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COURANTS D'’AIR

ou très rhumatisants. Une précaution utile est de verser, dans le récipient de métal où l’on se tient debout, de l’eau chaude en quantité suffisante pour recouvrir complètement les pieds. Il est bon, également, de monter sur une petite planchette pour éviter le contact direct du métal, toujours un peu froid. Pour les ablutions générales du corps, mieux vaut, au contraire, se servir d'eau froide ou tout au plus, pour les premières séances, d'eau à peine tiède. Ces ablutions doivent être au début toujours très courtes (quelques secondes seulement); elles seront suivies d’une friction attentive et prolongée.

A. Evaporation à la surface de la peau; courants d'air; décolletage; congestions pulmonaires.

La sueur qui s’évapore à la surface de la peau détermine un refroidissement marqué. C’est le même phénomène qui se produit quand on rafraîchit une bouteille en l’entourant d’un linge mouillé.

Quand il est modéré, ce refroidissement présente parfois des avantages. [Il permet, par exemple, de lutter contre les chaleurs excessives. Les moissonneurs en été, les ouvriers fondeurs ne supportent les chaleurs auxquelles ils sont exposés que grâce à une abondante transpiration,

Mais ce refroidissement peut être trop brutal et causer des dangers sérieux. Il en est ainsi, en particulier, quand un courant d'air frappe brusquement le corps en sueur.

Ce courant d’air augmente le refroidissement par un double mécanisme. Directement, il agit par lui-même, l'air étant à une température beaucoup plus froide que la peau. Indirectement, il augmente l’évaporation en mettant sans cesse en contact de la surface humide de nouvelles couches d’air non saturées. C’est par un mécanisme analogue que la bouteille entourée d’un linge mouillé se refroidit davantage quand on la met en plein vent.

Par ce refroidissement intense de toute la surface de la peau, le sang est chassé de la périphérie vers le centre. C’est ainsi que les congestions pulmonaires peuvent éclater après un refroidissement. Cette brusque rupture d'équilibre circulatoire agit peut-être surtout en modifiant les conditions de résistance qu'offre le tissu des poumons aux diverses infections auxquelles il est toujours exposé. Elle permet aux microorganismes infecüeux de surmonter cette résistance, — Mais le point de départ morbide n’en est pas moins le refroidissement.

Les vêtements de dessous et, en particulier, les étoffes de flanelle, en contact direct avec la peau, ont précisément, comme on le verra, ce triple avantage : 1° d’absorber graduellement la sueur, à mesure qu’elle se produit; 2° de diminuer son évaporation; 3° de protéger contre le refroidissement extérieur. — Cette propriété spéciale de la flanelle, comparée aux propriétés moins efficaces des autres tissus, est une question importante dans l'hygiène du vêtement,

Mais, quand aucun tissu ne recouvre et ne protège la peau, comme c’est le cas pour les femmes décolletées, le danger atteint son maximum. À la sortie d’une salle de théâtre, d’une salle de bal fortement chauffée, après l'exercice violent de la danse, le moindre courant d'air peut être funeste. Il suffit même de passer dans une pièce plus froide, de rester un instant dans l’embrasure d’une fenêtre, pour courir un sérieux danger.

Les corsages à jour, fort à la mode dans ces dernières années, sont presque aussi périlleux que le décolletage. Après une marche un peu fatigante, il suffit d’un brusque coup de vent froid, d’un courant d'air, en voiture ou en wagon, du refroidissement, si fréquent le soir, après les chaudes journées de printemps, pour causer des accidents graves. Ces corsages à jour ne seront portés qu’au plus fort de l'été, et l’on se munira toujours d’une jaquette

ou d'un manteau pour ne pas risquer d’être surpris par un brusque refroidissement.

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