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SYNCOPES

Elle peut, comme on l'a vu, tenir à des compressions et à des troubles circulatoires. — Ces syncopes se dissipent, en général, facilement dès qu’on a supprimé toutes les causes de compression (corset, ceinture, jarretières, bottines). Chez tous les malades atteints de syncope, il y a d’ailleurs intérêt à prendre ces premiers soins et à desserrer tous les vêtements gênants.

La syncope peut résulter d'émotions violentes, Ces syncopes sont parfois graves et il faut toujours éviter d'annoncer brusquement, même à un sujet qui semble peu impressionnable, une bonne ou une mauvaise nouvelle. Le jeu qui consiste à faire subitement peur à un camarade est non moins absurde que dangereux.

Les coups, les chocs sur la région du cœur peuvent entraîner des pertes de connaissance prolongées et parfois définitives. On évitera ces coups quand on joue. — Dans les sports, on prendra des précautions suffisantes (plastrons protecteurs pour la boxe ou l'escrime, gants de boxe bien capitonnés, fleurets mouchetés et garnis avec soin).

Les indigestions, l'abus des parfums ou du tabac et même le simple séjour dans une atmosphère souillée par des parfums ou par la fumée de tabac, donnent assez souvent des syncopes, Maisles syncopes les plus fréquentes et les plus graves s ‘observent après les blessures. Parmi les blessés qu’on a à soigner, beaucoup sont sans connaissance, les uns par perte de sang ou par frayeur : c'est la syncope; les autres par l’ébranlement des centres nerveux : C'est la commotion cérébrale, où même par des blessures du cerveau (contusion, fractures du crâne).

Il faut, en présence d’un blessé sans connaissance, chercher s’il perd son sang, et s’efforcer tout d’abord d'en arrêter la perte. Si le blessé ne perd pas de sang, s’il n'a pas de blessure apparente à la tête et s’il est pâle, ou s'il a perdu beaucoup de sang et que l’hémorrhagie ait été arrêtée, il faut l’étendre sur le dos, la tête basse, desserrer les vêtements pour bien dégager le cou,

la poitrine et le ventre; on débarrassera la bouche et les narines du sang, de la boue ou des autres corps étrangers qui s’opposeraient à l'entrée de l'air dans la poitrine. On facilitera l'accès de l’air frais autour du blessé en écartant les spectateurs, toujours plus nuisibles qu'utiles. On lavera les lèvres, les narines, les tempes avec de l’eau froide.

On pourra faire respirer des vapeurs d’éther ou d’ammoniaque, en n’oubliant pas que l’éther est inflammable à distance et que l’ammoniaque pure, en contact avec la peau, occasionne de véritables brûlures, et, introduite dans les yeux, peut compromettre la vue.

On peut utilement frictionner la région du cœur avec de l’alcool camphré.

Si la respiration ne se rétablit pas promptement, il faut combattre l’asphyxie en pratiquant la respiration artficielle, comme il a été dit plus haut,

S'il y a des blessures à la tête, sans pâleur marquée, il faut étendre le blessé horizontalement, la tête plutôt relevée, et ne rien faire avant l’arrivée du médecin; les manœuvres précédentes seraient plus nuisibles qu'’utiles.

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