DBS CAUSES DE LA STÉRILITÉ CHEZ LA FEMIIB ET DES HOIOS
PROPRES A LES GOMBATTRK.
L'appareil génital de la femme occupant une plus grande étendue que celui de l'homme, il devient» par cela même, sujet k des affections plus fréquentes.
(1) Hygiène de la beauté dans ses lignes, ses formes et sa couleur, suivie de Tari de redresser les imperfections physiques, Prix : 2 fr. 50 c. Chez Dentu et chez Ûarnier, libraires, |« PalaiS'Roval, à Pari^,
Parmi les maladies qui peuvent causer la stérilité, les unes peuvent se guérir. les autres sont incurables. Néanmoins, la femme ne doit jamais se désespérer des insuccès d'un traitement médical : car il arrive, quelquefois, que la nature, plus forio que Tart, octroie h la femme la fécondité dont elle était privée.
Dn ciiiorlft. — La lon^'ueur excessive de cet or* gane n'est pas, à slriclemeut paiicT* une cause de stérilité, lorsque les autres parties de l'appareil génital sont bien conformées; cependant on a observé, en général, que le développement excessif de cet organe rendait les femmes indifférentes aux caresses de l'homme et les portail a rechercher avec empressement la société des femmes. La volupté ditoridienne est, pour ces sortes de femmes, nommées iribades chez les anciens, un besoin impérieux qu'accroît incessamment le délire de leur imagination : très-lascives dans leurs jeux erotiques, elles s entourent de maitresseset se montrentd*une jalousie peu commune. Le vice de la tribacUe était beaucoup plus fréquent autrefois qu'il ne Test aujourd'hui ; les noms des Sapho, Eléphanlis, Cotlyto, Dionée, Phylénis, elc sont venus jusqu'à nous entachés de celte triste célébrité. Lucien, dans ses Dialogues, raconte une scène des plus lubriques entre une tribade et sa rnaitresse. Juvénal déclame contre plusieurs Romaines, entre autres Lofella el MeduUna, qui souillaient les autres femmes de leurs embrassements virils. Célius Aurélianus en parle sous Tépithèlo de titilleusesj et Plaute
sons celle de frotteuses, de gratteuses. L'Italie et la FraDce du moyen âge eurent aussi leurs iribadeSi sous le nom de fivileuses et de ribaudes. C'est presque toujours dans les grandes capitales qu'on rencontre ces femmes, qui» dévorées par une soif inextingaible de plaisirs vénériens, se livrent h des jeux illicites, et parviennent, à force de tirailler leur clitoris, à lui faire acquérir une longueur de plusieurs pouces, de façon h simuler un membre viril ; alors, elles renoncent aux douces prérogatives accordées à leur sexe, elles se font hommes, et cherchent des maltresses pour assouvir leur honteuse passion.
On citait à Paris, il y a quelques années, une dame dont le clitoris égalait en longueur et en grosseur an membre viril. Riche et irès-lu brique, ce virago payait des maîtresses, les fatiguait et les usait en peu de temps. C'était aux jeunes filles qu'elle s*adressait de préférence; k leur défaut elle prenait des femmes mariées. Ces dernières assuraient que la ribaude fonctionnait à Tinslar d'un homme, mais plus voluptueusement et beaucoup plus longtemps. Plusiears dames, qui curent la curiosité d'aller voir la monstruosité sexuelle de cette prétendue hermaphrodite, sortirent de chez elle avec la certitude que le fait, rapporté par les femmes mariées, était parfaitement exact.
D'après ce qu'on vient de lire, on conçoit que l6 monstrueux développement du clitoris doit rendre la femme peu apte, sinon inhabile à la procréation. L'amputation de cet organe iramène ordinairement la
iemme Si des goûts naturels, et la dispose li être fécondée, lorsqu'il n'existe point en elle d'autre cause de stérilité.
