit, pour Thygiène du travail intellectuel) Tinfluence du milieu où s'exerce la profession, elle ne saurait à elle seule constituer tout le sujet de cette étude. Dans la maison la plushygiéniquement disposée, la plus salubre, on peut diriger sa vie de la manière la plus contraire à Thygiène, et perdre par conséquent le bénéfice que Ton tient du local. Enûn, nos mœurs modernes, nos goûts, la mode, ou des nécessités qui s'imposent plus brutalement encore, nous font changer si souvent

de milieu, d'habitation, que pour établir l'hygiènt des proressions intellecluelles, il faut, une juste part faite au milieu, au cabinet ou au bureau de travail, compléter l'étude des conditions à rechercher dans cet atelier de travail, quel qu'il soit, par l'exarnsD' de la vie que l'on y subit, ou que l'on s'y fait.

I. — Les professions inteUeclueUes réservées aux faibles. — La vie dans le cabinet de travail est plus rude qu'on n'est disposé à le croire, même à ne la juger que dansles condilions communes, et en laissant de côté les excès de travail et les abus qu'on peut en faire.

Le public, lui, n'en juge pas ainsi.

Un préjugé vulgaire veut que, dans une famille, l'enfant débile, délicat, malingre, jugé incapable d'un rude métier, soit réservé pour le travail de plume, le travail de cabinet. Il a le choix, suivant ses aptitudes intellectuelles, et ses ressources pécuniaires, entre diverses professions, depuis celle d'employé, de commis, de greffier, jusqu'aux professions libérales, voire môme celles d'arliste ou de savant, s'il peut prétendre aussi haut. Dans une sphère plus modeste, on voit encore, dans nos campagnes, les parents réserver pour les fondions d'instituteur, comme pour un idéal de fondions sans grandes fatigues, et de vie facile, ceux de leurs enfants qui n'ont pas la force, l'énergie suflîi soit pour manier la houe, soit pour conduire la

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