‹ Hygiène généraleChapitre 19 sur 27 · TÊTE · texte numérisé non relu

TÊTE

^p®mm& Tête : Annonce un sujet paresseux, dormeur, sot, entêté. — Petite tête sur un grand corps : imagination vive, ardente, coloriée ; jugement peu sûr, esprit plus brillant que solide; caractère irascible, emporté, indocile. — Tête moyenne : jugement sain ; imagination médiocre; caractère égal, posé; esprit sage, réfléchi.

Une petite tête, bien conformée, vaut mieux qu'une grosse tête disproportionnée avec le reste du corps. On regarde, comme bien conformée, une tête oblongue, convexe à la région frontale et occipitale, un peu aplatie surles tempes, et offrant une forme ovalaire

dans sa coupe horizontale. En général, la convexité des régions antérieure et postérieure de la tête, sont un signe de vivacité d'esprit, et d'un caractère ardent, d'une brillante imagination ; l'aplatissement et la concavité de ces régions indique un esprit moins vif, mais un jugement rassis, un caractère égal et modéré.

Port de la Tète. — Raide sur le cou, jetée en arrière : jugement faible , caractère opiniâtre, arrogant, emporté. — Baissée : lenteur, paresse, timidité, esprit méditatif. — Droite : jugement sain, caractère égal, ferme sans dureté.

Waee large et plate : paresseux, idiot, stupide, — Très petite et convexe : vif, mobile, rusé, querelleur. — Large et carrée : caractère faible, peu d'esprit. — Ronde : esprit inventif; caractère emporté, colère. — Ovale : jugement sûr, caractère égal.

Froiit. — Plat et disproportionné : esprit lent, paresseux. — Petit et convexe: esprit vif, caractère prompt et emporté. — D'une grandeur médiocre : spirituel, généreux. — Ridé, refrogné : pensif, soucieux, avare, am-

bilieux. — Bas : rusé, hypocrite, méchant, — Poli : spirituel, flatteur. — Proéminent : imagination vive ; esprit profond. — Raboteux : esprit tortu, caractère rugueux, âpre, mauvaises mœurs.

TeaM|ses. — = Convexes : peu d'esprit. — Légèrement caves : esprit délié, ouvert. — - Velues : lascif, gourmand. — Sillonnées de veines : caractère prompt à s'emporter.

§©i-sreiîg. — Arqués, larges, épais et se touchant : orgueilleux, colère, entêté, audacieux. — Petits et fois : esprit timide. — Ho^ rizontaux et minces : caractère gai, ouvert ; esprit agréable et délié.

l»aiia|Biéa*es. — Longues, épaisses : peu d'activité, dormeur. — Grosses, ridées : esprit lourd; effronté. — • Très mobiles : caractère timide ; esprit versatile.

ITeîax. — Grands et langoureux : caractère bon et confiant; esprit médiocre. — Petits et pétillants : esprit plein de verve ; caractère vif, beaucoup d'activité et de pénétration. — Moyens et brillants : bon cœur, esprit sage, àme généreuse. -— Très saillants : beaucoup de mémoire; peu de jugement; caractère

faible. — Petits et enfoncés : esprit fort ; caractère énergique. — Gros et larmoyants : Faiblesse d'esprit , perfidie, sensualité. — Bien fendus, secs et brillants : orgueilleux, emporté, opiniâtre ; imagination forte. — Taillés en amandes et un peu humides : cœur aimant, langoureux, esprit facile; caractère faible et bienveillant. — Ternes et blanchâtres : esprit paresseux, timide; coeur froid, égoïste. — Gris : esprit solide ; caractère obstiné. — Rouges : ambitieux, avare, ivrogne, brutal. — Noirs, étincelants : spirituel, courageux, téméraire. — Bleus : Excellent cœur; caractère doux ; esprit calme et confiant.

ppuiielles. — Très larges : esprit et caractère faible. — Inégales : esprit tortu, caractère bizarre. — Fixes : esprit absorbé, contemplatif. En général, les yeux qui se meuvent rapidement annoncent un caractère vif; ceux qui se meuvent lentement indiquent un esprit paresseux, un tempérament lourd. Dans ï Hygiène du Visage, nous avons démontré, avec détail, que les mouvements de l'œil décelaient les mouvements du cœur et de l'âme.