L'histoire romaine contient le fait suivant : un proconsul, marié h une femme h long clitoris, dont b stérilité et l'indifférence à ses caresses le dcsespénienl, la surprit un jour, dans un appartement retiré de la maison, toute nue et jouant à Thomme avec ses esclaves femelles, également nues. Le Romain furieux enfonça la porte, saisit sa femme, et du (ranchanl de son poignard lui abatlit le clitoris. De ce moment la tribade perdit complètement ses goiits contre nature, redevint femme, aima son mari et lui donna plusieurs enfants.
Le docteur Mondât rapporte un cas à peu près semblable : — une jeune femme, mariée depuis plusieurs années et stérile, lui fut amenée; on reconnut qu'elle avait contracté dès l'enfance la funeste habitude du clitorisme, et qu*elle préférait les plaisirs solitaires k ceux que lui offrait son mari. Le docteur Mondât, de concert avec les professeurs Dubois et Pelletan, pratiqua l'amputation du clitoris. Cette opération valut, neuf mois après, à la jeune femme le ioux litre de mère.
t<*aiigaiitie ou étroilessc du vacjin provenant de cicatrices vicieuses, d'adhérences, d'épaississemcnt, d'induration des parois vaginales, s'oppose h la libre introduction du pénis, et par conséquent h la fécondation. On a vu des vagins tellement racornis et
calleux par Tabus des injections astringentes, que les corps les plus minces ne pouvaient plus y entrer. — Les oblitérations du canal vaginal par de fmissa membranes, des ulcères, des concrétions polypifoT' mes; les fistules, etc., gênent plus ou moins le coït el la fécondation. — Vaugustie se combat par l'usage des pessaires gradués ; rien n'est plus facile que d'obtenir la dilatation du canal, au moyen de pessaires faits avec une éponge préparée par la compression. Cette éponge absorbe Thumiditédu vagin, se gonfle, et en quelques jours produit la dilatation désirée. Pour la retirer du vagin, il est nécessaire de prendre un bain entier ou un bain de siège.
L'état contraire h Tangostie, c'est-k-dire V excessive largeur du vagin, surtout lorsque ce conduit est continuellement baigné de mucosités ou de flueors blanches, est un obstacle à la fécondation. Les parois du vagin, se trouvant dans un état de flaccidité, ne peuvent embrasser le membre et retenir la liqueor séminale, qui, aussitôt lancée, découle par la vulve au lieu de remonter au col de la matrice. — Le seul remède est de diminuer l'ampleur vaginale et Técoulement vulvo-utérin par les moyens qu'indique l'art médico-chirurgical. (Voyez au chap. Toilette secrète.)
Le défaut de cavité de la matrice, Tocclusion de son col, sont nécessairement des causes de stérilité. Les ménorrhagies, ou pertes utérines, les dysménorrhées, les aménorrhées, et généralement toutes les aiïeciions de Vuvévus, ^owl des causes procbspnes W
ëloi^ées de stérilité. En effet, la fécondation nécessitant l'intégrité physiologique du système ulérin, toute aRcction doit lui être plus ou moins nuisible. Nous ne saurions établir dans ce petit ouvrage le traitement des maladies de l'utérus, si nombreuses et si difficiles à combattre; les femmes qui en sont afièctées doivent 86 confier aux soins et a Texpérience d'un médecin qui fait sa spécialité de ces sorte:^ de maladies.
En général, toutes les fois que Thomme et la femme s'éloignent de leurs caractères sexuels distinclifs, c'est-à-dire lorsque leurs organes génitaux ne sont point assez développés» il en résulte une sorte d'inaptitude à la procréation. Les hommes féminisés et les femmes virilisées qui s'unissent ensemble sont ordinairement stériles.
Ainsi, l'homme dont les testicules 'ont éprouvé un arrêt de développement, une atrophie complète, ou qui en a été privé par un accident quelconque, perd ses caractères virils. Sa barbe ne croît plus et tombe» sa voix prend un timbre grêle et criard, ses seins augmentent de volume, ses formes s'arrondisl^nt : il se féminise. Les femmes dont les ovaires restent à Tétat rudimentaire, ou qui les ont perdus par suite de maladie; celles qui ont une matrice im« perforée ou une imperfection majeure dans Tappareil génital, perdent leur caractère féminin. La barbe pousse sur leur visage, leur voix devient grave, leurs seins se fondent, et leurs moelleux contours disparaissent pour faire place à des formes anguleuses : elles se virilisent.
