ALIMENTS ET BOISSONS
Ils doivent toujours être de bonne qualité el pris en quantité modérée, de manière que la digestion en soit prompte et facile. Rien de plus pernicieux a la santé que rintcmpérancc : les excès dans le boire et le manger fatiguent l'estomac, occasion- 1 nent des indigestions, dont les suites retentissent sur le sysièmc génital. ,
Les plus célèbres médecins anciens et modernes* tracent h peu près ainsi l'hygiène relative aux aliments et aux boissons :
— Ilhoisir des aliments de bonne qualité et de d gestion facile.
— Régler autant que possible l'heure des rcpa
bel ne point se Torcer ^ manger si l'on n'en sent pas le ^besoin.
— Manger avec lenteur et bien opérer la maslica- Ition, aCn que le bol alimentaire, parfailcmeut broyé [et imprégné de salive, donne moins de travail 'a l'es [tomac.
— Laisser entre chat|ue repas un intervalle de cinq [à six heures, car l'estomac a besoin de repos, de même jque les autres organes à fonctions intermillentcs.
— Entremêler autant qu'on te peut, les viandes kaux végétaux; l'bomme étant omnivore, une nourri- Iture exclusivement animale ou exclusivement végc- I laie ne lui est pas aussi favorable (jue ces deux genres [ de nourriture sagement combinés.
Ne jamais trop manger; au contraire, quitter la I table avec une légère appétence.
— Rejeter tous les aliments faisandés, de haut goût, fortement épicés, qui détcnniaent un appétit factice. L'ingestion de ces sortes d'aliments irrite l'estomac et finit par le rendre paresseux.
— Éviter les repas (ilantureux : une trop grande [tariété de mets est nuisible.
— User modérément de vin et de toute boisson fermentée. Proscrire toute espèce de liqueur, ou du
loins n'en prendre qu'une minime dose après le re- Ipas, et jamais quand l'estomac est vide. — 11 est démontré que l'usage et surtout l'abus des boissons ^alcooliques porte une plus funeste atteinte à la sanic I que toute autre cause morbide ordinaire. L'action CCS boissons ne se borne pas seulement li irrit4
racornir la membrane muqueuse de l'eslomac, à détruire sa force digestive, h préparer de douloureuses gaslriles pour l'avenir ; mais elles vont encore perler leur funcsle influence sur le cerveau ; alors l'intelligence s'engourdit, peu a peu le buveur de- ■ vient slupide, et tombe dans cet élat d'abrutissement dont les exemples ne sont malbcureusemeat que trop nombreux dans la classe populaire.
— Prendre un léger exercice avant et après le repas : avant, pour aiguiser l'appétit; après, pour favoriser la fonction digeslive.
— Ne jamais se livrer h aucun travail d'esprit ni aux plaisirs de l'amour après avoir mangé copieusemeut.
— Eniin, les personnes qui ont l'habitude de souper doivent faire ce repas très-léger, et deux Leiire» au moins avant le coucher (1).
VEIUE ET SOMMEIL
Tous les êtres vivants, depuis le végétal jusqu'^ l'homme, sont soumis à la grande loi de la veille et du sommeil. — La veille est le temps de la vie active, ou de la dépense des forces; le sommeil est celui de la vie passive, ou de la réparation.
(1) Voyez VRygiàie et perfectiomsemenl de la bemiti hU" maine, où les questions relatives aux lialiitallons, <iux vétemenls, aux aliments, aux boissons et à la gymnastique sont traitées à fond et dans leurs plus intéressants liétails ; \ vol. grand in-lS, orné d une jolie grav. sur acier. Prix : 2 [t. !lO. c.
Le sommeil est absolument nécessaire pour reposer le système locomoteur et réparer les perles da fluide nerveux faites pendant la veille.
Le sommeil est d'autant plus réparateur qu'il est plus tranquille. — Au contraire, s'il est pénible, agité, il ne restaure nullement l'économie. On doit se hâter de rechercher et de découvrir les causes de ce changement pour les combattre immédiatement par des moyens hygiéniques et médicaux ; car le défaut de sommeil ne tarde pas h perler alleinle à la santé; l'homme quitte alors le domaine de l'hygiène pour entrer dans celui de la pathologie.
Le célèbre médecin Hufeiaud dit :
« — La privation de sommeil use promptement , les forces inlérieurcs et extérieures; rien n'est plus ^capable de conduire à une vieillesse prématurée. »
Ainsi l'homme qui se livre volonlaireiiicnt ou forcément h des travaux excessifs de corps ou d'esprit, et qui n'accorde point au sommeil le temps nécessaire pour réparer les fatigues morales et physiques, doit bienlôt en subir les tristes conséquences.
Mais si la privation du sommeil compromet la santé, l'excès contraire n'est pas moins nuisible? L'homme qui abuse du sommeil devient mou, paresseux, apathique ; chez lui la force vit;ile se ralentit, la sensibilité s'émoiisse, les difrérentcs circulations du corps s'alanguisseul, les humeurs s'élaborent diflicilemenl, el quelquefois obstruent leurs canaux, ce qui amène des congestions el de graves désordres.