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BAINS

des cris de désespoir, s’agite, lutte, tout simplement parce qu’il a peur. Pour le consoler, il suffit de l’envelopper dans une couche; replongé ainsi dans l’eau, il sera rassuré par le contact de sa couche et ne criera plus. On a préparé d'avance une grande serviette ou un petit drap étendu sur un lange ou une petite couverture de laine, le tout chauffé au feu en hiver, au soleil en été, car le froid est l'ennemi du bébé, etl’on y enveloppe entièrement l’enfant ; en le sortant de l’eau, on le sèche complètement, en le frictionnant avec une serviette-éponge ou de la flanelle, ce qui aide àlaréaction en excitant la circulation du sang et en ouvrant les pores de la peau. On l’habille ensuiterapidement,pouréviter qu'il se refroidisse. On a le Fig. 55. — Manière d’essuyer l’enfant. soin de ne pas laisser ou-

vertes les portes et les fenêtres. En tout cas, on évitera le courant d'air; si le temps est froid, il vaut mieux baigner l’enfant et surtout l’habiller ensuite auprès d’un bon feu. En Angleterre, on emploie plus largement que chez nous les bains, dans lesquels les enfants puisent à la fois et des conditions de santé et des habitudes de propreté, avec le goût de l’eau. Celle-ci est aussi utile à la peau que l’air aux poumons, etil est aussi facile de se procurer l’une que l’autre. Que de maladies, que de misères les mères épargneraient à leurs enfants, tout en leur procurant un grand bien-être, avec un peu d’eau et de bonne volonté! Le bain doit être pris une heure et demie au moins après une tétée, deux ou trois

heures après un repas selon l'importance de celui-ci, si l'enfant mange. »

Danger de refroidissement du nouveau-né. — Au moment de la naissance, l’enfant quitte un milieu à température constante de 37 degrés à 37 degrés 5. Sil’on prenait sa température à ce moment précis, elle serait identique à celle de la mère.

La température de l'atmosphère qui l'entoure maintenant atteint rarement 20 degrés.

L'organisme du nouveau-né produit irès peu de chaleur, car il s’alimente peu, et défend mal sa chaleur propre. Aussi se met-elle à baisser rapidement. Au bout de 4 à 5 minutes, elle est déjà inférieure d’un degré à celle qu’on à trouvée au moment de la naissance. Elle baissera encore davantage si l’on laisse l'enfant nu, si l’on tarde à procéder à la ligature du cordon et à lui donner les premiers soins de toilette.

Ce refroidissement, dangereux pour tout nouveau-né, l'est, à plus forte raison, pour les enfants chétifs, débiles, venus prématurément. Ceux-là, malgré tous les soins (bains chauds, couveuse, etc.) auront souvent de la peine à se réchauffer, et ils succomberont dans la suite.

La toilette et l'habillage du nouveau-né seront donc toujours faits dans une pièce chaude et devant un feu flambant, s’il est possible, On ne mettra à son contact que des linges et des vêtements chauffés au préalable.

Le froid est un ennemi redoutable pour le nouveau-né. Les premières sorties ne devraient jamais être faites en hiver qu'après trois semaines environ, quand la mère elle-même est en état de marcher et de sortir avec l’enfant. Autrefois l'obligation de présenter les enfants à la mairie pour la déclaration de naissance entraînait, en hiver, de nombreux décès. Cette obligation a disparu. Mais, dans certaines régions, l'usage de faire le baptême dès les premiers jours entraîne encore un danger aussi considérable. L'enfant est conduit dans une église sou-

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