Riolan enleva les deux ovaires d'une femme (k vingt-trois ans, sans qu'elle en éprouvât aucune â* cheuse atleinte pour sa santé , mais ses règles ces* sèrent complètement, ses seins, assez volumineui, disparurent» sa peau perdit sa douceur, et, de jour en jour, de mois en mois, elle marchait à- la masculinilé. En moins d'un an elle arriva au degré du virago complet.
Baudelocque raconte Thistoire d'une femme, privée naturellement d'ovaires, qui avait barbe au menton, et qui, dédaignant les travaux de son sexe, se li« vrait aux exercices des armes, de Téquitation et de la chasse.
Jeanne d'Arc, Jeanne Hachette, Théroigne de Méricourt, Thérèse Figueur, qui fit toutes les campagnes de la Révolution et de 1 Empire, ainsi qu'nne foule d'autres femmes belliqueuses, h qui la culotte convenait beaucoup mieux que la robe, offraient des imperfections génitales et n'étaient point réglées.
Dans son Histoire physiologique de la femme, le docteur Mathieu cite une jeune fille aiïeclée d'impe^ foration de la matrice qui, pendant sept ans, éprouva de violentes douleurs causées par la résorption dQ sang menstruel.
Vers l'âge de vingt-six ans, les ovaires s'étant atrojihiés, la lèvre de celte femme se couvrit de poils: elle perdit ses seins, ses formes arrondies et le ve« louté de sa peau : sa voix devint dure et désagréable, et quelques années plus tard elle offrait tous les traits du virago.
L*âgc de retour, qui esl le résultat direct d'un ommencemenl d'atrophie des ovaires et de la mariée, amène, chez les femmes, des changements g& léraux analogues plus ou moins tranchés.
Chez Thumme, latrophie des testicules, par Tâge, (père dans son organisation des changements non Doins tranches. L'homme et la femme devenus vicilards ne conservent plus les caractères distinctifs de ear sexe; ils semblent se métamorphoser et se onfondre en un être mixte qui n'est ni homme ni îmme.
Deux causes de stérilité, beaucoup plus fréquentes a-on ne l'avait pensé jusqu'à ce jour, sont: ITal- AUKiTÉ des mucosités de la matrice ; 2° rAcroiTÉ des uicosités vaginales, Dos expériences souvent répètes nous ont donné la certitude que les alcalis et les cides tuaient les animalcules spermatiques. Or les oospermes introduits avec la semence dans le vagin t delh dans l'ulérus sont immédiatement frappés de lort, si les humeurs qui lubrélient ces organes sont 'op alcalines ou trop acides. Un moyen fort simple, tqui a toujours été suivi de succès, est celui de faire es injections vaginales, en arrosoir, et des irrigations ans la matrice, avant de se livrer à l'acte de la reroduction. Ces injections se font tout bonnement TOC une décoction de son passée à travers un linge. - Nous invitons les mariages stériles à essayer c€ loyen, qui rentre, du reste, dans l'ordre des abluions génitales. L'acte doit se consommer dans Tatliiide naturelle, mais le siège de la femme étant un
peu soulevé par un traversin placé sous les reins, h^ Nous connaissons deux mariages stériles, Tun pen- is^ < dant douze ans et l'autre huit ans, qui, par ce moyen, Dnt eu le bonheur d'obtenir des enfants.
Hermapiirodismo (1). Il existe une autre canse de stériUté, heureusement fort rare, c'est l'hermaphrodisme ou réunion simultanée des deux sexes sor le même individu. Mais cette réunion n'est qu'apparente, attendu que Thermaphrodisme n'est jaoïais complet dans l'espèce humaine, hormis quelques exceptions, fort douteuses, citées par des physiologistes. L'investigation anatomique finit toujours par découvrir que rhcrmaphrodisme humain n'est qu'une imperfection ou une monstruosité des parties génitales. L'hermaphrodisme complet, absolu, ne se rencontre que dans le règne végétal et chez les êtres placés an pied de l'échelle animale; il disparaît lorsqu'on arrive aux animaux qui occupent les échelons supérieurs.