Oreâlies. — Très 'petites : timide, craini\ï. — Très grandes : peu d'intelligence. — Rouges : sensuel, pudibond. — Fâles : dédaigneux, effronté. — Détachées : doux et docile. — Plates et collées sur le crâne : opiniâtre, indocile, peu aimable.

Mez. — Grand et aquilin : jugement sain; caractère ferme. — Long^ en éteignoir : esprit lent ; imagination faible ; envieux, dépréciateur, satyrique. — Camard : suffisant^ dédaigneux, caustique, railleur, impertinent. — Court, gros et rouge par le bout : colère et brutal. — Très petit, retroussé : esprit moqueur, inconstant, curieux, frivole, peu de caractère.

l^'^sâB'isaeg. — - Larges et très ouvertes : arrogant, emporté, sensuel. — Longues et pointues : esprit subtil et sagace ; caractère contentieux. — Retirées en arrière et relevées : petit esprit, dédaigneux, vain.

M®Mclae. — Grande : audacieux, intempérant, glouton. — Petite : sobre, timide. — Ua peu ouverte : simple et naïf. — Béante : idiot, pussillanime. — Lèvres fines, horizontales : finesse d'esprit, bon naturel. — Lèvres

minces : méchanceté, avarice. — Epaisses, la supérieure avancée : caractère ient, paresseux. — Lèvre inférieure grosse et pendante : penchants lascifs, esprit grossier. — Commissures relevées : caractère froid, dédaigneux.

— Lèvres en chevron peu brisé : doux, tendre, compatissant. — Arc de la bouche, dont la convexité est tournée en bas : caractère faux et vil. — Lèvres pincées : bourru, quinteux, caustique.

Dents. — Serrées : caractère dur, entêté.

— Longues et aiguës : audacieux, vorace, colère. — Petites , plates, séparées : faible et timide.

Jncentoii. — Lotig et carré : bavard, indiscret, curieux. — Rond : doux et timide. — Fourchu : caractère aimable ; esprit gai.

Barbe. — Douce et luisante : amoureux, tendre, sociable. — Epaisse et noire : jugement sûr, caractère ferme. — - Rude, hérissée : caractère raide, emporté, revèche, opiniâtre.

Cou. — Gros et court : esprit grossier, caractère brutal. — Long et mince : rusé, spirituel. — Sillonné de -grosses veines : emporté, fougueux. — Raide : revèche, dur,

opiniâtre. — Penché en avant : pensif, triste ou timide.

Les lignes horizontales du visage indiquent généralement l'équilibre, l'harmonie du physique et du moral; un esprit posé, un jugement sain, des passions douces. Au contraire,. les lignes arquées, tortueuses décèlent un caractère hautain, fier, dédaigneux, difficile ,^ opiniâtre. Les lignes arquées et dont la convexité est tournée en bas, désignent un naturel timide, un esprit rusé, un caractère faux.

Les visages empreints de timidité, de douceur, de finesse et dont les muscles ont beaucoup de mobilité, se rapprochent du sexe féminin. Les visages qui sont fortement sculptés, dont les traits ont quelque chose de rude et d'énergique, se rapprochent du sexe masculin.

Une circonstance essentielle dans l'étude de la physiognomonie, c'est l'observation suivie des relations et rapports qui existent entre certains traits et certaines formes. Ainsi, telle espèce de nez s'accorde parfaitement avec telle partie secrète; telle lèvre avec

tdîe autre; telles mains avec tels pieds > et vice versa : en sorte qu'un observateur exercé peut, en classant les diverses formes visibles, propres à chaque partie du corps, deviner, à peu près, la forme des parties qu'il ne voit point. Par exemple, les sujets qui, dans leur jeunesse, ont un nez long el aquilin, se font remarquer, plus tard, ^par la longueur de leurs jambes et de leurs pieds , quelquefois de leurs mains. Il existe des physionomistes qui , en examinant , par derrière, une femme marcher, connaissent, à peu de différence près, la conformation des traits de son visage et de sa poitrine.

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