CHAPITRE XXXIII
HTCIEME DK LA MERE ET DE l/ESPAII
SECTION I
DKS PHEMIEHS SOIUS A DONKER A LA FEHME ACCO0CU£l ET *0 NOnvEAD-aÉ."
Les parties génitales exlenies de l'accouchée, ii técs par la violente exlciision et les lirailleuicnls qu'elles onl éprouvés, doivent ëlre lavées cl raoll inenl busstuées avec de l'eau de mauve (iède encore avec uoe iufusion de cerfeuil et de bouilloo blanc,- on les garnit ensuite de linges assez épais pour absorber les lochies. — Le veutre sera enlouid Je serviettes chaudes, légèrement serrées, afin d'exercer une molle compression sur ses parois distendues par la grossesse. Ce bandage devra être souvent visité ei resserré lorsqu'on le trouvera relâché ; car c'est par ce moyen, bien simple, que les femmes préviendront ces dilacéralions des libres de la |)eau et ces rides nombreuses qui font perdre au ventre de la feniuic sou élastique souplesse. Voici le procédé dont se servent les Grecques pour s'opposer à la trop grande distension des téguments de l'abdomen et pour ram^^ ner les formes k leur fermeté première : fl
Délayez dans ï,v\ïti&îxu\û qjia.i\Li(.é d'eau froide
75 grammes d'amidon et 35 grammes de dexlriiie, de manière à oblenir une espèce de lait épais de couleur jaunâtre ; placez le vase sur un feu couvert de cendres et faites tiédir, en agitant vivemeul. Ajoiilez 50 grammes de cérat rosat, et remuez de nouveau jusqu'il ce qu'il soit fondu ; alors relirez du feu et trempez dans celle préparation des serviettes fines avec lesquelles vous entourerez et serrerez le ventre de la nouvelle accouchée.
La chambre où se trouvent la mère et le nouveauné doit (Mre spacieuse et souvent aérée; la température ni chaude ni froide ; les rideaux du lit resteront constamment ouverts pour laisser l'air circuler librement. On évitera de faire du bruit et de donner une lumière trop vive. La plus grande propreté régnera dans l'appartement.
Le décollement du placenta n'a pu s'opérer sans rupture de quelques vaisseaux utérins, d'où est résulté l'écoulement sanguin qui a eu lieu par la vulve, h la suite de l'accouchement. Cet écouleuieut continue pendant un ou deux jours ; le second on le troisième jour, c'est un mélange de sang et de sérosité de couleur roussàtre ; le quatrième jour et les suivants le liquide devient alhumineux, blanchâtre et cesse du dixième au quinzième jour. Le nom de lochies a été donné à cet écoulement, tout îi fait nécessaire pour purger la matrice de la surabondance des (luidcs qui la biiignent. Si les lochies venaient 'a s'arrêter, il faudrait les rappeler par des moyens thérapcuti(|ues. Lorsque la suppression des lochies déçead de la ilè-
vre de lait, on ne doit pas s'en inquiéter, car ellet reparaissent aussitôt que la fièvre est tombée Le renouvellement des linges qui garnissent l'accoucli^ et des draps du lit est de toute nécessité des qu'il sont souilles par les lochies.
La surface du corps de l'enfant qui vient de naître est recouverte de sang, de matières cérumineuscs autres impuretés qu'il faut immcdiatemenl nelloyei On se sert, à cet effet, d'un jaune d'oeuf délayé Jai un peu d'huile fraîche, dont on enduit la peau etqu'oi essuie avec un linge fin. Une fois que la peau estd^ barrassée de l'enduit, on lave tout le corps h l'eau tiède, et après l'avoir bien essuyé et séché, on passe J l'enfant une petite cliomise de flanelle légère pour le préserver du contact de l'air, et on lui couvre la lêtê d'une coiffe. La portion du cordon ombilical ligâlif rée doit être, par pi't'caution, sa«poudi"ée depon d'amidon, puis enveloppée dans un linge fin et fivéf sur le côlé du ventre. Toutes ces indications ayaiilélé , remplies, on couche l'enfant à côté de sa hière. H
On prétend que les anciens plongeaient le nouvea»- " né dans l'eau froide, dans l'eau des fleuves; mais cette pratique éiait plutôt employée comme épreuve que comme moyen hygiénique. Si l'on fait attention aux moyens calorifiques employés par tous les animaux h sang chaud, envers leurs petits; si l'on réflécliil à la température dans laquelle se trouve le fœli durant la gestation, on admettra sans hésiter, qi l'intention de ta nature est formelle à cet égan gue c'est être eu eciïv\ta>Ntû?Àïitv ■aH<^^î&., Qj«,4<ï,xott