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SECTION III ACCOUCHEMENT

L'accoucheiDent est le résultat forcé d*une fonction: [gestation; s'il est, dans les villes, assez fréquemlent laborieux, difficile, douloureux, c'est noire ciilisation et nos mœurs qu'il faut en accuser; car, hez les peuplades k l'état demi-sauvage, il s'exécute icilement, sans qu'il soit besoin d'un accoucheur; la •tiire, plus savante que l'art, effectue l'accoucheneot par les rapides douleurs de Texputsion.

lifis accouchements se distinguent en précoces, ou ivant terme; en tardifs, ou après terme; et en naturds, on k terme ; nous ne nous occuperons que de Ms derniers.

Tout s*enchaine et se lie dans la nature vivante, toit est soumis à la loi des connexions : les transmis- >Mis héréditaires sont hors de doute aujourd'hui ; les Btfuits se ressentent plus ou moins de la constitution Ib leurs parents. Si la nouvelle accouchée, qui nous ^pe, a été engendrée par des parents bien consli- H$; si elle n'a pas eu la poitrine et le ventre défortiés par la pression continuelle d'un corset: si, enfin, He %'est conformée, pendant sa grossesse, aux prinipes tijrgiéniques tracés dans ce petit ouvrage, nous

lui assurons d'avauce que les douleurs de renfantement seront légères et rapides; le bonheur de se voir revivre dans sa progéniture les lui fera supporter &cilement. La jeune épouse qui a été sage durant a grossesse doit rejeter toute appréhension de douleurs excessives et d'accident ; chez elle la nature marche à son but sans rencontrer d'obstacles. Elle sera largement récompensée des moments pénibles de Taccou* chement par l'immense plaisir que lui procurera h naissance d'un enfant.

▲CCOUCHEMEirr A TERME.

Après neuf mois révolus, h dater du jour de lafécondation, c'est-k-dire après deux cent soixantequinze jours de gestation, Taccouchement naturel a lieu.

La nature, si admirable dans tout ce qu'elle fait, prépare vingt k trente jours d'avance l'expulsion de l'enfant. Les premiers signes du travail sont l'aplatissement du ventre, par suite de la dernière évolnlion du fœtus ; un état d'anxiété, d'abattement; des frissons ; l'écoulement par la vulve de mucosités plos ou moins abondantes, la constipation ou la diarrhée, l'incontinence d'urine ou la difficulté d'uriner, une pesanteur incommode vers le siège; des frémissements dans le col de la matrice, etc.. Enfin, vers les derniers jours de la grossesse, les quatre signes suivants annoncent que le moment d'accoucher est

irrivé : T les douleurs : T la dilatation du col de la matrice ; S"" un flux de glaires sanguinolentes par le vagin ; 41" la rupture de la poche des eaux.

À. Les douleurs, résultat des contractions de la matriee, sont d'abord faibles, de courte durée, et ne se font sentir que d'intervalle en intervalle; on leur a donné le nom vulgaire de mouches. Ces douleurs deviennent plus vives ; les instants de repos sont plus courts, et la femme pousse des gémissements, des cris.

B. La dilatation du col utérin est la conséquence immédiate des contractions utérines ; selon que la dilatation est plus ou moins franche, Taccoueheur juge de la durée du travail.

C. Les glaires imngnlnolentes, provenant des mucosités utero -vaginales et de la rupture de quelques petits vaisseaux du placenta, constituent le troisième phénomène du travail.

D. La rupture de la pocbe des eaux est le

dernier phénomène qui précède la sortie de Tenfant. Lorsque la rupture se fait a Torifice du col de la ma* trice, les eaux s'échappent en jet, et la sortie de l'enfant s'opère avec facilité. Lorsque la rupture a lieu sur un point éloigné de Toriflce, les eaux ne s'échappent qu'en partie, et l'accouchement est retardé ; il se forme une nouvelle poche que l'accoucheur doit rompre avec son doigt.

SECTION IT

»E8 VAIflEUtRES OBSTETRIQUE» LES PLUS FATOEAIlS

• ▲ l'agcûuchemeut

Le plus généralemeDt Teipalsion de FenfaDt a liei par les seuls efforts de la nature ; cependant il peut arriver que Taccouchement soit laborieux, c'esl-idire présente des difficultés que l'art peut prévenir ou combattre; dans ce cas, un accoucheur habile abrège toujours les souffrances de la femme en co«ches.

Nous allons suivre la marche du travail de Tenfaotement et décrire sommairement Izz uianœuvres que l'expérience a reconnu les plus favorables.

Premier (emiMu — La femme éprouve des annotés, des nausées, des faiblesses. Elle respire avec effort; d'assez vives douleurs se font sentir dans les reins, des contractions utérines ont lieu, et le col de la matrice commence k s'ouvrir.

Dès l'apparition de ces premiers phénomènes, la femme doit garder la chambre et se placer sur le lit où doit s'opérer Taccouchement. Tous les cordons des vêtements, agrafes et autres attaches seront desserrés, parce que la moindre compression est des plus nuisibles. La temi^évtaiiuce de l'appartement ne

levra pas être à plus de vingt degrés ni au-dessous le dix. S*il y a longtemps que la femme ne soit pas illée à la garde*robe, un* lavement devient nécessaire E^Qur vider te gros intestin.

iieiixiéiiie temp»«r-Les douleurs se multiplient; le col de la matrice est dilaté ; la poche des eaux se iMrésente à son oritice ; son poids pèse sur la vessie et fait éprouver k la patiente de fréquentes envies d'uriner.