L'hermaphrodisme, dans notre espèce, quoique simulé, c'est-a-dire dû a Timperfection des organes génitaux, a donné lieu a plusieurs méprises sur les registres des naissances ; on cite plusieurs cas d'enfants qui, enregistrés comme appartenant au sexe féminin, sont, plus tard, devenus garçons, et des nouveau-nés qu'on croyait du sexe masculin se transformer tout a coup en filles, h l'époque de la puberté. Plusieurs hermaphrodites, âgés de seize à viugl-
(i) Le monstre nomme Uermaphrodite fut, selon le mythe grec, engendré par Mevcure (^Hermés\^*,Vèaus(^pftrorfite).
cinq ans, qui, dans les grandes villes, ont été exposés il la curiosité publique, n'étaient que des femmes ou des hommes manques, offrant le simulacre des deux sexes réunis. Les uns prdsenlaient, au milieu du scrotum, une fente longitudinale, en forme de vulve, avec l'absence des testicules, et un enfoncement péri' néal faisait croire k l'cxislence d'un vagin. — Les autres étaient pourvus d'un énorme clitoris, semblable au membre viril, avec érection vigoureuse, et, au-dessous de la fente vulvaire, le replis membraneux qui forme les petites lèvres descendait et se pelotait de façon à simulerles testicules. Or, d'après l'inspection anatomique, les hermaphrodites de notre espèce ont été classés en mâles et en femelles.
Les hermaphrodites femelles, ou femmes h long clitoris, ont généralement les seins, la matrice et les ovaires très-peu développés; le pubis aplati, les hanches étroites, les formes sèches, le système pileux abondant, la lèvre supérieure garnie de poils, la voix forte et tous les traits d'un virago. Elles n'éprouvent aucun penchant pour les hommes, et recherchent au contraire les personnes de leur sexe pour se livrer, avec elles, a des embrassements virils. — Ces sortes de femmes sont presque toujours stériles.
Les hermaphrodites mâles ou hommes imparfaits dont les testicules sont restés dans le ventre, offrent plusieurs traits de ressemblance avec les femmes: d*abord une espèce de vulve, un simulacre de vagin, des mamelles quelquefois assez développées; ensuite
dcsTomies arrondies, une voix grêle, peu ou pointde barbe. Ces êtres, assez rares, sont indilTérents h Tamour et languissent dans l'impuissance jusqu'à ce qu'un effort de la nature jette hors du ventre les testicules, qui y étaient restés cachés; alors ils deviennent hommes.
Ambroise Paré a écrit Tobservation d'une jenoe fille de seize ans, devenue homme en saulant un fossé. Montaigne, qui vit cet homme en passant par Vilry, raconte aussi qu'il y entendit une chanson très en vogue parmi les filles du canton, et dans laquelle on les avertissait de ne faire ni sauts, ni grandes emjambées,dc peur de devenir garçons comme Marie Germain : c'était le nom de l'hermaphrodite en question.
11 existe, à Rome, une statue de marbre antique, représentant un hermaphrodite avec les attributs des deux sexes, parfaitement conformés. On doute qu'il ail été fait sur un modèle vivant, et l'on pense que le statuaire, voulant créer un type voluptueux, aura combiné les attraits des deux sexes sur le même indi« vidu.
Pline, dans son Histoire naturelle, rapporte quelen hermaphrodites étaient très-recherchés de son temps, Bi qu'on les comptait parmi les délices et les raffinements du luxe.
Nous avons donné, dans notre ouvrage des Métamorphoses Immainest l'histoire des hermaphrodites les plus célèbres ; nous nous bornerons ici h relever U curieuse observation d'un de ces êtres, qui passa poar
être homme et femme alternativement et qui offrail réellement, sur sa personne, la réunion des deui sexes incomplets.
