‹ Hygiène et physiologie du mariage (volume 2)Chapitre 28 sur 68 · VÊTEMENTS · texte numérisé non relu

VÊTEMENTS

Les vêtements de l'un et l'autre sexe doivent ètrC' lasse?, amples pour ne point gêner les organes et les [<livers mouvements. Selon les saisons, ils seront [chauds ou légers, mais sans cxrilîs dans l'un et l'au- *lre cas. Les vêtemenis trop chauds oui l'inconvénient de rendre le corps [dus impressionnalite au froid, et .d'être une cause éloignée de ces nombreuses mala-

dics, suite de transpirations arrêtées. L'expérience de tous les jours prouve que les individus habitués de bonne lieure à des vêtenienls légers résistent bea coup mieux aux variations atmosphériques.

Le linge du corps sera renouvelé deux fois la maine, et plus souvent encore si le cas l'exige.

La mode de se comprimer l'estomac, de s'écraser le foie, pour faire parade d'une taille fine, est parfaitement ridicule chez l'homme : relativement à la femme, celte mode n'a rien de bien séduisant. Une belle et large poitrine doit se terminer par des flancs proportionnés, et non pas être étranglée à sa base comme une fusée volante. Cette pratique dangereuse, source d'une foule de maux, amène naturellement k parler du corset.

L'usage de ce vêtement, lorsqu'il est mal fabriqué, offre les nombreux inconvénients qui ont été énumérés dans Vlhjijiène de la taille. Ici, nous le répéterons encore, avec les médecins de tous pays : les corsets busqués sont aussi dangereux pour les de- ■ moiselles que l'était le maillot pour l'enfant. Si dans les villes on rencontre tant de poitrines resserrées tiM déformées à leur base; si la gorge des demoiselles de" dix-huit il vingt ans n'a point le volume et les fermes contours de celle des villageoises; si les citadines n'olTreut, en général, qu'un sein peu développé, mou, flasque avant l'âge et dépourvu d'un mamelon sufiisant, c'est le corset qu'il faut en accuser. Si parmi les femmes des villes il y en a tant qui sont chétives, contrefaites, et qui, devenues mères, n'ont pas deseia ,

I donner h leurs enfants, c'est au corsel qu'elles doirent, en partie, ce triste résultat. S'il y en a tant qui Fineurent phlhisiques, c'est encore le corset qui en |€St cause. Cependant, il faut le dire, cette fureur de l'amincir la taille commence a se passer; un meilleur joût préside h la toilette des dames ; des corsets hy- Igiéniqnes, exempts de lames mélalliques et de balleines, servent également bien leurs formes sans les [comprimer, ni gêner les mouvements du corps. II Merail h désirer que les mères se pénétrassent bien [des dangers du corset à baleine, et le défendissent k [leurs lilles. Il serait aussi a désirer que les maris défendissent k leurs femmes, aux premiers signes de ■^^rossesse, de porter un corset meurtrier (1).

DERCICES ET REPOS.

L'action musculaire est indispensable k l'entretien

le la santé, elle met en jeu tous les organes et favo-

Irise leurs fontions. Pour les gens fortunés, la pro-

[menade à pied, a cheval, la danse, l'escrime, la

chasse, les voyages, sont autant de moyens propres

développer, à soutenir l'énergie vitale. — Pour le

;>rolélaire, l'exercice est dans son travail journalier,

(1) Voyei Vnijgxène de ta poitrine el de la taille, des pieds tl des mains, ouvrage aussi inltrcsçanl qu'utile, que loulcs les James, et surtout les mères, Jcvraient coiisuller, parce qu'il renferme de sages conseils sur les soi us à donner aux or{;anes nanimaires cl sur les moyens d'en favoriser ou d'en arrêter le icvoloppement. Prii : 2 fr.

heureux s'il n'est pas obligé de le pousser jusqu'à la] fatigue excessive !

A|)rès l'exercice, le repos est nécessaire pour donner au corps le temps de réparer les perles, et ce repos doit être prolongé en raison du plus ou moins j de fatigue occasionnée par rcxercice.

En général, oa doit suspendre le travail aussitôt que la fatigue rend les mouvements moins faciles t c'est une règle d'hygiène que tout le monde devrait] pratiquer; car, si le repos a été insuffisant pour amener une réparation complète, et que chaque jour on ' ajoute aux fatigues de la veille, l'équilibre dans les forces se détruit, la maladie arrive el vous accable.

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