CHEVEUX, CUIR CHEVELU
Les peignes à dents trop serrées, trop aiguës, offrant des aspérités et des rugosités, peuvent aussi casser et arracher les cheveux. L'emploi du peigne fin exige, pour ne pas être nuisible, de grandes précautions. Les brosses peuventêtre dures, mais à condition d’avoir leurs touffes de crins suffisamment écartées. Peignes et brosses doiventêtre entretenus dans l’état de propreté le plus parfait.
Chez l’homme, le mieux est de porter les cheveux un peu ras. Chez la femme, il faut éviter les modes de coiffure qui exigent des pressions ou des tractions exagérées.
Chez les petites filles, le système de faire porter les cheveux presque courts, longs de dix centimètres seulement, offre des avantages. On simplifie les soins de propreté très minutieux qu’exige une chevelure très longue; on diminue peut-être la fréquence et l'intensité des maux de tête, toujours à craindre à cet âge. Mais les cheveux, ainsi coupés à intervalles réguliers, deviennent plus durs et un peu plus épais.
Chez tous et à tous les âges, il y a un grand intérêt à laisser la tête à l'air le plus possible pour faciliter la respiration du cuir chevelu. Dans l'appartement surtout, on prendra l'habitude de rester toujours la tête découverte. Mais il y a, par contre, des inconvénients sérieux à aller, tête découverte, au grand soleil ou au froid trop vif.
La chute des cheveux est fréquente après les fièvres graves; mais il est fort rare qu'elle soit alors définitive. La chute durable et prématurée des cheveux, si fréquente chez l’homme, a été attribuée aux soucis, aux travaux intellectuels prolongés, à la compression exercée par les bords des chapeaux raides et lourds sur les artères du cuir chevelu.
Les femmes présentent moins cette alopécie, parce que leurs chapeaux ne déterminent pas cette compression des artères. En outre, elles prennent plus de soin de leurs cheveux, Elles évitent de les mouiller ou, tout au moins,
après les avoir mouillés, elles les essuient et les sèchent avec soin.
Après les bains et surtout après les bains de mer, il laut toujours sécher et essuyer les cheveux avec le plus grand soin. Le mieux est même de les protéger par un bonnet de caoutchouc. On évite ainsi de les mouiller. Le contact, même temporaire, de l’eau de mer, est parfois très irritant.
Toutes les lotions destinées à empêcher la chute des cheveux, à en modifier la couleur, par exemple à les rendre artificiellement blonds, sont fort dangereuses. Il n'est pas rare de voir des irritations graves et tenaces produites par ces lotions, dont on devra s'abstenir.
L'eau oxygénée, employée souvent pour teindre les cheveux en blond, les rend, à la longue, très rugueux et très cassants.
Les eaux, poudres et pommades pour noircir les cheveux blancs renferment souvent du plomb. Souvent aussi, elles sont à base de nitrate d'argent. Comme le nitrate d'argent laisse des taches noires sur la peau, les parfumeurs ajoutent une deuxième solution, dite à détacher, pour enlever ces taches. Cette solution est presque toujours à base de cyanure de potassium et constitue un poison des plus violents.
Les parasites de la peau les plus importants à connaître peuvent être ainsi classés : 40 parasites végétaux de la teigne ; 2° parasites animaux fixes (acares de la gale, dermanysses des poulaillers, tiques des bois, rougets) : 3° parasites superficiels (poux de la tête et du corps, punaises, puces, cousins).
L'étude des parasites de la teigne est très complexe. Cette maladie offre une grande importance pour les écoles. Dans tous les cas où se dénude une surface plus où moins grande du cuir chevelu, où les cheveux tom-
bent en cercle, l'avis d’un médecin est indispensable pour faire exactement le diagnostic. Le traitement est, par bonheur, bien plus efficace et bien moins long qu’auirefois. Les rayons X ont, en particulier, donné des résultats très remarquables.
Le traitement général {huile de foie de morue, sirop d'iodure de fer) contribue souvent à la rapidité de la guérison.
La prophylaxie a été ainsi résumée par Brocq :
. La première chose qu’on doit faire, lorsqu'on a à soigner un enfant atteint de trichophytie, est de prévenir l'extension du mal et d'empêcher la contamination des personnes qui ont des rapports avec lui.
Nous ne nous trouvons pas ici en présence des mêmes difficultés que dans la pelade, laquelle semble tantôt être contagieuse et tantôt ne pas l'être. S'il est une affection pour laquelle la transmissibilité soit démontrée, c’est bien la teigne tondante. Aussi toute la prophylaxie de cette maladie consiste-t-elle dans ce seul mot : isolement rigoureux. Tout enfant atteint de trichophytie doit être exclu des écoles ; on lui rasera immédiatement la tête. On la savonnera tous les matins, puis on la recouvrira d’un enduit imperméable quelconque ou tout au moins d’un pansement soigneusement fixé. Quand il se trouvera avec d’autres enfants, il ne devra se découvrir sous aucun prétexte.
Dans les cas d’origine inconnue, on recherchera avec soin si dans la famille ou dans l'entourage il n’y a pas quelque animal qu'on puisse incriminer : dès qu’il sera découvert, comme il présente une source constante d'infection nouvelle, il sera abattu ou soigné.
Parmi les parasites animaux, les dermanysses des poulaillers déterminent souvent chez les filles de ferme et les enfants de la campagne des boutons très pénibles sur les mains et les avant-bras. On s’en débarrasse très facilement avec quelques lotions d’eau vinaigrée au dixième.
Les tiques des bois, en suçant le sang, forment sous la peau (en général aux jambes) de petites tumeurs noires arrondies, du volume d’un pois. Si l’on a le malheur de urer pour les arracher, la tête se détache, reste enfoncée dans la peau et produit des abcès parfois graves. Si l’on
touche l’animal avec une goutte de pétrole ou de vinaigre, il se détache, au contraire, spontanément.
Le rouget, très fréquent à la campagne à la fin de l'été (aoûtats de certaines régions), produit une vive irritation des jambes. Cette irritation peut s'étendre à tout le corps chez les sujets qui couchent par terre. La pommade soufrée en débarrasse très facilement.
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