Dorothée Perrier, née en Russie le 17 août 1780, est un des hermaphrodites qui ont fixé Tattention d'un plus grand nombre de médecins. Il fut inscrit, sur le registre des naissances, comme iille, et eut, k Tépoque de sa puberté, un écoulement menstruel qui De se renouvela que pendant six mois. Le docteur Bafeland, Tayaut scrupuleusement examiné, en 1801, se prononça pour le sexe féminin. Après un examen non moins scrupuleux, J. Frank avoua qu'il penchait pour le sexe masculin. Dorolliéc Perrier parcourut successivement la Prusse, TAuti iche, l'Allemagne, l'Angleterre et la France, se montrant \ tous les hommes de Fart qui désiraient la voir : les uns la déclarèrent homme, les autres femme, sans qu'il y eût de preuves plus convaincantes pour le sexe masculin que pour lesexe féminin.
Entrée k Thôpital pour une grave maladie, Dorothée fut placée dans la salle des hommes, où elle succomba quelques jours après. Le chirurgien de service, surpris de voir h ce cadavre des mamelles aussi grosses que celles d'une femme, eut la curiosité d*examiner les parties génitales. Au premier coup d'œil il aperçut les deux sexes situés Tun au-dessous de Fautre : le membre viril en haut, la vulve en bas. Après s'être bien assuré que le membre n'était pas Un clitoris fortement développé et la vulve un vain limulacre» le chirurgien procéda aussitôt k la dissec-
tion des organes génitaux intérieurs : il trouva un eanal déférent qui, partant des testicules, allait s*oqvrir dans une vésicule séminale située à droite. Celte vésicule communiquait au canal de la verge par m conduit éjaculateur. Entre la vessie et le gros intestin existait une matrice aplatie pourvue d'une trompe et d'un ligament : l'ovaire situé k gauche était parfaitement sain et de la grosseur d'une aveline.
En face de cette organisation androgyne si frappante, les médecins et chirurgiens de réiablisseraenl avouèrent qu'ils ne voyaient aucune impossibilité à ce que Dorothée Perrier eût pu se féconder elle-même sans le secours d'un homme. Ce cas d'hermaphrodisme complet est vraiment extraordinaire, et nous en avons rapporté l'observation telle quelle, sans y ajouter aucun commenlaire.
Autre cas. — Une religieuse espagnole, nommée Madeleine Mugnez, après sept années de couvent, se trouva tout à coup convertie en homme. La chose ayant été connue, elle fut immédiatement chassée do couvent, avec injonction de prendre Thabit d'homme. On la rebaptisa sous le nom de François Mugnez; mais un cas de conscience divisa les ecclésiastiques: il s'agissait de savoir si les vœux prononcés par Madeleine forçaient François à endosser le froc. Deî ihéologiens furent nommés pour juger l'incident, e fort heureusement donnèrent gain de cause à Françoii Mugnez, qui avait manifesté l'intention de se marier
Nous terminons ici Thistoire étiologique de la sté riïïtéf en faisant toutefois observer que, chez les nt
lions tivilisées, il existe une espèce de stérilité vo^ lontairey entretenue par la crainte de procréer; celte crainte, sans rendre les mariages stériles, nuit beaucoup à la population des Etats, parce qu'un couple, aiQ lieu de produire cinq, six enrants et plus, n'en procrée qu'un ou deux, et cela dans un but d egoïsme qui s'accroil k mesure que la civilisation progresse. Beaucoup de femmes aussi, sans être stériles, éludent la nature dans la crainte que la grossesse et Tenranlement ne portent atteinte à leurs charmes; mais cette crainte n'est nullement fondée, et ces femmes se préparent des regrets pour plus tard.
Chez quelques anciens peuples, il existait de semblables abus : Valère-KIaxime nous apprend que les Romains ne pouvaient se marier sans jurer hautement devant les juges que leur intention était de procréer. Toute femme convaincue de fraude dans Tacte du coït était notée d'infamie et tenue d'expier son crime en assistant, les cheveux épars et les fesses nues, au sacrifice d'un bouc.