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BAINS ET DOUCHES

pour remuer, marcher et surtout nager. Il est à remarquer qu'inversement les bains de piscine, quand l’eau est tiède, quand elle atteint, par exemple, 28 ou 30 degrés, fatiguent, si l’on se remue trop ou bien si l’on se livre à une natation énergique et prolongée.

Les bains de mer ont une action plus puissante encore que les bains froids ordinaires. Cette action tient moins à leur richesse en sel qu’à leur température souvent très basse et au choc violent des lames. Les plages à eau calme et tiède, comme celles de la Méditerranée, ont à cet égard un effet bien différent des plages à eau froide et agitée de la Manche. Elles sont moins stimulantes, mais aussi elles fatiguent moins le système nerveux.

Les bains de mer doivent toujours être très courts (deux minutes pour les premiers bains, conseillait le docteur Cazin, de Berck). Ils doivent être suivis d’une friction forte et prolongée avec un linge rude et sec. Il sera très utile de prendre, en outre, un bain de pieds chaud.

Les courses nu-pieds dans les flaques d’eau laissées par la marée basse produisent souvent, comme les bains de mer trop prolongés, de la surexcitation nerveuse, des troubles du sommeil avec rêves et cauchemars, de la fièvre. On obtiendra souvent les meilleurs résultats par le séjour au bord de la mer en supprimant ces marches dans l’eau ainsi que les bains à la lame, en se contentant de bains tièdes d’eau de mer en baignoire et surtout du séjour prolongé à l'air marin. « Le bain d'air, disait Cazin, vaut cent fois mieux que le bain d’eau. »

Les bains peuvent déterminer des accidents de deux sortes : d'abord les accidents de submersion, déjà étudiés. Les bains trop froids ou trop chauds peuvent, en outre, amener une modification brusque dans la circulation et déterminer des syncopes.

Les bains pris moins de trois heures après la fin du repas sont particulièrement dangereux. Contre les syncopes, les différents moyens que nous avons déjà indiqués (frictions stimulantes, tractions rythmées de la

langue, respiration artificielle) doivent être employés avec patience et pendant plusieurs heures. Quand une personne a, en effet, coulé au fond de l’eau par suite d'une syncope, celle-ci a interrompu d'emblée la circulauon et la respiration. L’eau n'a pas pénétré dans les bronches, comme chez le noyé qui est tombé accidentellement à l’eau et s’est longtemps débattu. Le retour à la vie est souvent possible, si les soins sont suffisamment prolongés, même après plusieurs heures de submersion.

Les douches ne constituent pas un simple moyen d'hygiène et de propreté; elles entraînent de vives réactions.

Elles ne doivent pas être prises au hasard et sans avis médical. Leur effet est très variable. Il doit être approprié à chaque tempérament.

L'effet produit change beaucoup :

1° Avec la température de l’eau (douche chaude à 30°, plutôt sédative; douche froide à ®%, tonique et excitante; douche écossaise, commençant par une douche chaude et terminée par un jet froid très court) ;

2° Avec la durée de la douche; celle-ci, pour les premières applications, doit être de quelques secondes au plus;

3° Avec la forme et surtout la pression de la colonne d’eau (douche en jet, en pluie, en cercle).

Quel que soit le mode de douche et même s’il s’agit d’une douche locale, il faut toujours faire un peu d’exercice avant, et surtout après la douche. Après la douche, l'exercice doit toujours être assez soutenu et assez intense pour provoquer une parfaite réaction.

Au moyen de diverses pratiques hydrothérapiques (affusions froides sur tout le corps, collier réservoir à trous multiples laissant suinter des filets d’eau, drap mouillé, tub), on cherche à produire les effets ordinaires des douches, sans avoir recours aux établissements spéciaux.

Le tub est le meilleur etle plus répandu parmi ces moyens d’hydrothérapie à domicile. Il est, en général, bien supporté, sauf, parfois, par les sujets très nerveux

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