‹ Hygiène et physiologie du mariageChapitre 47 sur 69 · DIO · texte numérisé non relu

DIO

EnOn. un soir, Alibcrt, traversant h pied un des carnfoiirs de la capitale, reconnut, malgré son travestislement, la jeune aristocrate qui faisait métier de fille d'amour.

« Que faites-vous Ib, malheureuse? lui dit-il d*un (on sévère. — Docteur, je suis votre ordonnance, et je me guéris, répondit en souriant la nymphomane. »

En clïet, un mois après, rassasiée de plaisirs vénériens, la jeune demoiselle rentra chez ses parents, oomplétement «guérie : un prompt mariage ensevelit à jamais dans Toubli les hontes de son escapade.

SECTION II BE LA UASTURBATION COUME CAUSE DE STÉniLITé.

La passion des plaisirs solitaires, chez les deux Mies, est une cause de stérilité plus fréquente qu'on ne le pense, surtout lorsque cette passion a dévoré la jeunesse et flétri les organes. On ne saurait trop indi- []ueraux parents les signes qu'offrent les adolescents ]ni se livrent ît ce vice honteux.

C'est ordinairement dans les grandes villes, dans les pensionnats, couvents, etc., etc., que celte funeste habitude promène ses ravages. Lb, on voit les jeunes j[en8 adonnés b ce vice fuir la société, rechercher l'isolement, afin de se satisfaire; ils sont pâles, engourdis, jKiressçux, craintifs, lâches, dégradés au moral comme àu pliysique. Leur corps se courbe, leur marche est

chancelante, leurs yeux s'enfoncent, leurs traits s'amincissent; on lil sur leur visage inanimé les progrès du mal, et, si le mariage ne vient les arracher à celte honteuse passion, c'en est fait de ces malheureux. Lei pertes séminales, sans érections, arrivent; la poitrioe s'affecte, les lèvres se décolorent, la mémoire s'éteinti la raison s*allère; ils tombent dans un état d'épuis^ ment contre lequel toute médication devient impuissante, et les infortunés s'éteignent lentement dansles angoisses de cette hideuse maladie « qu'on appelle consomption.

Les mêmes effets sont produits chez la femme par les excès du clitorisme : le teint perd sa fraîcheur, les seins se flétrissent, des flueurs blanches et fétides épuisent la constitution, qui tombe dans une afrreuse maigreur. Le système nerveux, si souvent ébranlé par les titillations voluptueuses, finit par perdre sa sensibilité et demande des moyens plus énergiques; alors, les filles ou femmes entachées de ce vice sont perdues pour la société, si le mariage ou une circonstance capitale ne vient éteindre, en elles, les fureurs de cette honteuse passion.

Les moyens proposés et employés pour détruire cette pernicieuse habitude, chez les enfants, sont tous plus ou moins stériles. La honte, la crainte, les menaces de Croquemitaine ou du diable cornu, les reproches, les châtiments, rien ne peut arrêter cette passion, quand elle eslenracinée. L'infibulation, qu'on pratiquait autrefois, les étuis, les manchons, les san« gles^ etc. y ne font pas davantage. Mais» un excellent

moyen, c'est de promettre et de donner des récompenses pour un exercice physique pratiqué avant le coucher; par exemple, tirer de Teau a un puits, faire moudre du café ou tourner un rouet jusqu'à la fatigue; lorsque le sujet se dit fatigué, Texciter à tourner encoreen doublant la récompense. L'extrême lassitude dans laquelle tombe l'enfant ne lui permet plus de peoser h son vice; a peine jeté sur son lit, il s'endort profondément ; et, si l'on peut obtenir de lui le même exercice pendant quelques semaines, en variant les récompenses, on obtient un résultat complet.

Page 1