Chez les femmes de trente k quarante ans qui accouchent pour la première fois, il peut arriver que le col de la matrice ne se dilate pas assez et, malgré It fréquence des douleurs, conserve sa rigidité. Alors une saignée du bras et un bain de siège émollient sont indiqués, pour amener la dilatation nécessaire au passage de Tenfant.

Lorsque les douleurs languissent, lorsque la dilatation reste imparfaite, d'autres moyens sont néces*' laires. On a conseillé les lavements irritants, les vomitifs, les sternutatoires, etc. Ces agents ont pu réussir quelquefois, mais ils sont presque toujours dangereux, et nous invitons les femmes à ne jamais les employer. Si la faiblesse des contractions utérines dépend d'une débilité de la personne, un bon coiitomme, quelques cuillerées d'une potion, tonique raniment promptement les forces. Dans le cas où Ton n'obtiendrait aucun effet sensible, il faudrait administrer la poudre de seigle ergoté, dans un verre d'eau sucréi k la dose de 12 à 15 décigrammes, en quatre

prises de huit minutes en huit minutes. Sous Vinfluence de cette poudre, il est rare que les contractions de la matrice ne se réveillent pas avec énergie. Les violentes agitations, les cris immodérés qoe poussent beaucoup de femmes en travail, contribueut k les jeter dans l'épuisement. L'accoucheur doit employer toute son éloquence k les calmer, et il j parviendra facilement par des paroles afTectueases; il leur fera comprendre que leur agitation eitréme peut nuire a Tenfant et compromettre sa vie; cela | sufBt le plus souvent pour remonter leur courage et leur donner la force de souffrir en patience.

Troisième temp*» — - Les douleurs se succèdent rapidement; le vagin est abreuvé de glaires saugninolentes; le col de la matrice est entièrement dilaté, la poche des eaux s'engage dans son orifice. Alors la respiration est saccadée, les yeux et le visage sontanimés; une réaction générale s'opère, la peau se couvre I de sueur. Au milieu de cet orage, une forte contraction utérine rompt ordinairement la poche, les eaux s'écoulent, le ventre s'affaisse; tout annonce la fin do travail.

Il arrive quelquefois que les membranes de la poche résistent aux contractions utérines et retardent l'accouchement; il faut immédiatement en opérer la rupture, mais avec circonspection. La manière d'ouvrir la poche est des plus simples; le plus souvent il suffit de la presser avec le doigt indicateur. Si ce moyen restait infructueux, on emploierait une sonde,

OU des ciseaux, guidés par le doigt, et dont on ne laisse passer qu'une ligne de pointe; ce dernier moyen exige beaucoup de prudence. Après l'ouverture de la poche et l'écoulement des eaux, Taccoucheur ne doit plus quitter la femme, car la sortie d l'enfant peut avoir lieu d'un moment k l'autre.

Haatrlème tempii. — Les douleurs augmentent, deviennent plus vives ; la tète de l'enfant s'engage dans Vorifice de l'utérus ; les contractions redoublent, le fœtus va franchir le détroit inférieur. Le coccyx est refoulé, le périnée se tend, le vagin s'enlr'ouvre, les granles et petites lèvres se dédoublent par l'ampliation de la mlve; la femme se cramponne à son lit, s'arc-boute, fidt un dernier effort, et la tète de l'enfant parait au niveau de la vulve. Alors, l'accoucheur doit soutenir, avec sa main, le périnée pour prévenir sa déchirure ; ee point est très- important ; car la déchirure du périnée, très-difficile à guérir, laisserait une dégoûtante infirmité. L'accoucheur soutient donc le périnée d'une main, et de l'autre s'oppose mollement a la sortie brusque de la tête de l'enfant. Dès que la tête a franchi la vulve, la face glisse sur Tune des cuisses de la mère et les épaules se dégagent ; puis une dernière contraction de la matrice a lieu plus longue, plus énergique; le corps entier de l'enfant est expulsé du canal utéro-vaginal. Celte dernière contrac^ tion arrache un cri convulsif k l'accouchée; un autre tri lui répond : c'est celui du NOUVEAU-NÉ !.... A ce cri, qui fait tressaillir l'être entier de la jeune

épouse, les douleurs se taisent, tout est oublié. Ojolel à bonheur! Elle est mère !lî...

L'enfant est sorti du sein qui Ta nourri neuf mois; mais il tient encore k la matrice par le cordon ombilical. On coupe le cordon à quelques centimètres è l'ombilic, avec des ciseaux, et, on en fait la WpAm au moyen d'un fil ciré. Aussitôt que Fenfant a tu k jour, la double fonction pulmonaire sMtablit et la ii( extra-utérine commence.

Mais, tout n'est pas fini pour l'accouchée; il loi resk encore h subir la délivranoe ou expulsion des mm branes formant le placenta. De légères douleurs « font sentir quelque temps après l'accouchement, ei le placenta se détache bientôt de lui-même. Néanmoins, si le travail de la délivrance se faisait tro[ attendre, l'accoucheur le hâterait en opérant de lé^ ^res tractions sur la portion du cordon restée bon delà vulve. Cette manœuvre doit s'exécuter avec de grands ménagements, pour éviter une déchirure avec hémorragie ou le renversement de la matrice, deox accidents fort graves. Après la délivrance ou expulsion complète du placenta, on opère de légères ^ri^ tiens sur le ventre, pour favoriser le retour de la matrice k sa place habituelle. L'accouchée est ensoife lavée et changée de linges, puis transportée sur on lit garni d*alèzes. Son ventre sera mollement bandé avec des serviettes chaudes ; cette précaution est des plus importantes pour ramener la peau du ventre, énormément distendue, à son premier état et font etheer toute trace tf^t^^^wchftment. Nous revien-

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