SON ENFANT
La femme qui noutnv àvA\ \^\\\^t ^Q\%w^\i&emeni
sa santé, parce que la moindre indisposition retentit sar la quantité et la qualité de son lait. Elle évitera les vicissitudes atmosphériques, le passage d'un air froid à un air trop chaud et vice versa. Dans la saison d'hiver, elle doit bien se couvrir et prot^er ses seins contre le froid extérieur. En été, son vêtement sera plus léger, mais elle évitera les matinées et les soirées dont la fraîcheur pourrait lui être nuisible.
L'observation et l'expérience prouvent, chaque jour, qae la bonne ou mauvaise qualité du lait dépend du régime alimentaire que suit la femme, et que le nourrisson est toujours victime des erreurs ou des excès que commet sa nourrice. Le lait, sortant du sein, ofire à Fanalyse des propriétés analogues à la nature des substances dont la femme a fait usage. Si la nourrice mange ou boit des substances purgatives, Tenfant est purgé; si elle boit de Tabsinthe ou toute autre substance amère, son lait contient un principe amer. Ces faits irrécusables montrent la liaison intime qui existe entre les aliments et la sécrétion du lait; combien on doit être scrupuleux sur Talimentation et Tadministration des médicaments 1
La nourrice doit rejeter les aliments acres, salés, astringents, de haut goût, ainsi que les boissons fortes et les liqueurs spiritueuses. Le pain bien cuit, les viandes rôties, succulentes; les crèmes faites avec du lait, des jaunes d'œuf, de la farine d'orge et du sucre; des poissons et des légumes frais; les fruits bien mûrs de la saison, etc., sont les aliments les phis favorables. La nourrice évitera de donner le sein
k l'enfanl immécliateineQt après avoir manffé en après ji 8*étre livrée k un exercice (ktigant.
Pour conserver la quaBtité et la bonne qualité de son lait, la femme doit éviter les émotions vives, les accès de passion violente, telles que haine, colère, jalousie, frayeur, etc. On a vn souvent le lait d'one nourrice être supprimé ou dénaturé par une subite frayeur ou un transport de colère. L'oisiveté, le trop long repos, de môme que la fotigue, sont égalemeotà fuir. Les femmes du monde feront bien de ne (Mis fréquenter les soirées, les bals, les théâtres et autres lieux de réunion malsains, où la chaleur est lourde, l'air épais et vicié par une foule de persoones. Le sommeil est tout à fkit nécessaire à la mère qui allaite ; ordinairement fatiguée par les soins prodigués k son nourrisson, elle doit se coucher de bonne heure, pour réparer les pertes faites pendant la journée.
Une mère nourrice doit veiller k la propreté de son corps et de son linge qui demande k être fréquemment renouvelé. Ses fonctions exonératriees doivent se faire librement ; la constipation on la dia^ rhée sont contraires k son lait. Elle restera sevrée des plaisirs sexuels pendant la lactation ; Texcitation produite par ces plaisirs peut amener les règles, et, de ce moment, la femme ne saurait continuer son rôle de nourrice ; car son lait perd chaque jour en quantité et en qualité. Si la femme est très vigoureuse, si l'apparition des règles n'influe point sur la bonté 0l rabondance du lait, elle peut continuer l'allaite-
Hient ; dans le eas contraire, il faut donner Tenfant k une autre nourrice ou le sevrer s'il est assez fort.
Lorsquil y a sécrétion de lait exubérante, ou que les seins sont tendus et gonflés par ce liquide, on doit y obvier tout simplement par un régime alimentaire approprié & cet état ; tel, par exemple^ qu'une nourri» tara végétale composée de chicorée, d'épinards et antres légumes herbacés; des fruits cuits, des confitures, etc. , et pour boisson une décoction de chienéent légèrement nitrée. Quelques jours de ce régime laffisent pour modérer la sécrétion lactée. Le conseil ^'on donne de faire teter la femme par un jeune diÎM ou de pratiquer des succions artificielles pour •riever le surcroit de lait est d'autant plua mauvais qoMl produit TefTet contraire h celui qu'on attend. En eftét, plus un organe est stimulé, plus il sécrète ; plus un sein est soumis k la succion, et plus il fournit de lait. Ce moyen eiiîl donc k rejeter. Les topiques astringents appliqués sur les seins doivent être proscrits comme très-dangereux.
Les soins k donner au mamelon de la nourrice peuvent se résumer dans les suivants : — Les femmes dont le mamelon ne ressort point ou n'est pas assez développé, remédieront k cette imperfection au moyen àe suçoirs de verre, de ventouses k pompes ou par la succion de jeune§ chiens, —Les mamelons trop sensibles seront recouverts d'un étui de cire molle. — On les lavera avec un mélange de vin et d'eau ferrugineuse, lorsqu'ils sont flasques et manquent d'érectilité. *— Enfin, on emploiera l'huile d'amandes
doaces en onction , le cérat, le beurre frais, lonqu'ils. auront été excoriés, crevassés par la sucdoo de Tenfant ; il est bon aussi de les recouvrir d'un petit capuchon de baudruche huilée pour les garantir du contact de Tair.
Lorsqu'une nourrice voit diminua son lait, elL doit consulter le médecin pour qu*il en recherchée cause et puisse la combattre. Si la diminution du lait a lieu sans aucun trouble dans la santé, c'est encore au régime alimentaire qu'il faut avoir recours: aoe nourriture substantielle, des consommés trèsrapprochés, des viandes succulentes, etc. La promenade, le grand air, des exercices variés, dans la maison, le calme du moral et de douces distractions font plus que tous les secrets les plus vantés. Cependant, nous donnerons la formule suivante comme éprouvée eo pareille circonstance.
POUDRE POUR AUGMENTER LE lAIT DES NOURRICES.
Semences de fenouil i gr.
Écorces d'orange •• 1
Carbonate de magnésie 8
Sucre 2
Pulvérisez le tout en poudre fine. — A prendre en trois doses, dans du bouillon, du lait ou du chocolat.
SECTION III
CONPOSITIOM DU LAIT.
fje lait est un liquide blanc, d'une saveur agréa-
it*
\Ae et d'une densité peu supérieure à celle de Teau. Le lait se compose de trois éléments principaux :
1* Le butymm ou beurre ;
V Le caséum ou fromage ;
S"" Le sémm ou petit-lait formé d'eau, tenant plu*
urs sels en dissolution.
Examiné au microscope, le lait présente des globules nageant dans un liquide. Ces globules, dont Tenveloppe est de matière caséuse, contiennent dans leur intérieur la matière grasse ou beurre du lait. L'analyse du lait de femme, récemment faite par Régnault, donne les chiffres suivants :
Eau 88,6
Caséum et sels insolubles 3,9
Beurre 2,6
Sucre de lait et sels solubles 4,9
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Le lait contient donc toutes les matières propres èi un aliment complet : matières grasses, matières su* crées, sel et eau. Le fromage représente l'aliment azoté; le beurre et le sucre l'élément carboné.