‹ Hygiène du cabinet de travailChapitre 74 sur 106 · Saint-SimoD, Lettres inédites · texte numérisé non relu

Saint-SimoD, Lettres inédites

î. Ainsi Baliac se faisait réTeiUer régulièrement à miniiit prenait du cale très Tort, et ne quittait pins le tmTail jusqu'à midi.

EUilT. VVS

(anémie relative)*. Faire durer au delà de la mesure la période d'activité, de travail cérébral, c'est rendre quasi-permanent l'état d'hyperhémie de Torgane, c'est risquer d'aller jusqu'à l'irritation, Tinflammalion, c'est, pour le moins, gravement compromettre la nutrition du cerveau .

Les organes de la vue ne sont pas moins exposés par l'abus du travail de nuit, par le travail à la lumière artificielle. Que de causes qui concourent à • mettre en péril l'intégrité de la vision, et qui s'ajouteïit aux inconvénients d'un milieu défavorable, de l'éclairage artificiel si souvent défectueux dont nous avons parlé dans la première partie de ce travail ! L'hyperhémie cérébrale amène l'hyperhémie de la rétine, des milieux et des organes protecteurs de l'œil. La fatigue musculaire dispose à prendre les attitudes les plus favorables à la production, à l'aggravation de la myopie.

VIL — Le travail de jour. — Toutes ces fâcheuses influences ne se retrouvent plus dans le travail de jour. Organes plus dispos, lumière naturelle, plus

1. La température s'élève dans le cerveau qui travaille, comme dans le muscle qui agit.

Dans ses recherches relatives aux températures locales du corps humain, Broca a constaté que, pendant le travail cérébral, il existait une augmentation très notable de la température, au niveau du lobe frontal, tandis que les lobes temporal et occipital ne présentaient aucun changement. {Académie de médecine, 30 décembre 1879.)

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