MALADIES DES JEUNES ENFANTS
pas nourri au sein, il devrait même être examiné et visité régulièrement par un médecin deux fois au moins par mois.
Parmi les malaises qui ne sont Jamais négligeables et exigent toujours l'appel immédiat du médecin, on doit signaler :
1° La fièvre, facile à soupçonner par la chaleur de la bouche et de la peau, facile à vérifier par le thermomètre, Toute température dépassant 37°,5 dans le rectum ou 37 dans l’aisselle est l'indice d'un réel danger ;
2° Le refroidissement, plus grave encore peut-être que la fièvre. La peau est froide, livide, violacée ; elle se plisse facilement sous le doigt et garde son pli. La température s’abaisse à 36°,5 et au-dessous dans le rectum, à 36° dans l’aisselle ;
3° La diarrhée et surtout la diarrhée verdâtre, mal liée, d’odeur fétide :
4° Les éruptions diverses sur le corps;
5° L'amaigrissement progressif avec perte du po: is, l’état stationnaire du poids, parfois, au contraire, la bouffissure des pieds; des jambes, du visage ;
6° Les douleurs au niveau des articulations ou des membres ; l'enfant crie quand il fait un mouvement ou qu'il ressent la moindre pression ;
7° L'inflammation des yeux. L'ophtalmie des nouveaunés est très contagieuse; elle peut entraîner la perte complète de la vision. Elle se montre, en général, du premier au dixième jour après la naissance, se manifestant par la rougeur de la conjonctive, le gonflement des paupières et une sécrétion qui, d'abord citrine et trans parente, se transforme bientôt en un pus jaunâtre et abondant;
8° La toux, même légère, Chez les Jeunes enfants, il n'est pas rare de voir des affections graves : bronchites intenses, coqueluche, diphtérie même, se traduire par une toux très faible, très atténuée, à peine perceptible ;
9° Le rhume de cerveau. Même simple, le rhume de cerveau peut être dangereux pour le jeune enfant, en l’'empêchant de s’alimenter. Souvent aussi, ce rhume est le premier symptôme de la diphtérie ou d’une maladie moins grave, mais qui exige encore bien des précautions et des soins, la rougeole.
Rien n’est difficile comme de faire, chez les très jeunes enfants, le diagnostic de la rougeole au début, de la coqueluche, de la diphtérie. Cette difficulté obligera à une extrême prudence quand on voudra appliquer les prescriptions que nous avons précédemment fait connaître. (Voir p. 323.)