‹ Hygiène et économie domestiqueChapitre 34 sur 44 · QUATRIÈME ET DERNIER TEMPS · texte numérisé non relu

QUATRIÈME ET DERNIER TEMPS

Enfin au quatrième temps la tumeur devient énorme . On ne distingue presque plus V essentielle de la sym-

ptàmatiefue ; les taches gangreneuses sont dispersées confusément au loin, le désordre est universel, le pouls est petit et devient de plus en plus faible; la raison, rimagination, la mémoire s'éclipsent, et le malade est sur le point de périr sans connaître son état, et sans que ceux qui rapprochent soupçonnent *sa mort si prochaine.

Ces époques se succèdent plus ou moins rapidement : quelquefois de trois en trois jours, d'autres fois d'un jour à l'autre. On les a vues se présenter de douze en douze et même de six en six heures. Mais le charbon parcourt rarement ces quatre époques, il se termine souvent à la seconde avec les secours de l'art. Pour l'ordinaire il parvient à la troisième ; mais quoiqu'il soit arrivé à la quatrième, les cures prodigieuses obtenues par le traitement Dardelle ne permettent pas de désespérer du malade.

Ce qui dlstinvue le charbon da faroncle'^ Tnlfl^atreiaeni appelé eloa.

D'après cet exposé des symptômes du charbon, il est facile avec un peu d'attention de ne pas confondre cette tumeur externe avec d'autres qui paraissent lui ressembler, et surtout avec le furoncle appelé vulgairement clou. Un des caractères du clou est d'avoir une pointe dure, rouge et douloureuse au milieu de la partie convexe de la tumeur; ce qu'on n'aperçoit pas dans le charbon, dont la totalité de la tumeur est plate, presque rentrante, noire et insensible. Un autre caractère du furoncle est de rendre par cette pointe une humeur peu abondante à la vérité , mais qui cependaiTt ne manquejamais.de s'évacuer, et qui finit par

sortir en un petit filet blanc, ressemblant à un ver, qu'on appelle bourbillon. Or, la tumeur essentielle du charbon ne suppure jamais.

De Térysipèle charbonneuse.

Une maladie qui a plus de ressemblance avec le charbon et qui est également guérie par le remède de Dardelle, c'est Térysipèle, lorsqu'elle est accompagnée de petites Tésicules, ce qui est assez rare.

Vraitement du charbon.

Le charbon, c'est-à-dire la tumeur centrale essentielle, gangreneuse, ne se termine jamais par la résolution; c'est en vain qu'on l'espérerait, car tout est mort dans la tumeur essentielle du charbon. La suppuration ne peut s'établir que dans la tumeur symptômatique, et dans les intervalles que les parties gangrenées laissent quelquefois entre elles, lorsqu'elles ne sont point rassemblées en masse.

Le point essentiel est de borner la gangrène ; or, le remède de Dardelle est un moyen certain d'y parvenir. '

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