BOSSUET, LEIBNIZ, BALZAC
et couvrit pendant ce temps une grande partie de son corps. Ces cinq mois passés, il voulut recommencer ses travaux de nuit; ses médecins s'y opposèrent. Ils n'avaient que trop raison» car Saint- Simon, qui rapporte les mêmes faits, sans atténuer les torts hygiéniques de Bossuet, avoue c qu'il travaillait parfois jusqu'à six, sept ou huit heures du matin, emporté par son abondance et sa ma* lière » * !
La nuit, on n'obtient qu'artificiellement la mise en éveil et la tension prolongée des facultés intellectuelles. Il faut supprimer, par un excitant ou par un autre, le besoin naturel de sommeil, il faut imposer aux éléments les plus délicats du système nerveux, aux cellules cérébrales, une vitalité, une ciixulation, maintenues en opposition avec les lois physiologiques*. Si élevés et si immatériels que soient le domaine et le fonctionnement de la pensée, les organes où elle s'élabore sont des organes vivants, et comme tels, soumis à la condition de l'alternance de Tactivité el du repos, états qui se traduisent recipro quement dans le cerveau, comme dans tout autre organe, par l'augmentation de l'afQux du sang (hyperhémie)y ou par la diminution de la circulation